Haendel / Messiah / Collegium 1704

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Georg Friedrich Händel: Messiah HWV 56

Marie-Sophie Pollak – soprano
Raffaele Pe – alto
Krystian Adam – ténor
Krešimir Stražanac – basse

Collegium 1704 & Collegium Vocale 1704
Václav Luks, direction

Le Messie (Messiah, HWV 56) est un oratorio composé en 1741 par Georg Friedrich Haendel. C'est une de ses œuvres les plus populaires avec les suites Water Music (Musique sur l'eau) et Music for the Royal Fireworks (Musique pour les feux d'artifice royaux). Messiah est désormais considéré comme le chef-d'œuvre du genre oratorio.

Le texte réfère principalement à la résurrection du Messie et à la rédemption qu'elle opère : l'œuvre fut écrite pour le temps de Pâques et jouée pour la première fois lors de cette fête. Cependant, il est devenu de tradition, depuis la mort du compositeur, de la jouer pendant le temps de l'Avent — les semaines qui précèdent la fête de Noël — plutôt que pendant le temps de Pâques. Ces concerts ne jouent souvent en fait que la première section du Messie, concernant l'Annonce de la venue du Christ et sa naissance, ainsi que le chœur de l'Alleluia. Certains ensembles, tels l'Orchestre symphonique de Montréal, le jouent en entier. L'œuvre est aussi jouée à Pâques, en particulier les parties concernant la résurrection qui sont souvent des pièces jouées pendant les offices. L'air de la soprano I know that my redeemer liveth est souvent entendue lors de funérailles chrétiennes. La tradition veut par ailleurs que les cinquième et sixième mesures de cet air aient servi de base à la composition de l'air du carillon de Big Ben, à Londres, à la fin du XVIIIe siècle.

L'oratorio a été écrit en 1741 à Londres un livret en anglais de Charles Jennens inspiré de la Bible. La musique pour le Messie a été achevée en 24 jours de composition rapide. Ayant reçu le texte de Jennens quelque temps après le 10 juillet 1741, Haendel a commencé à travailler dessus le 22 août. Ses notes indiquent qu'il a terminé la première partie aux alentours du 28 août, la deuxième partie le 6 septembre et la troisième, le 1er septembre. Après deux jours de correction, le travail est achevé le 14 septembre. L’original de la partition de 259 pages montre des signes de précipitation, tels des taches, des griffures et autres erreurs non corrigées, mais selon le spécialiste de musique Richard Luckett, le nombre d'erreurs est remarquablement faible dans un document de cette longueur. Mais il n'a été créé que le 13 avril 1742 lors d'un gala de charité au Temple Bar de Dublin.

Haendel met à la disposition de la prédication le ressort dramatique et musical de l'opéra. Bien que considéré comme un « oratorio sacré », le Messie est résolument sorti de l'église, davantage que bien des œuvres créées dans ce genre ; donné sur scène, il épouse toutes les ressources dramatiques et musicales de la scène, à l'exception du jeu des acteurs et des machineries. Ce développement opéré par Haendel lui permet d'atteindre une dimension nouvelle par une large amplification théâtrale, qui laisse libre cours à la volonté de l'ancien auteur d'opéras, de prolonger son succès auprès d'un nouvel auditoire, entreprise entamée dès 1739, avec l'oratorio Saül (Saul). Il faut cependant noter que cette théâtralisation est obtenue par des moyens essentiellement musicaux et que le ressort proprement dramatique est absent du Messie.

En mars 1743 lors de la création britannique du Messie, une cabale de dévots rejette l'œuvre en s'appuyant sur l'idée que la fresque semble grandiloquente à certains, et trop éloignée du recueillement ou du demi-silence qu'exigerait la vraie prière. La guerre des libelles va durer plusieurs mois, portant un tort considérable au succès de l'oratorio. Haendel devra limiter à deux représentations les auditions du Messie en 1743 et n'en donner aucune en 1744. On sait, certes, que le roi lui-même s'était levé lors de la première en entendant l'explosion de joie de l'Alleluia, dans la partition duquel on peut compter que le mot "alleluia" est répété 70 fois et où l'on chante, par exemple, For the Lord God omnipotent reigneth. Il donna ainsi naissance à la tradition britannique qui veut que la salle se lève à ce moment lors de chaque exécution en concert. Mais cet enthousiasme instinctif n'avait pas suffi à assurer le succès. Pour les Anglais, il y avait quelque chose de déroutant dans l'œuvre de Haendel : une relative abondance de chœurs (vingt, pour cinquante-deux numéros au total) qui avait convaincu les Irlandais mais laissait les Britanniques pantois, sans aucune autre référence comparable dans le genre d'oratorios sacrés qu'ils avaient entendus jusqu'alors et qui portaient la marque de la musique d'outre-manche beaucoup plus que de l'inspiration italienne. Une certaine postérité devait aussi attribuer cet échec à l'orchestration qui, à l'origine, ne mettait en œuvre que les cordes, les trompettes et les timbales (Haendel n'introduisit que plus tard les hautbois et les bassons). Le succès de l'œuvre ne fut effectif, à Londres, qu'après 1750. À son tour, W.A. Mozart qui l'entendit à Mannheim en 1777 réorchestra la partition (ajoutant hautbois, flûtes, cors et trombones, pour remplacer l'orgue) pour la mettre au goût de son époque, la rapprochant encore un peu plus de l'art profane.

L'œuvre est divisée en trois parties, compilées de l'Ancien et du Nouveau Testament :

-  Ancien et Nouveau Testament (c'est-à-dire, dans ce dernier, les Évangiles) : les prophéties de l'Incarnation du Christ, l'Annonciation et la Nativité.
- Ancien Testament (les Lamentations du prophète Jérémie, les Psaumes) et Nouveau Testament : la Passion, la Résurrection et l'Ascension du Christ.
- Nouveau Testament : cette dernière partie, plus courte, se présente comme une réflexion sur le rôle rédempteur du Christ, la vie l'emportant définitivement sur la mort (dans l'optique de saint Paul, largement mis à contribution ici).

L'œuvre est écrite pour orchestre et chœur, avec cinq solistes (soprano, mezzo-soprano, contralto, ténor et basse), elle comprend une ouverture, une sinfonia pastorale et 51 récitatifs, airs et chœurs.

Haendel a dirigé de nombreuses fois le Messie, adaptant souvent l'œuvre aux circonstances, si bien qu'aucune version ne peut être considérée comme étant plus authentique que les autres.

 

Rudolfinum Salle Dvorak

Le Rudolfinum est un bâtiment néorenaissance situé place Jan Palach à Prague. Il sert de salle de concert (en particulier pour l'orchestre philharmonique tchèque) et de salle d'expositions (Galerie Rudolfinum).

  • Alšovo nábřeží 12, 11000 Praha 1, République tchèque

Václav Luks

Václav Luks est ancien élève du Conservatoire de Pilsen et de l’Academie de musique à Prague (cor anglais et clavecin). Il continua à approfondir ses études de musique ancienne à la Schola Cantorum Basiliensis à Bâle (instruments à touches anciens et interprétation de musique ancienne).

A son retour au pays, il transforma, en 2005 , l’ensemble de musique de chambre Collegium 1704, existant depuis ses années d’études, en orchestre baroque et fonda Collegium Vocale 1704. L’impulsion pour créer ses deux ensembles fut donnée par un autre projet initié par Luks, BACH – PRAGUE – 2005, qui présenta les oeuvres majeures vocales et instrumentales du compositeur. La même année, les deux ensembles participèrent au festival international de musique, le Printemps de Prague, avec la Messe en si mineur. Depuis, ils y sont invités régulièrement.

Václav Luks et Collegium 1704 se sont vite fait une place au sein du florilège d’ensembles mondiaux interprétant la musique des 17ème et 18ème siècles. On leur doit notamment le renouveau d’intérêt pour le compositeur tchèque Jan Dismas Zelenka.
En 2009, Václav Luks monta l’opéra Rinaldo de Händel au Théâtre national à Prague. Sa création a ensuite rencontré un grand succès à Caen, Rennes, au Luxembourg et à l’Opéra Royal à Versailles. La scène européenne a également montré beacoup d’intérêt pour sa production de l’Olimpiade de Josef Mysliveček en 2013, présentée au Théâtre national à Prague, à Caen, à Dijon, au Luxembourg et au Theater an der Wien.

En 2008, Luks fonda un cycle de concerts Le pont musical Prague – Dresde. Depuis l’automne 2012, nous pouvons rencontrer les deux ensembles régulièrement dans la salle de concert pragoise, le Rudolfinum, grâce au projet Les étoiles de l’opéra baroque (Baroque Opera Stars), un cycle mettant en scène les oeuvres vocales des 17ème et 18ème siècles. Les deux ensembles sont fréquement invités aux grands festivals européens, tels le Lucerne Festival, l’Oude Muziek Utrecht, le MA Brugge, le Festival de La Chaise-Dieu, le Händel-Festspiele Halle ou le Bachfest Leipzig, et dans les meilleures salles de concert (Konzerthaus Wien, Philharmonie Köln, Laeiszhalle Hamburg, BOZAR à Bruxelles et autres).

A part son travail intensif avec le Collegium 1704, Vaclav Luks collabore également avec d’autre ensembles de renom, tels La Cetra Barockorchester Basel ou le Dresdner Kammerchor. Il fait, avec son orchestre ou sans lui, des enregistrements pour les labels ACCENT, Supraphon et Zig-Zag Territoires . Il est membre régulier des jurys de concours internationaux (Johann Heinrich Schmelzer Wettbewerb Melk, le concours international du festival Printemps de Prague, Bach-Wettbewerb Leipzig). Depuis 2013, il enseigne la direction du choeur à la Hochschule für Musik Carl Maria von Weber à Dresde.

Collegium 1704

Les ensembles Collegium 1704 et Collegium Vocale 1704 ont été fondés par le claveciniste et chef d’orchestre Václav Luks, en 2005 , à l’occasion du projet Bach – Prague – 2005 qui marqua le début de leur collaboration avec le festival de musique international, le Printemps de Prague. Depuis 2007, ils sont invités régulièrement aux festivals en France, Belgique, Pays-Bas ou Allemagne.

L’année 2008 a vu naître leur série de concerts Le pont musical Prague – Dresde qui s’inscrit dans la riche tradition culturelle de ces deux villes. La collaboration avec les solistes de renom Magdalena Kožená, Vivica Genaux ou Bejun Mehta se transforme, en 2012, en une deuxième série de concerts, Les étoiles de l’opéra baroque, organisé à Rudolfinum, une salle de concert pragoise. Leur production de l’opéra Rinaldo de Händel (mise en scène Louise Moaty) a été couronné de succès au Théâtre national à Prague et dans les maisons d’opéra à Versailles, Caen, Rennes et au Luxembourg.

L’année 2013 fut consacrée à la renaissance de l’oeuvre du compositeur tchèque, Josef Mysliveček. Son opéra l’Olimpiade (mise en scène Ursel Hermann), actuellement en compétition pour la récompense Opéra Award 2014, fut produit par Collegium 1704 à Prague, Caen, Dijon, Luxembourg et Vienne. Lors de l’édition 2013 du festival Printemps de Prague, l’ensemble a intéprété l’oratoire La Passione di Gesù Cristo de Mysliveček.

Ensembles en résidence aux grands festivals Oude Muziek à Utrecht et Bachfest à Leipzig, les invitations récentes, ou prochaines, de Collegium 1704 et Collegium Vocale 1704 incluent des organisateurs prestigieux comme Salzburger Festspiele (2015, 2016), Berliner Philarmonie, Theater an der Wien, Konzerthaus Wien, Concertgebouw Amsterdam, Wigmore Hall, Versailles, Lucerner Festival et Chopin Festival.

De nombreux concerts donnés par le Collegium 1704 sont diffusés en direct ou enregistrés par la radio et la télévision partout en Europe. Les enregistrements des oeuvres de Jan Dismas Zelenka notamment pour Accent, Zig-Zag Territoires ou Supraphon réjouissent les mélomanes et les critiques (nommination à la Gramophone Award 2012 du préstigieux Gramophone Magazine). En septembre 2013, le très attendu enregistrement de la Messe en si mineur de Johan Sebastien Bach a vu le jour. L’enregistrement le plus récent est Missa Divi Xaverii de J. D. Zelenka enregistré en première mondiale pour le label allemand Accent.

Et pourquoi justement 1704?

1704 est l'année emblématique pour notre compositeur fétiche Jan Dismas Zelenka. En 1704 l'église Saint Nicolas à Prague a abritél´exécution de la pièce jésuite allégorique de Zelenka entitulée „Via Laureata“. La vie de Zelenka précédent cette exécution n´avait laissé quasiment aucune trace documentée de même que la décennie qui l´a suivie. C´est donc l´année 1704 qui pour nous symbolise l'apparition du plus grand génie de la musique baroque tchèque et d´un parmi les plus originaux compositeurs baroques de tout temps qui figurent sur la scène musicale.

 

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