Sept Péchés Capitaux / Monteverdi

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Claudio Monteverdi: Les Sept Péchés Capitaux

Leonardo García Alarcón, direction et clavecin
Olivier Lexa, mise en espace

Mariana Flores, soprano
Francesca Aspromonte, soprano
Christopher Lowrey, soprano
Mathias Vidal, ténor
Emiliano Gonzalez Toro, ténor
Gianluca Buratto, basse

Cappella Mediterranea, ensemble instrumental

 

L’œuvre de Claudio Monteverdi incarne le laboratoire le plus extraordinaire des émotions en musique de toute l’histoire. Il a inventé des paramètres nouveaux qui provoquaient l’émotion et la colère de ses contemporains. 2017 sera une année anniversaire, qui nous permettra d’explorer son œuvre et de mettre en lumière la force contemporaine de son langage musical. Cappella Mediterranea propose d’explorer avec le public, comment ont pu se partager dans l’âme d’un même homme : les tourments amoureux des madrigaux, la noblesse la plus pure du sujet de l’Orfeo, les nouveautés d’un Vespro, le conservatisme et la foi de ses messes a cappella et de ses madrigaux “moraux”, l’esprit d’aventure et de chasteté qui sont le moteur de l’Ulysse et enfin la création d’une des pièces les plus amorales de l’histoire de la musique , L’Incoronazione di Poppea. Pour comprendre cette juxtaposition d’idées et passions, nous avons imaginé un programme conduit par des forces allégoriques très présentes dans l’esprit et l’imaginaire des hommes italiens au XVIIème siècle : les sept péchés capitaux et les sept vertus. Les péchés capitaux de la religion catholique, cités par Thomas d’Aquin (1225-1274) et énumérés par le Pape Grégoire (540-604) faisaient partie de l’imaginaire des artistes à travers les siècles, notamment Dante ou Leonardo Da Vinci. Ainsi, petit théâtre des émotions humaines, ce programme porte l’auditeur vers une réflexion profonde sur la nature des émotions et laisse entrevoir que Monteverdi est peut-être un des seules artistes de l’histoire à avoir connu l’origine des passions humaines pour les transcender et les sublimer en musique.

 



 

 

Palais des Doges

Le palais des Doges ou palais Ducal est un palais vénitien de styles gothique et Renaissance situé sur la place Saint-Marc. Ce bâtiment fut la résidence officielle des doges de la République de Venise, ainsi que le lieu de représentation de ses institutions majeures.

Le palais des Doges est situé entre le Rio della Paglia, la petite place Saint-Marc (Piazzetta San Marco), la basilique Saint-Marc et les canaux de San Marco. Il borde l'entrée du Grand Canal. Visible depuis la mer Adriatique, il est situé sur le côté méridional de la place Saint-Marc.

Un premier palais des Doges exista durant la République de Venise. Il fut détruit par un grand incendie en 976, qui détruisit également la première basilique Saint-Marc.

Le 28 décembre 1340, débute la construction de la Sala Nuova du Grand Conseil qui ne sera achevée qu'en 1366. En 1365 le doge Marco Cornaro avait fait venir Guariento di Arpo de Padoue pour la décorer. Ce peintre avait réalisé autour du tribunal un monumental Couronnement de la Vierge au Paradis qui fut malheureusement gravement endommagé par l'incendie de 1577 et tomba dans l'oubli. On en retrouva des fragments en 1903, derrière Le Paradis du Tintoret. Ils furent alors détachés et placés dans la salle d'Armes1.

Après l'incendie de 1577, les autorités vénitiennes décidèrent d'ouvrir un concours pour l'exécution d'une représentation du Paradis. Le programme iconographique fut élaboré par deux patriciens de Venise : Jacopo Marcello et Jacopo Contarini. Ce concours eut lieu entre 1578 et 1582. Les artistes vénitiens les plus importants tels que Le Tintoret et Palma le jeune y participèrent. C'est Véronèse qui fut déclaré lauréat avec Francesco Bassano. Il ne réalisa pas ce projet, et un nouveau concours fut organisé à la mort de Véronèse. C'est Jacopo Tintoretto qui réalisa le travail "in situ" avec son fils2.

Les doges de Venise y ont habité jusqu'en 1797. Ce palais fut pendant de nombreux siècles le siège de l'administration vénitienne. Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y étaient centralisés entre les mains du doge.

Jusqu’au XVIe siècle, le palais abritait les prisons de Venise situées sous les toits. Elles sont appelées les plombs (i piombi) car leur couverture était faite de plaques de plomb. En été, leur visite est d’ailleurs interdite à certaines heures de la journée car les visiteurs ne pourraient supporter la température qui y règne (plus de 50 °C). C’est dans cette prison que fut détenu Giacomo Casanova. Le 1er novembre 1756, il s'en évada avec l'aide de son voisin de cellule, un prêtre nommé Marino Baldi. Ce fut l'unique évasion qu'ait connu cette prison.

Puis une autre prison de 19 cellules fut construite à côté du palais (la prison des puits) appelée comme cela car elle était non plus sous les toits, mais au rez-de-chaussée et en sous-sol. Les conditions de détention n’y étaient pas meilleures car, si les prisonniers ne souffraient plus de la chaleur intense, ils étaient constamment dans l’humidité et le froid, voire dans l’eau lors des crues, avec tout ce que de telles conditions entraînent en termes d’hygiène. Cette nouvelle prison et le palais ne sont séparés que par le Rio della Paglia, le seul lien entre ces deux bâtiments étant le pont des Soupirs, un petit pont de pierre entièrement fermé que les prisonniers traversaient après leur jugement pour gagner leurs geôles.

Les prisons des plombs faisaient partie d’une aire cachée du palais dont personne ne connaissait l’existence. Toute une administration secrète y réglait les affaires politiques et judiciaires de la République. De nombreux hauts fonctionnaires y travaillaient et leurs activités se déroulaient souvent la nuit. On considère d’ailleurs que c’est là que le pouvoir s’exerçait réellement, qu’il s’agisse d’affaires d’espionnage, de fiscalité, de législation, de commerce ou de bonnes mœurs, tout était du ressort de ces fonctionnaires et de leur police secrète.

Pour éviter que les ambassadeurs et hauts dignitaires ne découvrent cette administration cachée, la République de Venise avait installé ses bureaux dans des demi-étages du palais. De l’extérieur, on ne distinguait que de grandes fenêtres fermées semblables à celles des grandes salles du palais, mais en fait un plancher avait été installé à mi-hauteur de ces fenêtres; abritant ainsi de nombreux bureaux, salles de conseils, salle de torture, cachots en toute confidentialité[réf. nécessaire].
Architecture

Ce palais représente la plus grande œuvre d’imagination de Venise. Il est une réussite du mariage de l'art gothique et de l'art byzantin dans un décor coloré qui dissout les surfaces (art vénitien). Pendant une longue série d’années, les meilleurs architectes dirigèrent sa construction, les meilleurs peintres sa décoration. Le chantier du palais débute dans le courant de l'année 1340, sous la direction de l'architecte Pietro Baseggio (?-1354)3. Celui-ci s'entoure de Filippo Calendario (avant 1315-1355) , un ancien tailleur de pierre devenu architecte et sculpteur, et c'est ensemble qu'ils travaillèrent à la construction d'un bâtiment donnant sur la Riva degli Schiavoni (Rive des Esclaves). Calendario éleva d'autre part les six premières arcades en retour d'équerre sur la Piazzetta et, en tant que sculpteur, réalisa deux œuvres statuaires d'angle : Adam et Ève, coté Piazzetta et L'Ivresse de Noé, coté Rio della Paglia4.

Les façades, l'une donnant sur la mer et l'autre sur la Piazzetta se composent d’une épaisseur de murs massifs et polis soutenus par deux étages de piliers posés l’un sur l’autre.

La cour intérieure du palais ne présente aucune unité, contrairement aux façades extérieures. La salle du Grand Conseil, qui comporte la plus ancienne façade, fut commencée dès 1340. C'est lors de sa reconstruction, de 1400 à 1410, que fut aménagée la grande fenêtre gothique centrale, située coté lagune, au-dessus de la porta Frumento . Cette réalisation, ainsi que celle du balcon central, est due aux frères Jacobello et Pierpaolo dalle Masegne. L'aile du Scrutin fut construite à partir de 1424, elle fut complétée quelques décennies plus tard par les structures qui remplissent l'espace entre le Palais et la Basilique. Située entre la Basilique Saint-Marc et le palais, la porte della Carta fut élevée pour l'essentiel par les architectes Giovanni Bon et son fils Bartolomeo auxquels se joignit Antonio Bregno (vers 1400-1457) . Ce dernier collabora par la suite avec Antonio Rizzo (vers 1440-1499) à l'édification du passage Foscari. Ce même Antonio Rizzo eut à remanier l'aile orientale, à la suite d'un incendie ayant endommagé en 1483 cette partie du bâtiment riveraine du Rio della Paglia. C'est à cette occasion qu'il réalisa l'Escalier des Géants, qui permettait l'accès à l'édifice nouvellement créé5. Cependant le chantier ne fut achevé que vers le milieu du siècle suivant. En raison des variantes du projet et des nouveaux architectes, la façade devint un mélange composite de style Renaissance et de style gothique. Cela se traduisit par de nombreuses fenêtres et plusieurs sculptures sur la façade mais la loge supérieure conserva son style gothique afin de respecter la tradition. Enfin, en 1577, le palais eut à subir un nouvel incendie. Pour assurer sa restauration, on fit appel à l'architecte-ingénieur suisse-italien Antonio da Ponte. La réalisation de cette entreprise donna au palais son aspect d'aujourd'hui.

Pour monter vers les appartements du doge et les salles institutionnelles, on emprunte l'escalier d'Or : les stucs de la voûte y sont entièrement recouverts de feuilles d'or. L'ouvrage fut réalisé par Jacopo Sansovino, cependant c'est son fils Francesco qui en acheva la décoration. Les scènes peintes au plafond représentent Vénus, Neptune (dieu de la mer donc lié aux Vénitiens) et les vertus nécessaires pour gouverner. On y trouve également des grotesques réalisés par Battista Franco, un peintre maniériste.

Les appartements du doge sont situés contre l'abside de la basilique Saint-Marc. La proximité des salles Institutionelles accordait peu de place à la vie privée du doge.

  • San Marco, 1, 30124 Venezia, Italie
  • web

Leonardo García Alarcón


Chef d’orchestre, claveciniste, professeur de la classe de Maestro Al Cembalo au Conservatoire de Genève, reconnu comme un des chefs d’orchestre les plus talentueux de sa génération, Leonardo Garcia Alarcon est salué par le public et la presse spécialisée pour ses redécouvertes d’œuvres inconnues du public et pour ses interprétations innovantes d’œuvres connues du répertoire.

Né en 1976 à La Plata, siège de la plus importante université musicale d’Argentine, il a grandi dans une famille d’artistes. Amoureux de la sonorité du clavecin, alors qu’on ne trouvait pas en Argentine d’instruments en état d’être joués, Leonardo Garcia Alarcon arrive à 19 ans à Genève. Parallèlement à sa formation théorique au Centre de Musique Ancienne de Genève, il étudie le métier de claveciniste auprès de Christiane Jaccottet, au Conservatoire. A son contact, il acquiert le certitude que, pour le répertoire baroque, un bon chef doit diriger de son clavecin – être un « maestro al cembalo » selon l’appellation de l’époque.

Passionné par la voix et féru de recherches musicologiques, Leonardo García Alarcón n’a de cesse d’explorer les idéaux esthétiques propres aux musiques baroques latines et de les faire rayonner sur celles du Nord. Le parcours Sud-Nord/Nord-Sud est devenu pour lui un geste de création, et constitue son terrain de travail idéal, lui permettant de se retrouver dans la diversité des langages et des goûts.

Il fonde son propre ensemble Cappella Mediterranea en 2005 à Genève. Depuis 2010, il est également directeur artistique et chef du Choeur de chambre de Namur. Sa discographie à la tête de ces deux ensembles a été unanimement saluée par la critique spécialisée internationale.

En 2010 et pour trois ans, il devient artiste en résidence au Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay, ville dont il est depuis citoyen d’honneur grâce à ses créations qui ont marqué les lieux avant de faire le tour de l’Europe, comme c'est le cas d’ « Il Diluvio Universale » de Michelangelo Falvetti.

En 2014, il devient artiste associé du Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay.

En 2011, il débute une prestigieuse collaboration avec la mezzo soprano Anne Sofie Von Otter avec laquelle il enregistre le disque Sogno Barocco pour Naïve en 2012.

La recréation de l’opéra « Elena » de Cavalli au festival d’Aix en Provence 2013 avec la complicité de Cappella Mediterranea lui vaut des invitations sur les scènes du monde entier et notamment à l’Opéra de Paris en 2016.

Il est désormais invité à diriger et à jouer dans les opéras, festivals et salles de concerts du monde entier : Opéras de Paris, Montpellier, Lyon, Nantes, Rennes et Lille, Festival d’Ambronay, Konzerthaus de Vienne, Théâtre Colón de Buenos Aires, Le Grand Théâtre de Genève, Théâtre Zarzuela de Madrid, Concertgebouw d’Amsterdam, Opéra de Montecarlo, Théâtre des Champs Elysées, Wigmore Hall de Londres, Fondation Gulbenkian de Lisbonne, le Festival de la Chaise-Dieu, le Teatro Massimo de Palerme…

Récompensant la carrière d’un artiste emblématique du monde de la musique classique, Leonardo Garcia Alarcon a reçu le Prix Gabriel Dussurget du festival d’Aix en Provence en 2012 ainsi que le prix de la Presse Musicale internationale Antoine Livio en 2013.

Cappella Mediterranea

L’Ensemble instrumental et vocal Cappella Mediterranea a été créé en 2005 par Leonardo Garcia Alarcón, avec l’objectif de revenir aux sources des idéaux esthétiques des grands musiciens du sud de l’Europe.

Réuni par une rare complicité autour de son directeur artistique, l’ensemble se donne pour objectifs de réorienter l’approche de la musique baroque latine en s’appuyant sur les récentes découvertes musicologiques de la rhétorique italienne, de codifier les paramètres baroques encore vivants dans les musiques populaires du sud de l’Europe et enfin de redessiner le parcours sud/nord, typique de tous les arts, depuis la renaissance jusqu’au baroque.

L’ensemble Cappella Mediterranea explore les trois principaux genres musicaux du début du XVIIème siècle que sont le madrigal, le motet polyphonique et l’opéra dont l’approche originale et la qualité de son interprétation lui ont valu la reconnaissance de la presse internationale.

Les enregistrements consacrés à Barbara Strozzi, Giovanni Giorgi, Zamponi et Falvetti sont des références et ont reçus de nombreux prix.

En 2011, l’Ensemble Cappella Mediterranea continue ses prestigieuses collaborations en accompagnant la mezzo-soprano Anne Sofie Von Otter à l’abbatiale d’Ambronay, au Wigmore Hall de Londres et au Théâtre des Champs Elysées. Ce programme a fait l’objet d’un enregistrement pour Naïve et sortira à l’automne 2012.
Poursuivant son travail de redécouverte d’œuvres, un des projets phares de 2012 sera la création et l’enregistrement d’une nouvelle pièce de Michelangelo Falvetti, détrouvée en 2011 et jamais rejouée depuis sa création à Messine en 1683 : Nabucco.
En 2013, Cappella Mediterranea sera l’ensemble invité de l’Académie d’Aix en Provence pour créer l’opéra Elena de Cavalli, dirigée par Leonardo García Alarcón et mis en scène par Jean-Yves Ruf.
 Depuis quelques années, l’ensemble s’ouvre également à de nouveaux répertoires lyriques, allant de Monteverdi à Mozart.

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