Le Cèdre et l'Acier

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Au cœur de Beyrouth, dans un immeuble traditionnel comme il en reste peu aujourd’hui, les habitants forment une sorte de grande famille.
On prend le café entre voisins... On cuit les grillades sur des barbecues de fortune posés dans l’escalier tous les dimanches... On bavarde avec les patients de la dentiste sur les paliers parce que la salle d’attente a été prise d’assaut par les enfants de l’immeuble... Au milieu de ces appartements toujours ouverts et souvent bruyants, des élèves de la petite école de théâtre francophone installée au dernier étage grimpent l’escalier avec entrain... On passe commande au boucher et au boulanger du rez-de-chaussée en criant dans la cage d’escalier et on fait monter les courses dans un panier au bout d’une corde !
Dans une région où la mémoire architecturale est en train de disparaître au profit de tours luxueuses, où l’individualisme commence sérieusement à forcer les mentalités, les personnages de ce film semblent faire de la résistance malgré eux.
Comment les habitants ressentent-ils la destruction des maisons et immeubles traditionnels qu’ils côtoyaient depuis toujours ? La vue sur la mer est maintenant bouchée par des tours de béton et d’acier et la paisible vie de quartier a fait place au bruit incessant des travaux de construction.
Peut-on continuer à vivre « comme avant » ? Il semble que oui, du moins pour les protagonistes de ce film. Cet immeuble est-il la préfiguration d’un espoir ? Rien n’est moins sûr car si, comme lui, certains édifices anciens survivent, ils sont en sursis. Ils sont à la merci de la logique spéculative, de la recherche acharnée du profit. L’histoire de la ville est actuellement vendue au plus offrant et l’empreinte de sa mémoire bientôt entièrement effacée.
Un voyage, au pays du Cèdre et de ses valeurs en déclin, au pays d’une enfance moyen orientale et de son devenir, un voyage dans la vraie vie, celle des gens simples et des valeurs essentielles, voilà ce que propose ce film dont le titre, Le Cèdre et l’Acier, semble évoquer une bataille... perdue d’avance ?

Valérie Vincent

Valérie Vincent est d'abord élève comédienne au Conservatoire national Marcel Dupré en France d'où elle sort après 7 ans de formation avec un 1er prix en théâtre classique et un prix d'excellence à l'unanimité du jury en théâtre moderne. Elle est ensuite reçue au célèbre cours Florent à Paris. Elle joue dans de nombreux spectacles, crée sa compagnie théâtrale et produit une dizaine de pièces qu'elle met en scène à Paris et en région parisienne. Elle devient ensuite directrice artistique d'une compagnie nationale subventionnée par le ministère de la Culture. Désireuse de passer à la réalisation audiovisuelle, elle crée sa société de production, produit et co-réalise,des films documentaires dont un l'amène au Liban, où elle décide de s'installer. Tout en continuant la mise en scène théâtrale ainsi que la réalisation audiovisuelle comme artiste indépendante, elle crée notamment un cours de théâtre francophone au cœur de Beyrouth.

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