Alban Berg / Lulu

Bayerische Staatsoper ClassicAll 184

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Alban Berg (1885-1935) : Lulu
opéra en trois actes sur un livret du compositeur d’après Frank Wedekind.

Mise en scène et décors : Dmitri Tcherniakov
Costumes : Elena Zaytseva

Marlis Petersen (Lulu)
Daniela Sindram (Gräfin Geschwitz)
Rachael Wilson (Eine Theatergarderobiere, Ein Gymnasiast, Ein Groom)
Christian Rieger (Medizinalrat, Bankier, Professor)
Rainer Trost (Der Maler, Ein Neger)
Bo Skovhus (Dr. Schön, Jack the Ripper)
Matthias Klink (Alwa)
Martin Winkler (ein Tierbändiger, Ein Athlet)
Pavlo Hunka (Schigolch)
Wolfgang Ablinger-Sperrhacke (Der Prinz, Der Kammerdiener, Der Marquis)

Orchestre de l’Opéra d’État de Bavière
direction musicale: Kirill Petrenko


Lulu est un opéra dodécaphonique d'Alban Berg, sur un livret du compositeur inspiré de Die Büchse der Pandora (La Boîte de Pandore, 1902) et Erdgeist (L'Esprit de la terre, 1895) de Frank Wedekind, composé entre 1929 et la mort de Berg en 1935.

Il est resté très partiellement inachevé et fut créé sous cette forme en 1937 à l'opéra de Zurich. Il a été achevé en 1979 par Friedrich Cerha pour la version donnée cette année-là à Paris sous la direction de Pierre Boulez, dans une mise en scène de Patrice Chéreau.


Pour créer l'histoire, Berg a combiné deux pièces de Frank Wedekind qui avaient été interdites en Allemagne : La Boîte de Pandore (Die Büchse der Pandora) et L'Esprit de la terre (Erdgeist). Lulu décrit l'ascension sociale d'une femme jusqu'au meurtre de celui qu'elle dit avoir le plus aimé, puis sa chute pour devenir finalement prostituée et mourir. Les personnages sont symétriques, et la forme musicale est en arche, basée sur des séries dodécaphoniques. Le centre de l'arche est constitué par la musique de film qui suit la mort de Schön.

L'opéra commence par la présentation de la ménagerie par le dompteur. Chaque animal de la ménagerie est représenté par une série dérivée de la série originelle, qui reviendra comme un leitmotiv wagnérien de l'œuvre, et symbolise un de ses amants. À ses trois premiers amants : le Médecin, le Peintre, le Docteur Schön, correspondent ses trois derniers clients : le Professeur (même motif que pour le Médecin), le Nègre, et Jack l'Éventreur (joués par les mêmes chanteurs). Lulu représente la femme fatale, poussée par les hommes à se comporter en meurtrière. Autour d'elle gravitent, puis meurent des hommes, et même une lesbienne, la comtesse von Geschwitz, qui tombera sous son charme jusqu'à attraper le choléra pour la sauver et souhaitera la lutte pour les droits des femmes avant sa mort.


Berg a assisté à une représentation de La Boîte de Pandore en 1905 dans une production de Karl Kraus mais n'a commencé son opéra qu'en 1929 après avoir terminé son autre opéra, Wozzeck. Son long travail est interrompu par la mort de Manon Gropius, la fille d'Alma Mahler et de Walter Gropius, pour la mémoire de laquelle il compose le Concerto à la mémoire d'un ange pour violon. Le temps passé à la composition du concerto l'empêche donc de terminer Lulu avant sa mort en 1935. L'œuvre est achevée entièrement jusqu'à la mesure 238 de la scène 1 de l'acte III, la fin est restée avec des indications de l'instrumentation. L'opéra est créé le 2 juin 1937 à l'opéra de Zurich dans sa forme inachevée.

L'acte III est créé pour la première fois le 24 février 1979 lors de la représentation à l'Opéra Garnier, sous la direction de Pierre Boulez, avec Jeffrey Tate comme assistant, et dans une mise en scène de Patrice Chéreau, de la version achevée par Friedrich Cerha.

Bayerische Staatsoper

Lieu de pouvoir, Munich s’est très tôt intéressé au théâtre musical tel qu’il se développe au XVIIe siècle. Les premiers édifices apparaissent progressivement mais c’est Maximilien III Joseph qui fera construire le Théâtre Cuvilliés, aujourd’hui rattaché à la Bayerische Staatsoper. La Bavière devenant un royaume au tournant du XIXe siècle, le Roi Max I décide la construction de ce qui deviendra le Nationaltheater. Le batiment est érigé dans les difficultés financières entre 1811 et 1818 par l’architecte Carl Von Fischer, d’après des plans très largement inspirés du théâtre de l’Odéon. Puis Ludwig I et surtout Ludwig II donneront ses lettres de noblesses à l’institution. Le mécénat de Ludwig II en faveur de Richard Wagner permettra la création de quatre des œuvres majeures du compositeur à Munich : Tristan und Isolde, Die Meistersinger ainsi que le prologue et la première journée du Ring. Die Feen, seront également créées en 1888 de manière posthume à Munich, cinquante-cinq ans après leur composition.
La création du festival de l’Opéra de Munich remonte à l’année 1875. Rapidement l’idée d’un théâtre dédié fait son chemin. C’est ainsi qu’est construit le Prinzregententheater, sur le modèle du Festspielhaus de Bayreuth. Il est inauguré en 1901.
Puis viennent les années Strauss, avec Salome, Elektra et Feuersnot avant la création en 1911 de Die Rosenkavalier. C’est dans l’entre deux-guerres que certains chefs mythiques passent ou font leurs classes : Knappertbusch à la tête de l’opéra pendant 14 ans et déjà un certain Karl Böhm, un certain Wilhelm Furtwängler.
Détruit par un bombardement pendant la Seconde guerre mondiale, l’Institution revoit le jour en 1950 grâce aux efforts de Georg Hartmann, le directeur général, et de Georg Solti alors directeur musical, par le biais du festival. Le directeur suivant Rudolf Hartmann achèvera la restauration entre 1952 et 1967 en travaillant avec trois grands directeurs musicaux Rudolf Kempe, Ferenc Fricsay et Joseph Keilberth. Reconstruit, le Théâtre National rouvre le 21 Novembre 1963 par une représentation de Die Frau ohne Schatten (le cinquantenaire a été fêté il y a deux ans par une nouvelle production confiée à Krzysztof Warlikowski). A partir de 1968 commencent les années Wolfgang Sawallisch, riches en productions et distributions passées à la postérité, de même que de créations marquantes. En 1978 Aribert Reimann créé Lear dans une production de Jean-Pierre Ponnelle, avec Dietrich Fischer-Dieskau, Julia Varady et Helga Dernesch.

Répertoire de prédilection : A grande maison, grand répertoire. Toutefois Munich reste plus particulièrement attachée, de par son histoire, Mozart, Wagner et Strauss (voir la liste des créations marquantes) sont donc programmés chaque année, ce qui n'empêche pas des productions baroques remarquées au Cuvilliés Theater, quelques raretés et des créations mondiales régulières (en 2016 ce sera South Pole de Miroslav Srnka)

Education : Dès l’âge de 4 ans l’opéra propose des programmes éducatifs et d’éveil musical adaptés aux âges de chacun : « concerts coussins » pour les plus jeunes ; des ateliers « Play Opera » pour une somme modique (18€) ; des tarifs réduits pour les enfants de moins de 14 ans (10€) et des conférences d’introduction dédiées les soirs de Représentations Familles.
Les écoles et professeurs désireux d’emmener leur élèves sont accompagnés par un certain nombre de support de présentation pour décrire les œuvres et leurs enjeux aux élèves.
La Bayerische Staatsoper a fondé un orchestre de jeunes musiciens à partir de 12 ans (ATTACA).
Depuis quelques années, la BSO s'est mise à la diffusion en streaming de certaines de ses productions. Ces diffusions sont gratuites et annoncées à l'avance à cette adresse.
Pendant l'été, la place Max-Joseph accueille l'opération "Oper Für Alle" qui retransmet en direct une représentation.

Premier opéra représenté : Catone in Utica, de Giovanni Ferrandini en 1753 dans le théâtre de Résidence, le château des ducs et princes électeurs et rois de Bavière.

  • Max-Joseph-Platz 2, 80539 München, Allemagne
  • web

Dmitri Tcherniakov

Dmitri Tcherniakov est né à Moscou en 1970. Après ses études à l'Académie Russe de Théâtre, il met en scène des opéras et des pièces de théâtre en Russie et à l'étranger. Il est aussi scénographe et costumier de la plupart de ses productions. Il a reçu à plusieurs reprises le Golden Mask (prix national du théâtre russe) ainsi que le Opera Awards 2013 dans les catégories « Best director » et « Best production », le prix de la Critique italienne Franco Abbiati (2008) et le prix National Campoamor Lyrics Awards en Espagne (2014). Citons parmi ses principales mises en scène d'opéra : The Rake’s Progress, Eugène Onéguine, Wozzeck, Rouslan et Ludmila au Théâtre Bolchoï de Moscou ; Tristan et Isolde au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg ; Aida à l’Opéra de Novossibirsk ; Boris Godounov, Le Joueur, La Fiancée du tsar et Parsifal au Staatsoper de Berlin ; Jenůfa et Pelléas et Mélisande à l’Opéra de Zurich ; La Traviata à la Scala de Milan ; Simon Boccanegra à l’English National Opera ; Don Giovanni au Festival d’Aix-en-Provence, au Teatro Real de Madrid et à la Canadian Opera Company de Toronto ; Lady Macbeth de Mzensk à l’Opéra national de Lyon et à l’English National Opera ; Le Trouvère à La Monnaie de Bruxelles ; Le Prince Igor au Metropolitan Opera de New York et à l’Opéra national d’Amsterdam ; Le Château de Barbe-Bleue et Senza Sangue de Peter Eötvös au Staatsoper de Hambourg ; La Khovantchina, Simon Boccanegra, Dialogues des carmélites et Lulu au Bayerische Staatsoper de Munich, Macbeth, Iolanta et Casse-Noisette à l’Opéra national de Paris ; La Légende de la ville invisible de Kitège et de la vierge Fevronia à l’Opéra national d’Amsterdam et au Liceu de Barcelone.

  • Metteur en scène

Kirill Petrenko

Il naît en URSS dans une famille d'origine juive. Son père Garry Petrenko est premier violon de l'orchestre symphonique d'Omsk. Sa mère Olga Davidovna Petrenko, née Weintraub, est musicologue. Kirill Petrenko commence son école primaire musicale avec études renforcées du piano. Il débute comme soliste à onze ans et il est accompagné par l'orchestre symphonique d'Omsk. À la veille de la disparition de l'URSS, la famille émigre en Autriche, où Garry Petrenko obtient un poste de violoniste à l'orchestre de Brégence. Le jeune Petrenko poursuit ses études au Conservatoire de Feldkirch puis à Vienne dans la classe du Slovène Uroš Lajovic.

Directeur musical du Théâtre de Meiningen en Allemagne, où il dirige le Meininger Hofkapelle (1999-2002), il a été directeur musical du Komische Oper Berlin de 2002 à 2007. C'est dans la capitale autrichienne que Kirill Petrenko obtient son premier poste : chef assistant au Wiener Volksoper (Opéra populaire de Vienne), temple de la musique légère viennoise1. Après avoir renoncé pendant quelques années à occuper un poste de directeur musical, il a choisi d'accepter de diriger à partir de 2013 l'Opéra de Munich où il succède à Kent Nagano.

En France, de 2006 à 2010, il est invité par Serge Dorny pour monter un cycle Tchaïkovski à l'Opéra de Lyon, mis en scène par Peter Stein ; l'opéra Mazeppa de Tchaïkovski à la tête de l'Orchestre de l'Opéra national de Lyon. À Vienne, les musiciens du Wiener Staatsoper sont galvanisés par son Rosenkavalier : dans les couloirs, il se dit que son interprétation est du niveau de celle de Carlos Kleiber. Il a fait depuis l'objet d'invitations venant d'orchestres prestigieux : Orchestre philharmonique de Berlin, Orchestre symphonique de Chicago, Orchestre de Cleveland, Orchestre Philharmonique de Radio France, etc.

Le 22 juin 2015, l'Orchestre philharmonique de Berlin officialise sa nomination en tant que successeur à Sir Simon Rattle à la tête de l'orchestre2. C'est seulement en 2019 que Kirill Petrenko prendra officiellement ses fonctions de directeur du Philharmonique, et inscrira ses pas dans ceux d'Arthur Nikisch, Wilhelm Furtwängler et d'Herbert von Karajan.

  • Chef d'orchestre

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