Pinocchio / Joël Pommerat

Festival International d'Art Lyrique d'Aix en Provence ClassicAll 38

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Philippe Boesmans (1935): Pinocchio
opéra sur un livret de Joël Pommerat d'après Carlo Collodi
commande du Festival d'Aixx-en-Provence
création mondiale

Mise en scène: Joël Pommerat
Décors et lumière: Éric Soger
Costumes, maquillage, perruques: Isabelle Defiin
Vidéo: Renaud Rubiano

Le directeur de la troupe / premier escroc / deuxième meurtrier / le directeur de cirque: Stéphane Degout
Le père / troisième meurtrier / le maître d'école: Vincent Le Texier
Le pantin: Chloé Briot
Deuxième escroc / le directeur de cabaret / le juge / premier meurtrier / le marchand d'ânes: Yann Beuron
La chanteuse de cabaret / le mauvais élève: Julie Boulianne
La fée: Marie-Eve Munger
Figurantes: Jilan Al Hassan, Charlène Girin, Camille Lucas, Garance Rivoal, Claudine Sarzier
Musiciens de troupe: Fabrizio Cassol,  saxophone / coordinateur de l'improvisation
Philippe Thuriot: accordéon
Tcha Limberger: violon tzigane

Klangforum Wien
Direction musicale: Emilio Pomarico

ARGUMENT

Le directeur d'un théâtre ambulant accueille les spectateurs. Entouré de toute sa compagnie. il s'est donné comme but de toujours chercher la vérité.
comme dans l'histoire qu'il va nous raconter...

C'est l'histoire d'un vieil homme, pauvre et solitaire, qui avait l'habitude de parler avec un arbre. Une tempête abat cet arbre : l'homme décide d'en sculpter une statue humaine pour se tenir compagnie.

À mesure que l'homme travaille. le bois semble prendre vie. Le pantin lui réclame une bouche pour parler et puis de quoi manger. Écœuré par la pauvreté de son père, le pantin accepte d'aller à l'école pour apprendre comment gagner de l'argent.

Sous la contrainte du pantin, le vieil homme a dû échanger son manteau contre un livre d'école neuf. Sur le chemin de l'école. le pantin rencontre deux escrocs devant l'entrée d'un cabaret. Il troque son livre contre une entrée au cabaret où il provoque un scandale en montant sur scène pour embrasser la chanteuse.

Le directeur du cabaret, qui ne supporte pas la vue du malheur des autres. donne une importante somme d'argent au pantin pour se débarrasser de lui.

Les escrocs proposent au pantin de faire fructifier son argent en l'enterrant dans le champ des miracles... Ébloui par la proposition. le pantin accepte. Lorsqu'il réalise qu'il a été trompé et volé. le pantin demande justice au tribunal et. sans comprendre la logique. se retrouve condamné à la prison. "On ne peut pas tout expliquer dans la vie", reconnaît le directeur de la troupe.

Décidé à retourner chez son père à sa sortie de prison. Pinocchio se met en route la nuit tombée. dans la campagne où il rencontre des meurtriers. Malgré l'apparition d'une femme élégante qui cherche à le protéger. le pantin refuse de reconnaître devant les meurtriers qu'il est sans argent. On le croit mort. pendu à un arbre.

Lorsqu'il reprend connaissance. il est chez la fée (la femme élégante). Elle lui promet de faire de lui un vrai petit garçon s'il va à l'école. Après résistance. le pantin accepte. Et la fée le confronte à ses mensonges. Le directeur de la troupe se demande si l'on peut vraiment changer dans la vie. ..

À l'école. le pantin est devenu un excellent élève. Le maître d'école le félicite mais un mauvais élève sème la pagaille dans la classe. Pour récompenser le pantin. la fée organise une
fête pour célébrer sa seconde naissance, celle qui le fera devenir un véritable petit garçon. Le pantin veut inviter le mauvais élève, mais celui-ci le convainc de partir avec lui pour le pays de l'amusement éternel.

Après des semaines d'amusement. les deux garçons se réveillent avec des oreilles d'âne. Ils prennent conscience qu'ils ont été exploités par un cynique commerçant. qui vend les enfants sur les marchés. après qu'ils soient devenus des ânes. Vendu au directeur d'un cirque, l'âne Pinocchio ne se laisse pas facilement dresser, et se fait maltraiter en retour.

Blessé à une patte, il est finalement revendu à un fabricant de tambour qui cherche à récupérer sa peau. L'homme le jette à la mer pour le faire mourir sans abîmer son "joli pelage".

Dans l'eau, redevenu pantin comme par miracle, il est englouti par un monstre marin dans les entrailles duquel il retrouve son père.

Grâce à un nouveau mensonge et à un bavardage intarissable, Pinocchio réussit à se faire expulser par la bête et à sauver son père. On ne sait pas comment cela s'est passé, conclut
le directeur de la troupe, mais quelques mois plus tard, Pinocchio devient un vrai petit garçon...
 

Depuis quelques années, l'écrivain de théâtre et metteur en scène français Joël Pommerat (né en 1963) s'emploie à revisiter de célèbres contes pour enfant. En 2008, après Le Petit
Chaperon rouge (2004) et avant Cendrillon (2011), il revisitait ainsi l'histoire de Pinocchio, grand classique de la littérature enfantine dû à la plume de Carlo Collodi. Parallèlement, Joël Pommerat s'est mis à explorer le domaine de l'opéra, en commençant par la création au Festival d'Aix 2011 de Thanks to my Eyes, écrit avec le compositeur Oscar Bianchi. Fort de sa collaboration avec le compositeur belge Philippe Boesmans en 2014, Pour Au monde, créé au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, Joël Pommerat a décidé de retravailler son Pinocchio pour en faire un opéra conçu en étroite collaboration avec le même Philippe Boesmans (né en 1935). Ce dernier est l'auteur de nombreux opéras qui ont connu un grand
succès international, notamment Reigen (1993), Wintermärchen (1999) et Julie (2005).

Leur travail de longue haleine donne lieu à une version repensée de la pièce et du spectacle original mis en scène par Joël Pommerat, résultat d'une commande du Festival d'Aix qui crée ce nouvel ouvrage en juillet 2017.

Tournant le dos aux relectures les plus connues de Pinocchio (notamment celle de Walt Disney. qui édulcore fortement l'histoire originale). Le texte de Joël Pommerat retourne aux sources du roman de Collodi dont il retient la peinture sans concession des milieux pauvres dans l'ltalie du XIX‘ siècle. Réactivant de nombreux épisodes du livre, Joël Pommerat fait du pantin Pinocchio un être effronté et buté, qui va se heurter à un monde sans pitié. Succombant plusieurs fois aux tentations de gredins qui s'efforcent de l'éloigner du chemin des études et d'une existence raisonnable, Pinocchio finira par apprendre le sens des responsabilités.

En parfaite connivence avec le monde théâtral à la fois elliptique et poétique. artisanal et sophistiqué de Joël Pommerat, Philippe Boesmans a imaginé une forme d'opéra articulée en nombreuses scènes parfois très brèves, mais reliées par une musique continue. Confiée à un petit orchestre de dix-neuf membres, son instrumentation fait la part belle aux vents et aux percussions. L'écriture elle-même se fait volubile et changeante, passant d'un style à l'autre dans une parfaite flexibilité, et utilisant ce que Philippe Boesmans appelle lui-même une "rengaine" exposée dans les premières minutes de l'opéra. Si cette partition est foisonnante, elle reste toujours au service du texte et du rythme théâtral.

Les nombreux personnages sont confiés à six chanteurs amenés à changer constamment de costume, sauf l'interprète du rôle-titre, confié à une jeune soprano en travesti. Tout ce petit monde est placé sous les ordres d'un directeur de troupe qui est à la fois narrateur et personnage agissant de cette histoire adressée aux petits comme aux grands.

 


 

 

 

 

Festival International d'Art Lyrique d'Aix en Provence

Le contexte de l’après-guerre est un contexte de renaissance artistique comme en témoigne, en 1946, la création du Festival de Cannes bientôt suivie, en 1947, par celle du Festival d’Avignon.

Dans le domaine lyrique, la renaissance est due à un mélomane averti, amateur d’art à la curiosité insatiable, Gabriel Dussurget, dont le projet de créer un festival de musique en Provence bénéficie du soutien financier de Lily Pastré, comtesse de la haute bourgeoisie marseillaise et grande amie des arts. Pour accueillir l’événement, elle propose son château de Montredon, choix qui aurait contribué, selon elle, au relèvement de la cité phocéenne. Le Festival naît en effet trois ans seulement après la fin de la guerre, à une période où la volonté de redonner une image digne de la France, suite à la défaite de 1940 et à l’Occupation, est omniprésente. Mais le lieu se révèle inapproprié et après de nombreuses pérégrinations dans la région, ils tombent d’accord sur la ville d’Aix-en-Provence où Gabriel Dussurget jette son dévolu sur la cour de l’Archevêché, une véritable révélation qu’il résume sobrement : « des murs lépreux, une fontaine qui naturellement ne coulait pas et un arbre qui s’élevait comme une main vers le ciel ».

Au commencement était la cour, la cour de l'Archevêché, cour de service où aboutissaient autrefois les carrosses. Grâce à un groupe d'hommes et de femmes, liés par la conviction et l'enthousiasme de Gabriel Dussurget, directeur artistique inspiré et visionnaire, cette cour se transforme bientôt en temple de la musique, du spectacle et de la voix, c’est-à-dire en un lieu majeur de la fête.

Le Festival ne tarde pas à acquérir une renommée internationale, en dépit de modestes débuts évoqués par Gabriel Dussurget: « Les chanteurs étaient, avouons-le, seulement honnêtes. Georges Wakhévitch [qui signa les décors du Cosi fan Tutte de 1948] était un ami de longue date […] et il a bien voulu accepter de dessiner un baldaquin, quelques plumes… en somme un petit décor pour que la représentation puisse avoir lieu. On avait fait mettre des bancs dans la cour, des gradins à peine surélevés et le décor était planté dans un angle de l’ancien hangar qui servait de coulisses. Wakhévitch, pour donner un fond à la scène, avait peint lui-même les murs ». Edmonde Charles-Roux se remémore à son tour les débuts de l’événement : « La cour du palais de l’archevêché [était] transformée en une sorte de … on ne peut même pas appeler cela une scène, c’était plutôt une estrade à cause du manque de place. On ne pouvait pas y chanter à plus de trois à la fois. Georges Wakhévitch avait simplement fait, en guise de fond de scène, une sorte de tente, décorée de quelques bouquets de fleurs. C’était exquis, mais improvisé. Et en définitive, très sympathique. » Et le charme ne tarde pas à opérer…

Le premier Festival a lieu en juillet 1948. Aux concerts et récitals qui ont lieu dans la cour de l’Archevêché, à la cathédrale Saint-Sauveur et en divers lieux de la ville s’ajoute un opéra, Cosi fan tutte de Mozart, œuvre alors quasi inconnue du public français puisque le critique musical du Monde de l’époque, Jacques Longchampt, rappelait que la dernière représentation française avait eu lieu en 1926 à l’Opéra Comique.

Pour monter le spectacle, Gabriel Dussurget réunit une distribution qu’il fait lui-même travailler, demande à Georges Wakhévitch d’inventer un petit décor de fond de scène, et obtient la participation de Hans Rosbaud, chef d’orchestre du Südwestfunk de Baden-Baden qui dirigera au Festival jusqu’en 1962. Edmonde Charles-Roux se souvient avec émotion de ce premier Festival : « Je crois que la force du premier spectacle d’Aix a été d’être un spectacle réussi, de grand goût, de très belle qualité musicale, mais un spectacle d’amateurs ».

Mais c’est avec Don Giovanni, monté l’année suivante, que le Festival prend toute son ampleur, et ce tout d’abord grâce à la venue du décorateur et affichiste Cassandre, ami de Gabriel Dussurget, auquel ce dernier fait appel pour concevoir les décors de Don Giovanni mais aussi l’édification d’un théâtre pour remplacer l’installation rudimentaire qui avait servi à la représentation de Cosi fan tutte en 1948.

Ce théâtre, relativement exigu avec ses sept mètres de profondeur, existera pendant vingt-quatre ans, et ces dimensions ne seront pas sans impact sur la programmation du Festival qui, de fait, ne pourra accueillir que de petits effectifs orchestraux baroques ou de type Mozart. Dès ses débuts, le Festival se place en effet sous le signe du compositeur autrichien, dont la quasi-totalité des opéras sera  montée au cours des premières années : Cosi fan tutte en 1948 et 1950, Don Giovanni en 1949, L’Enlèvement au sérail en 1951, Les Noces de Figaro en 1952, Idoménée en 1963 et La Clémence de Titus en 1974. Edmonde Charles-Roux rappelle que « dans un Midi où les maçons italiens, sur leurs échafaudages, chantaient du Verdi, et où on ne proposait que du Verdi à ce public en pratiquant un italianisme à tous crins, monter les opéras de Mozart, qu’on ne jouait pas, pouvait paraître révolutionnaire ».

Le Festival s’attache donc à faire découvrir au public des œuvres inconnues en remettant au goût du jour les opéras de Mozart, le grand lyrisme d’origine avec Monteverdi et Gluck, l’opéra bouffe, l’amorce de l’opéra-comique avec Cimarosa, Grétry, Rameau et Haydn, Rossini et Gounod, mais aussi la musique contemporaine en passant plusieurs commandes à des compositeurs comme en 1952 avec La Guirlande de Campra d’Arthur Honegger.

D’autre part, le Festival tient à mettre en valeur sa région et les artistes qui y vivent ou y ont vécu : ainsi la musique des deux Aixois, André Campra (1660-1744) et Darius Milhaud (1892-1974) sera-t-elle régulièrement à l’honneur avec entre autres, Le Carnaval de Venise ou Les Malheurs d’Orphée.

Pour l’heure, l’événement suscite l’affluence d’une large part des plus éminentes personnalités de la vie artistique et littéraire française, musiciens, peintres, écrivains comme François Mauriac qui parle du « Don Juan aux étoiles » de 1949, ou encore gens de théâtre, tous rassemblés par le même enthousiasme. Mais au milieu des années 1960, l’arrivée, à la tête du casino d’Aix-en-Provence, alors principal financeur du Festival, d’un nouvel administrateur soucieux de rentabilité, précipite la démission de Gabriel Dussurget. Ce départ marque un changement pour la physionomie du Festival et amorce une remise en question de sa fonction.

Dédié au bel canto, le Festival du nouveau directeur Bernard Lefort se présente comme une grande fête du chant : « Le chant y régnera en Maître absolu, et chaque manifestation lui sera consacrée en tout ou partie ». Mozart a donc perdu son « privilège », une nouvelle ère commence. Si Bernard Lefort décide de remettre au goût du jour le bel canto, c’est que ce répertoire du début du 19e siècle est encore peu connu des mélomanes de l’époque.

Deux productions majeures marquent le mandat du nouveau directeur : en 1980 Semiramis de Rossini avec le duo d’exception formé par Montserrat Caballé et Marilyn Horne, et en 1981, un autre opéra de Rossini, Tancredi réunissant cette fois Marilyn Horne et Katia Ricciarelli.

Cette « grande fête du chant » est aussi l’occasion d’organiser des récitals lyriques donnant lieu à la remise d’un prix, la « cigale d’or », à des chanteurs déjà confirmés, comme Elisabeth Schwarzkopf qui en fut la première lauréate, Gabriel Bacquier ou Teresa Berganza.

Bernard Lefort souhaite également faire du Festival une manifestation de proximité. Les événements de mai 1968 ont en effet mis en lumière le caractère élitiste et parisien du Festival, ce à quoi le nouveau directeur tente de remédier : d’une part en donnant, six années durant, des représentations d’opéras bouffes sur la place des Quatre-Dauphins qui accueillit ainsi Le Directeur de théâtre de Mozart, La Servante maîtresse de Pergolèse et Don Pasquale de Donizetti ; d’autre part en célébrant le chant sous toutes ses formes pour toucher le plus large public. Cette célébration prend la forme de concerts de jazz avec Ella Fitzgerald, de musique folk avec John Baez, ou encore de chants espagnols et berbères.

Enfin, il instaure les récitals de fin d’après-midi, « une heure avec… », au cloître de la cathédrale Saint-Sauveur, qui permettent au public de découvrir de jeunes chanteurs de façon plus intime et moins onéreuse qu’au théâtre de l’Archevêché. Le milieu des années 1970 est donc marqué par un réel souci de démocratisation.

Louis Erlo - sous le thème de « fidélité et innovation » - réoriente le bel canto aixois vers Rossini et développe considérablement le répertoire baroque français avec Lully, Campra, Rameau, mais aussi Purcell et Gluck. Il rend à Mozart sa place de référence, en montant aussi bien les grands ouvrages que ses opéras de jeunesse, moins connus et peu joués. Il propose également des chefs-d’œuvre du 20e siècle, de Prokofiev ou Britten. Conformément au projet de Gabriel Dussurget, soucieux de promouvoir les jeunes talents, il offre aux Aixois une pléiade de jeunes chanteurs et quelques « stars ».

À l’initiative de Louis Erlo, le théâtre de l’Archevêché est reconfiguré au cours de l’année 1985. Ce travail se voit confier à l’architecte Bernard Guillaumot qui dote la scène de dimensions standards et de possibilités techniques accrues, favorisant ainsi l’accueil de spectacles et la coproduction. Louis Erlo a bien conscience du risque de standardisation que cela implique pour les productions, mais il fait en sorte de prendre « les garanties nécessaires pour que les spectacles ne soient pas défigurés lors de leurs transferts ».

Au moment du départ de Louis Erlo, le Festival entre dans une période où il doit faire face à d’inextricables problèmes financiers.

L’année 1998 est marquée par la rénovation complète du Théâtre de l’Archevêché dans lequel Stéphane Lissner inaugure son mandat avec un Don Giovanni de Mozart mis en scène par Peter Brook. La programmation se place désormais sous le signe du croisement des mondes du théâtre, de la danse et de l’opéra avec des artistes comme Pina Bausch, Trisha Brown, Anne-Teresa de Keersmaeker, Patrice Chéreau ou encore Stéphane Braunschweig.

Le Festival devient aussi un lieu d’intense création musicale avec de nombreuses commandes passées aux compositeurs : Festin de Yan Maresz, Le Balcon de Peter Eötvös d’après Jean Genet en 2002, Kyrielle du sentiment des choses de François Sarhan sur un texte de Jacques Roubaud en 2003, Hanjo de Toshio Hosokawa d’après Hanjo, Nô de Yukio Mishima en 2004 ou encore Julie de Philippe Boesmans d’après Mademoiselle Julie d’August Strindberg en 2005. Rouvert en 2000, le Théâtre du Jeu de Paume, aux dimensions intimes, est un lieu idéal pour accueillir certaines de ces créations.

Une nouvelle dynamique est insufflée au Festival avec la création, à Venelles, situé à quelques kilomètres d’Aix-en-Provence, d’ateliers de construction de décors et de confection de costumes qui permettent de décupler les coproductions internationales et de rendre le Festival plus autonome.

Enfin, en 1998, Stéphane Lissner crée l’Académie Européenne de Musique, conçue comme un prolongement du Festival vers la pédagogie et la promotion des jeunes talents (instrumentistes, chanteurs, metteurs en scène, chefs d’orchestre et compositeurs), en favorisant leur rencontre avec le public par le biais de nombreux concerts, conférences et classes de maîtres.

  • Théâtre de l'Archevêché, 28 Place des Martyrs de la Résistance, 13100 Aix-en-Provence France
  • web

Joël Pommerat

Joél Pommerat fonde la Compagnie Louis Brouillard en 1990. Auteur et metteur en scène, il a la particularité de ne mettre en scène que ses propres textes. À partir de 2004, il ancre plus directement ses pièces dans la réalité contemporaine et l'interrogation de nos représentations, notamment à travers la trilogie Au monde, D'une seule main, Les Marchands. Il aborde le réel dans ses multiples aspects matériels, concrets et imaginaires. Son dernier spectacle au théâtre, Ça ira Fin de Louis est une épopée inspirée des événements de la Révolution française de 1789.

A l’opéra, Joël Pommerat a collaboré avec Oscar Bianchi en adaptant sa pièce Grâce a mes yeux Thanks to my Eyes, Festival d'Aix-en- Provence. 2011. En 2014, il présente Au monde, mise en musique par Philippe Boesmans à la Monnaie de Bruxelles. En 2017, il collabore de nouveau avec le compositeur Philippe Boesmans pour l'adaptation de
son spectacle Pinocchio au Festival d'Aix. Il fait partie de l'association d'artistes de Nanterre Amandiers, après avoir été artiste associé au Théâtre National Wallonie-Bruxelles (2011 -2016), à l'Odéon-Théâtre de l'Europe (2010-2013) et au Théâtre des Bouffes du Nord sur l'invitation de Peter Brook (2007-2010). Joël Pommerat revient sur sa démarche
artistique au sein de deux ouvrages : Théâtres en présence (2007) et, avec Joëlle Cayot, Joël Pommerat, troubles (2010).

Tous ses textes sont édités chez Actes Sud et traduits dans plusieurs langues.

  • Metteur en scène

Emilio Pomarico

Chef d'orchestre et compositeur italien né à Buenos Aires. Emilio Pomarico commence sa carrière internationale en 1981. Il est régulièrement invité par les institutions musicales et orchestres européens les plus renommés, tels que la Sinfonieorchester des Bayerischen Rundfunks. le WDR Sinfonieorchester Koln, l'orchestre de l'Académie nationale Sainte-Cécile de Rome, l'Orchestre philharmonique de la Scala de Milan, l'Orchestre symphonique de la RAI de Turin, l'Orchestre philharmonique de Radio France, l'Orchestre philharmonique du Luxembourg, les Bamberger Symphoniker, le BBC Scottish Symphony Orchestra, le NDR Sinfonieorchester Hamburg, le SWR Sinfonieorchester de Stuttgart, le HR Sinfonieorchester Frankfurt, le Staastorcherster Stuttgart, le Radio Filarmonish Orkest Holland, le RSO Wien. le Konzerthaus Orchester Berlin, I'Opéra national de Paris, Rome, Venise, Lisbonne, Bergen. Oslo, Graz, Dijon.
Il est également régulièrement invité dans les grands festivals internationaux de musique tels que les Salzburger Festspiele, Edinburgh International Festival, Festival d'Automne, Agora, Manifeste à Paris, Wiener Festwochen et Wien Modcrn, Musikfest Berlin, Musica Viva Munich, La Biennale Musica à Venise, Donaueschinger Musiktage, Musik der Zeit et Musik Triennale Köln, Ruhr Triennale. Wittener Tage fur Neue Kammermusik, Musica Strasbourg, Zaterdag Matinée Amsterdam, Huddersfield Festival, Ultraschall Festival Berlin, Milano Musica, où il dirige également les principaux ensembles européens de musique contemporaine comme le KlangforumWien, la Musikfabrik, le Remix Ensemble, l'Ensemble
Resonanz, le London Sinfonietta, l'Asko-Schônberg, l'Ensemble Intercontemporain, l'Ensemble Modern,  le Collegium Novum Zürich.

Dirigeant régulièrement le répertoire classique de Bach à Webern, il consacre également une partie importante de son travail en tant qu‘interprète de la musique de notre temps. Il dirige les œuvres de grands compositeurs contemporains dont il assure aussi des mémorables premières mondiales. Hans Zender lui a confié la création de ses Logos Fragmente et l'enregistrement de la première à la Philharmonie de Berlin a été publié par Wergo en 2011. En 2013. il a assuré la création des Etudes pour orchestre et de Situations de Georges Aperghis à Cologne et Strasbourg. En tant que compositeur, sa musique est jouée dans plusieurs festivals de musique contemporaine et un disque avec tous ses Trios joués par l'Ensemble Recherche a été publié par le label Zeitklang en 2014.

 

  • Chef d'orchestre

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