Intégrale des Madrigaux de Monteverdi – Livre V

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Les Arts Florissants
Paul Agnew, direction

Publié en 1605, le Livre V des madrigaux de Monteverdi est dédié au duc de Mantoue Vincent de Gonzague. Il comporte également en préambule un avertissement aux « studieux lecteurs » qui répond aux attaques d’Artusi, fervent protecteur de la tradition. Monteverdi y défend sa vision esthétique et annonce la parution d’un traité qui ne verra jamais le jour, le compositeur étant largement sollicité par ses nombreuses obligations. Le terme de « seconde pratique » est né.

Composé de dix-neuf madrigaux, le Livre V fait la part belle au poète Guarini. L’évolution formelle consistant à regrouper plusieurs pièces pour créer des cycles témoigne du sens dramatique de Monteverdi qui envisageait peut-être une représentation musicale. Deux madrigaux remettent en cause le modèle à cinq voix et Monteverdi introduit également une basse continue.

Toujours soucieux de transcrire avec la plus grande expressivité les passions humaines, Monteverdi sonde la psychologie de ses personnages à travers des pages dont l’émotion réussit à emporter le public.

Cité de la Musique

Conçue par l’architecte Christian de Portzamparc, la Cité de la musique, inaugurée en 1995, est un lieu d’art et de vie, immergé dans la verdure du parc de la Villette.
Projet novateur de transmission de la musique, c'est un pôle de référence national et international entièrement dédié à la musique, avec quelque 250 concerts par an destinés aux adultes et aux jeunes, un Musée de la musique aux collections rares, une Médiathèque dotée de quelque 100 000 documents et une offre pédagogique riche et variée.
Résolument ouverte sur le monde, la Cité de la musique accueille les artistes internationaux les plus en vue. En association avec de prestigieuses salles européennes (membres du réseau ECHO), elle favorise la création musicale et la promotion des jeunes talents européens. Elle coproduit également des expositions avec des musées étrangers et diffuse son expertise et son savoir-faire dans le monde.
La Cité de la musique est un établissement public industriel et commercial qui bénéficie du soutien du ministère de la Culture et de la Communication.
La Cité de la musique est un lieu d’échanges parfaitement intégré dans un espace culturellement dense (avec notamment le Conservatoire de Paris, la Grande Halle de la Villette, la Cité des sciences et de l’industrie, le Zénith, les cinémas MK2 quai de Seine et quai de Loire, le Cent quatre… et dont le devenir est prometteur (l’ouverture de la Philharmonie de Paris est prévue en janvier 2015).
La Cité est aussi un lieu de convivialité et de détente. Côté cour, avec sa librairie Harmonia Mundi et son Café des concerts au design épuré et à la cuisine inventive, elle invite à des moments de détente autour d'une visite ou d'un concert.

Les Arts Florissants

Fondés en 1979, et dirigés depuis lors par le claveciniste et chef d’orchestre franco-américain William Christie, ils portent le nom d’un petit opéra de Marc-Antoine Charpentier. Les Arts Florissants ont joué un rôle pionnier pour imposer dans le paysage musical français un répertoire jusqu’alors méconnu (en exhumant notamment les trésors des collections de la Bibliothèque Nationale de France) et aujourd’hui largement interprété et admiré : non seulement le Grand Siècle français, mais plus généralement la musique européenne des XVIIe et XVIIIe siècles.

Ils présentent chaque année une saison de concerts et de représentations d’opéra en France – au théâtre de Caen, où l’Ensemble est en résidence privilégiée, à la salle Pleyel, à la Cité de la musique, à l’Opéra Comique, au théâtre des Champs-Élysées, au Château de Versailles, ainsi que dans de nombreux festivals (Septembre musical de l’Orne, Beaune, Ambronay, Aix-en-Provence…) – tout en jouant un rôle actif d’ambassadeur de la culture française à l’étranger : il se voit ainsi régulièrement invité à New York, Londres, Édimbourg, Bruxelles, Vienne, Salzbourg, Madrid, Barcelone, Moscou...
Une activité lyrique et en concert intense

Depuis Atys de Lully à l’Opéra Comique en 1987, recréé triomphalement en mai 2011, c’est la scène lyrique qui leur a assuré les plus grands succès : aussi bien avec Rameau (Les Indes galantes, Hippolyte et Aricie, Les Boréades, Les Paladins, Platée), Lully et Charpentier (Médée, David et Jonathas, Les Arts florissants devant les chefs d’Etat du G7 en 1982, Armide) que Handel (Orlando, Acis and Galatea, Semele, Alcina, Serse, Hercule, L’Allegro, il Moderato ed il Penseroso), Purcell (King Arthur, Dido and Aeneas, The Fairy Queen), Mozart (Die Zauberflöte, Die Entführung aus dem Serail), ou encore la trilogie lyrique de Monteverdi, mais aussi des compositeurs plus rares comme Landi (Il Sant’Alessio), Cesti (Il Tito) ou Hérold (Zampa).

Ces productions sont associées à de grands noms de la scène : Jean-Marie Villégier, Robert Carsen, Alfredo Arias, Pier Luigi Pizzi, Jorge Lavelli, Adrian Noble, Andrei Serban, Luc Bondy, Graham Vick, Deborah Warner, Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, Andreas Homoki – ainsi qu’à des chorégraphes tels que Francine Lancelot, Béatrice Massin, Ana Yepes, Shirley Wynne, Maguy Marin, François Raffinot, Jiri Kylian, Bianca Li, Trisha Brown, Robyn Orlin, Sasha Waltz, José Montalvo, Françoise Denieau et Dominique Hervieu.

La vitalité de l’Ensemble est tout aussi importante au concert, comme le prouvent leurs nombreuses et marquantes interprétations d’opéras et oratorios en version de concert ou mises en espace (Zoroastre, Anacréon et Les Fêtes d'Hébé de Rameau, Actéon, La Descente d’Orphée aux Enfers de Charpentier, Idoménée de Campra et Idomeneo de Mozart, Jephté de Montéclair, L’Orfeo de Rossi, Giulio Cesare de Handel avec Cecilia Bartoli, The Indian Queen de Purcell), leurs programmes de musique de chambre, sacrée ou profane (petits motets de Lully et de Charpentier, madrigaux de Monteverdi ou Gesualdo, airs de cour de Lambert, hymns de Purcell…), leurs programmes en grand effectif (grands motets de Rameau, de Mondonville ou de Campra, oratorios de Haydn…) ou encore des oratorios de Handel (Messiah, Israel in Egypt, Theodora, Susanna, Jephtha et Belshazzar).

La discographie des Arts Florissants est également très riche : près de cent enregistrements pour Harmonia Mundi, Warner Classics/Erato et Virgin Classics. Leur catalogue de DVD s’est récemment enrichi de La Didone de Cavalli (opus Arte), David et Jonathas (Bel Air Classiques) et Rameau, maître à danser (Apha). En 2013, Les Arts Florissants ont lancé leur propre label discographique : Les Éditions Arts Florissants. Après Belshazzar et Le Jardin de Monsieur Rameau, le volume Mantova des madrigaux de Monteverdi et Music for Queen Caroline de Handel sont les parutions les plus récentes.
Les Arts Florissants et la transmission

Les Arts Florissants ont mis en place ces dernières années plusieurs actions de transmission et de formation des jeunes musiciens. La plus emblématique est l’Académie du Jardin des Voix. Créée en 2002, elle se tient tous les deux ans au théâtre de Caen et a déjà révélé bon nombre de nouveaux chanteurs. Le programme Arts Flo Juniors, lancé en 2007, permet aux étudiants de conservatoires d’intégrer l’orchestre et le chœur pour une production, depuis le premier jour de répétition jusqu’à la dernière représentation. Enfin, le partenariat de William Christie et des Arts Florissants avec la Juilliard School, depuis 2007, permet un véritable échange artistique franco-américain. 

De nombreuses actions d’ouverture aux nouveaux publics se déroulent chaque année, principalement en Région Basse-Normandie, mais également dans toute la France. Elles sont destinées tant aux musiciens amateurs qu’aux non-musiciens, enfants comme adultes.

Paul Agnew

Né à Glasgow, Paul Agnew reçoit sa première éducation musicale au sein de la chorale de la cathédrale de Birmingham. Il intègre ensuite le Magdalen College d’Oxford où il poursuit ses études musicales. Il devient membre du Consort of Musicke et interprète les musiques des renaissances italienne et anglaise. En 1992, alors que s’achève la tournée triomphale d’Atys, Paul Agnew est auditionné par William Christie. La rencontre sera fructueuse. Paul Agnew effectue ses débuts solistes en incarnant Hippolyte dans Hippolyte et Aricie de Rameau, sous la direction de William Christie, une production de Jean-Marie Villégier pour le Palais Garnier.

Avec Les Arts Florissants, Paul Agnew devient l’interprète privilégié des rôles de haute-contre du répertoire baroque français. Il est applaudi dans les grands rôles des opéras de Rameau (Platée, Les Boréades, Les Indes galantes). Il est régulièrement invité dans des festivals comme celui d’Édimbourg, les BBC Proms ou le Festival Lufthansa. Il chante fréquemment avec des ensembles comme les Berliner Philharmoniker, l’Orchestre Symphonique de la Ville de Birmingham, l’Orchestre du Komische Oper Berlin, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liverpool, l’Orchestra of the Age of Enlightenment et les Gabrieli Consort and Players. Il se produit sous la direction de chefs comme Marc Minkowski, Ton Koopman, Sir John Eliot Gardiner, Philippe Herreweghe et Emmanuelle Haïm.

Parmi les dernières productions auxquelles il a pris part : le rôle-titre de Thésée de Lully au Théâtre des Champs-Élysées et celui de Renaud dans l’Armide du même Lully mise en scène par Robert Carsen. Sa discographie comprend, entre autres, des Lieder de Beethoven pour Naïve, L’Enfance du Christ pour Harmonia Mundi, les Vêpres de Monteverdi, La Descente d’Orphée aux Enfers de Charpentier, les Grands Motets de Rameau.

En 2006, la carrière de Paul Agnew prend une nouvelle direction. Il assure la direction musicale de certains projets des Arts Florissants et en devient le chef associé. Il a lancé en 2011 une intégrale des Madrigaux de Monteverdi. Ce projet monumental, qui donnera lieu à près de 100 concerts, se poursuivra jusqu’en 2014.

Il est régulièrement invité comme chef dans différents ensembles baroques et orchestres modernes (Liverpool Philarmonic, Royal Scottish National Orchestra, Concert d’Astrée, Orchestre Français des Jeunes Baroques, Norwegian Chamber Orchestra, Concert de l’Hostel Dieu etc..).

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