Frank Zappa / Yellow Shark

Cité de la Musique ClassicAll 0

{{comments.length}} Chapitrage(s)

  • {{formatTimestamp(comment.timestamp)}} {{comment.content}}
    delete save cancel
You can skip this ad in 15 sec or switch to premium for a "no ads" experience. {{countDown}} seconds remaining
Skip ad

Vous pourriez aussi aimer

logo 4K
{{doc.forte}}

{{doc.title}}

{{doc.artistNames}} Premium

Yellow Shark
Hommage à l’album mythique
Ensemble intercontemporain
Matthias Pintscher

Infatigable explorateur de l’océan de la musique, porté par une curiosité tarau-dante et une vitalité débordante, Frank Zappa a abordé de nombreux rivages sonores tout au long de son effervescente carrière. En solo ou en groupe, il a navigué du rock à la musique classique en passant par le jazz, la pop et la musique contemporaine, sans jamais se départir de son penchant pour l’ex-périmentation libertaire. Décédé le 4 décembre 1993 à l’âge de 52 ans, il a laissé derrière lui une œuvre luxuriante que l’on ne finit pas de redécouvrir.

Bernhard Gander (1969): take death, pour vingt instruments et DJ (version abrégée)
Frank Zappa (1940-1993): Naval Aviation in Art?, pour ensemble
Frank Zappa: Dupree’s Paradise, pour ensemble
Frank Zappa: The Perfect Stranger, pour ensemble
Edgard Varèse (1883-1965): Intégrales, pour onze instruments à vent et percussions
John Zorn (1953): For Your Eyes Only, pour ensemble de vingt musiciens
Frank Zappa: Get Whitey, pour ensemble
Frank Zappa: G-Spot Tornado, pour ensemble
                                                                                          

Évoquant le croisement explosif entre un savant fou et un bidouilleur génial, sans cesse enclin à de nouvelles expérimentations, Frank Zappa compte parmilescompositeurslesplusfrondeursetnovateursduxxe siècle.Jungle sonore proliférante, irréductible à toute catégorisation, son œuvre suscite une stimulation toujours aussi forte sur l’oreille et l’esprit du mélomane d’aujourd’hui. Vingt-cinq ans après la mort de Zappa, l’Ensemble intercontemporain – sous la direction de Matthias Pintscher – fait rejaillir sa musique dans toute son intempestive flamboyance à travers ce concert, présenté dans le cadre du Week-end Zappa à la Philharmonie de Paris.
Résolument transversal, le programme s’attache à relier Zappa avec trois autres compositeurs majeurs, tout aussi inclassables, dont les univers entrent en résonance intime avec le sien: John Zorn, Bernhard Gander et Edgard Varèse.

Sept pièces de Zappa sont ici présentées, parmi lesquelles les trois – The Perfect Stranger, Naval Aviation In Art? et Dupree’s Paradise – interprétées en 1984 par l’Ensemble intercontemporain, alors sous la direction de Pierre Boulez, dans le cadre d’une collaboration restée dans les annales. Semblables à des courts métrages sonores, ces pièces offrent d’excellentes illustrations du «cinéma pour l’oreille» cher à Zappa.

Traduisant en particulier les influences d’Igor Stravinski et d’Edgard Varèse, The Perfect Stranger narre les (més)aventures drolatiques d’un VRP et de son aspirateur « gypsy-mutant » au fil d’un récit sonore aussi rigoureux qu’ex- travagant. Courte pièce tout en suspension, dont la version originelle se trouve sur l’album Orchestral Favorites (1979), Naval Aviation In Art? a pour «héros» un matelot artiste en herbe, scrutant désespérément à travers son hublot en quête d’inspiration. Morceau de choix des Mothers of Invention au début des années 1970, réarrangé pour l’Ensemble intercontemporain, Dupree’s Paradise retranscrit l’ambiance d’une jam-session de fin de nuit dans un bar (le Dupree’s Paradise) avec toute l’alacrité légèrement titubante de circonstance.

Les autres pièces de Zappa au programme sont The Dog Breath Variations / Uncle Meat (alias Dog / Meat), Get Whitey et G-Spot Tornado. Toutes figurent sur The Yellow Shark (1993), superbe album réalisé avec l’Ensemble Modern de Francfort. Riches de multiples nuances, elles procèdent d’une magistrale dynamique orchestrale et témoignent d’une inventivité remarquable,donnant à entendre un Zappa au sommet de son art de compositeur pour ensemble instrumental.

Musicien hors normes en activité intensive depuis plus de quarante ans, John Zorn apparaît à bien des égards comme l’un des principaux frères spirituels de Zappa. Explorateurs émérites de l’espace sonore, tous deux ont notamment en commun une créativité débordante (voire dévorante) et une intrépidité constante. Du considérable corpus zornien, l’Ensemble intercontemporain extrait ici For Your Eyes Only. Cette pièce pour ensemble de vingt musiciens figure sur l’album Angelus Novus, paru en 1998 chez Tzadik (le label de Zorn) dans la série «Composer», dédiée à la musique classique et contemporaine. D’une durée de treize minutes, elle se compose de fragments musicaux divers (musiques de dessins animés, musique clas- sique, jazz, tango...), agrégés par Zorn en un collage savamment chaotique d’une jubilatoire liberté de ton et de geste.

Adepte lui aussi d’un anticonformisme radical, le compositeur autrichien Bernhard Gander développe un style musical éminemment personnel au croisement de la musique contemporaine, de la musique électronique et des musiques actuelles (du rock au heavy metal en passant par le hip-hop). Pièce pour vingt instrumentistes et un DJ, take death part de ce prometteur postulat: la vierge sacrifiée durant Le Sacre du printemps revient sur Terre pour se venger... Créée en 2013, la pièce est interprétée en première française par l’Ensemble intercontemporain avec le DJ autrichien Patrick Pulsinger.
Ayant causé un choc déterminant au jeune Frank Zappa en lui ouvrant un horizon musical illimité, Edgard Varèse apporte une touche idéale à ce concert avec Intégrales, pièce pour onze instruments à vent et dix-sept percussions. Œuvre phare de Varèse, dans laquelle chaque musicien joue un rôle essentiel, elle éblouit par sa puissance et sa sophistication, en particulier sur le plan du développement rythmique. Conçue en 1924-25, durant la période la plus fertile du compositeur, elle préfigure avec éclat la musique (électroacoustique) du futur. Ainsi que Varèse aimait à le répéter, «mon œuvre n’est pas commencée: elle est pour demain».

Cité de la Musique

Cité de la Musique

Conçue par l’architecte Christian de Portzamparc, la Cité de la musique, inaugurée en 1995, est un lieu d’art et de vie, immergé dans la verdure du parc de la Villette.
Projet novateur de transmission de la musique, c'est un pôle de référence national et international entièrement dédié à la musique, avec quelque 250 concerts par an destinés aux adultes et aux jeunes, un Musée de la musique aux collections rares, une Médiathèque dotée de quelque 100 000 documents et une offre pédagogique riche et variée.
Résolument ouverte sur le monde, la Cité de la musique accueille les artistes internationaux les plus en vue. En association avec de prestigieuses salles européennes (membres du réseau ECHO), elle favorise la création musicale et la promotion des jeunes talents européens. Elle coproduit également des expositions avec des musées étrangers et diffuse son expertise et son savoir-faire dans le monde.
La Cité de la musique est un établissement public industriel et commercial qui bénéficie du soutien du ministère de la Culture et de la Communication.
La Cité de la musique est un lieu d’échanges parfaitement intégré dans un espace culturellement dense (avec notamment le Conservatoire de Paris, la Grande Halle de la Villette, la Cité des sciences et de l’industrie, le Zénith, les cinémas MK2 quai de Seine et quai de Loire, le Cent quatre… et dont le devenir est prometteur (l’ouverture de la Philharmonie de Paris est prévue en janvier 2015).
La Cité est aussi un lieu de convivialité et de détente. Côté cour, avec sa librairie Harmonia Mundi et son Café des concerts au design épuré et à la cuisine inventive, elle invite à des moments de détente autour d'une visite ou d'un concert.

Matthias Pintscher

« Ma réflexion de chef d’orchestre est enrichie par mon propre processus d’écriture et vice-versa. » Après une formation musicale (piano, violon, percussion), Matthias Pintscher débute ses études de direction d’orchestre avec Peter Eötvös ; âgé d’une vingtaine d’années, il s’oriente d’abord vers la composition avant de trouver un équilibre entre ces deux activités, qu’il juge totalement complémentaires. Auteur d’œuvres majeures pour les meilleurs orchestres, son regard de compositeur sur la partition nourrit en retour son expérience d’interprète.
Rapidement remarqué pour son interprétation de la musique contemporaine, il développe également une affinité pour le répertoire de la fin du XIXe et du XXe siècle – Bruckner, les maîtres du romantisme français, Beethoven, Berlioz, Ravel, Debussy, Stravinsky et la Seconde École de Vienne.

 

Matthias Pintscher est nommé directeur musical de l'Ensemble intercontemporain en juin 2012. Il prend ses fonctions en septembre 2013. Il collabore également avec les meilleurs ensembles de musique contemporaine parmi lesquels l’Ensemble Modern, le Klangforum Wien, l’Ensemble Contrechamps, l’ensemble Avanti (Helsinki), le Remix Ensemble (Porto) et le Scharoun Ensemble.
Depuis 2007, il est directeur artistique de l’Académie du festival de Printemps de Heidelberg, aujourd’hui renommée l’Académie des Jeunes Compositeurs d’Heidelberg.
Depuis 2011, il est également en charge du volet musical du festival Impuls Romantik de Francfort. Il est nommé professeur de composition à la Juilliard School de New York en septembre 2014.
Depuis octobre 2010 il est « Artiste associé » du BBC Scottish Symphony Orchestra. Egalement « Artiste en résidence » à l’Orchestre Symphonique National du Danemark, il y créa la saison passée un nouveau concerto pour violoncelle pour Alisa Weilerstein qui fût l’un des temps forts de l’année.
Il sera le nouveau chef principal de l’Orchestre de l’Académie du Festival de Lucerne à partir de la saison 2016-2017, succédant ainsi à Pierre Boulez.
Matthias Pintscher a été nommé compositeur en residence et artiste associé de la nouvelle Elbphilharmonie Hamburg qui ouvrira ses portes à l’automne 2016.

Chef d’orchestre reconnu internationalement, Matthias Pintscher dirige régulièrement de grands orchestres en Europe, aux États-Unis et en Australie. Il a ainsi dirigé le Cleveland Orchestra, le New York Philharmonic, le Los Angeles Philharmonic, le National Symphony Orchestra de Washington, l’Orchestre Philharmonique de Berlin, la Staatskapelle de Berlin, le DSO Berlin, l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich, le Mahler Chamber Orchestra, l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia, l’Orchestra Sinfonica Nazionale della RAI, l’Orchestre du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, le BBC Symphony Orchestra, l’Orchestre de la Suisse Romande ainsi que les orchestres symphoniques de Melbourne et de Sydney.
En 2016-17, Matthias Pintscher dirigera notamment le Cleveland Orchestra, le National Arts Centre Orchestra (Ottawa), le Cincinnati Symphony, Dallas Symphony et Indianapolis Symphony, l’Orchestre de la Bayerische Rundfunk et celui de la Radio Symphonie Orchestre Wien. Il dirigera également des concerts aux Proms de Londres et durant le Festival international d’Edimbourg avec le BBC Scottish Symphony Orchestra. En mars 2017 il célébrera l’anniversaire des 40 ans de l’Ensemble intercontemporain, qu’il emmènera également cet automne en tournée an Asie.

Matthias Pintscher est l’un des compositeurs les plus recherchés de sa génération. Ses créations se distinguent par la délicatesse de leur univers sonore, le raffinement de leur construction et leur précision d’expression. Ses œuvres, interprétées par les meilleurs artistes, orchestres et chefs d’aujourd’hui sont régulièrement présentées à travers le monde.
Il est l’auteur de nombreuses créations pour les formations les plus diverses, de la musique pour instrument solo à l’opéra.
Parmi les pièces de abondant son catalogue on peut citer : son premier opéra, Thomas Chatterton (1998), commande du Semperoper de Dresde ; Fünf Orchesterstücke (1997) pour le Philharmonia Orchestra et Kent Nagano ; Herodiade Fragmente (1999) pour Claudio Abbado et les Berliner Philharmoniker ; son premier concerto pour violon, En sourdine (2002), pour Frank Peter Zimmermann et les Berliner Philharmoniker ; L’Espace dernier, son deuxième opéra créé à l’Opéra Bastille en 2004 et son concerto pour violoncelle pour Truls Mørk, Reflections on Narcissus, créé à Paris en 2006 avec Christoph Eschenbach et l’Orchestre de Paris. L’année 2006 comptait également la première d’une pièce créée pour le flûtiste Emmanuel Pahud et le Mahler Chamber Orchestra, Transir, donnée au Festival de Lucerne où Pintscher était alors compositeur en résidence. Commande conjointe du Chicago Symphony Orchestra, du London Symphony Orchestra et du Carnegie Hall, la composition d’envergure Osiris a été créée sous la direction de Pierre Boulez en 2008.
Deux ans plus tard, au printemps 2010, Towards Osiris a été créée aux États-Unis par le New York Philharmonic sous la baguette d’Eschenbach. Ce même printemps, le New York Philharmonic avait créé une pièce commandée conjointement par l’Orchestre Symphonique de la Radio de Francfort, Songs from Solomon’s garden, pour baryton et orchestre de chambre.
En avril 2013, les Wiener Philharmoniker ont donné Hérodiade-Fragmente au Musikverein de Vienne. La même année, la première composition pour piano solo de Pintscher, Whirling tissue of light, a été créée au Wigmore Hall de Londres par Inon Barnatan, et toujours en 2013, Uriel, pour violoncelle et piano, a été créé par Alisa Weilerstein et Inon Barnatan à l’Alte Oper de Francfort. Pintscher a également composé un concerto pour violon, Mar’eh, créé à l’automne 2011 par Julia Fischer et le London Philharmonic Orchestra. Son ouvrage en trois parties, Sonic Eclipse: Celestial Object 1, 2 and 3, a été donné par des ensembles dans le monde entier.
Idyll, la dernière pièce orchestrale de Matthias Pintscher, a été créée en octobre 2014 par le Cleveland Orchestra sous la direction de Franz Welser-Möst, avant d’être reprise par la Radio Bavaroise et le Melbourne Symphony Orchestra.
Au cours de l’été 2015, ses ouvrages Now I pour piano solo et Now II pour violoncelle solo ont été respectivement créés au Festival de Lucerne et au Festival de Moritzburg, tandis que Gemini calls – fanfare pour deux trompettes –fut présenté au Festival de Grafenegg, commanditaire de la pièce. C’est également en août 2012, que le Cleveland Orchestra a créé au Festival de Lucerne Chute d’Étoiles : Hommage à Anselm Kiefer pour deux trompettes et orchestre, commande du projet Roche Commissions. La pièce a ensuite été reprise au Severance Hall de Cleveland et au Carnegie Hall de New York.
En 2016-17, Matthias Pintscher présentera un nouveau concerto pour violoncelle qui sera interprété par Alisa Weilerstein et le Boston Symphony Orchestra, et une nouvelle oeuvre commandée par le NDR Sinfonieorchester d’Hambourg.
Matthias Pintscher réside à New York. Ses œuvres sont publiées chez Bärenreiter-Verlag et les enregistrements de celles-ci sont disponibles chez Kairos, EMI, ECM, Teldec, Wergo et Winter & Winter.

Ensemble Intercontemporain

Créé par Pierre Boulez en 1976 avec l’appui de Michel Guy (alors secrétaire d’État à la Culture) et la collaboration de Nicholas Snowman, l’Ensemble intercontemporain réunit 31 solistes partageant une même passion pour la musique du vingtième siècle à aujourd’hui.
Constitués en groupe permanent, ils participent aux missions de diffusion, de transmission et de création fixées dans les statuts de l’Ensemble.
Placés sous la direction musicale du compositeur et chef d’orchestre Matthias Pintscher, ils collaborent, au côté des compositeurs, à l’exploration des techniques instrumentales ainsi qu’à des projets associant musique, danse, théâtre, cinéma, vidéo et arts plastiques.
Chaque année, l’Ensemble commande et joue de nouvelles œuvres, qui viennent enrichir son répertoire.
En collaboration avec l’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (IRCAM), l’Ensemble intercontemporain participe à des projets incluant des nouvelles techniques de génération du son.
Les spectacles musicaux pour le jeune public, les activités de formation des jeunes instrumentistes, chefs d’orchestre et compositeurs ainsi que les nombreuses actions de sensibilisation des publics, traduisent un engagement profond et internationalement reconnu au service de la transmission et de l’éducation musicale.
Depuis 2004, les solistes de l’Ensemble participent en tant que tuteurs à la Lucerne Festival Academy, session annuelle de formation de plusieurs semaines pour des jeunes instrumentistes, chefs d’orchestre et compositeurs du monde entier.
En résidence à la Cité de la musique-Philharmonie de Paris, l’Ensemble se produit et enregistre en France et à l’étranger où il est invité par de grands festivals internationaux.
Financé par le ministère de la Culture et de la Communication, l’Ensemble reçoit également le soutien de la Ville de Paris.

Votre réaction