Kent @ Palais de la Mutualité

Palais de la Mutualité Lyon Jazzee 0

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Si l’on voulait présenter Kent en quelques mots, c’est une devise qui lui irait bien. Autant de curiosités proposées, autant de perspectives qu’il se plaît à explorer et qui, suivant l’instant, la rencontre, deviennent une chanson, un dessin ou un livre.

Il fut avec Starshooter l'un des rares porte-parole du rock français. Depuis qu'il travaille en solo, Kent a développé d'autres facettes de sa personnalité, plus poétiques, mais toujours aussi attachantes. Kent a réussi une reconversion musicale que peu d'artistes peuvent se permettre. Pour cela, il faut beaucoup de talent.  C’est grâce à ce talent qu’en 2017, Kent a sorti son 19ème album solo.

Palais de la Mutualité Lyon

Situé place Antonin Jutard, le bâtiment bien reconnaissable à son campanile, a été édifié au début du 20e siècle sur l’ancienne place de la Victoire, pour abriter les nombreuses sociétés lyonnaises de secours mutuels.


Fidèle à ses origines, il est, aujourd’hui, le siège de la mutualité française du Rhône ; la salle des fêtes a été transformée en une salle de spectacle de 400 places qui propose un programme varié.

Les sociétés de secours mutuels se sont développées très tôt à Lyon au tout début du 19e siècle, dans une ville manufacturière où la solidarité ouvrière est vivace.

A l’origine, celles-ci assurent la défense du monde du travail et la prise en charge des besoins sociaux ; sous la coupe des notables locaux depuis leur réorganisation en 1852, elles abandonnent les revendications ouvrières au syndicalisme naissant pour se spécialiser dans la prévoyance, l’assurance maladie et les retraites.

A Lyon, elles ont joué un rôle important dans les révoltes des canuts mais elles se caractérisent surtout par le nombre de leurs adhérents, bien plus élevé que sur le reste du territoire. C’est ainsi que le premier congrès national des sociétés de secours mutuels est organisé à Lyon en 1883.

La loi du 1er avril 1898 confère à la mutualité un véritable statut. Elle lui ouvre tous les champs d’activité de la protection sociale : assurance-vie, assurance invalidité, retraites, oeuvres sanitaires et sociales (dispensaire, pharmacie), allocations chômage. La législation dans ce domaine est complétée par la loi de 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes et ensuite après la première guerre mondiale. Elle permet la création de l’Union mutualiste du Rhône en 1902.

Les services de la mutualité lyonnaise se diversifient avec le concours financier de la Ville : deux pharmacies mutualistes en 1902 rue de l’Hôtel de Ville et en 1903 rue Vendôme, la Mutualité maternelle destinée à combattre la mortalité infantile en 1903 ainsi que « l’union des femmes lyonnaises » 372ème société de secours mutuels. Un journal "Le mutualiste lyonnais" est diffusé à grande échelle depuis 1895.

En 1905, la mutualité lyonnaise représente 285 sociétés en activité, regroupant plus de 50 000 personnes (plus de 10% de la population) : 41468 hommes et 10722 femmes. Ces très nombreuses sociétés se réunissent souvent dans les arrière-salles des cafés lyonnais. Le maire Edouard Herriot décide alors la construction d’un bâtiment spécifique pour les loger.
 
La pose de la première pierre du palais de la Mutualité par le maire Edouard Herriot en 1910 marque les engagements communs de la municipalité, de l’Etat et du mouvement mutualiste.

Il s’agit pour le maire de « porter secours aux abeilles en les aidant à se construire une ruche ».

Avec l’école et le syndicalisme, la mutualité est un lieu de formation aux valeurs pratiques et civiques, un lieu de construction de la solidarité.

Initialement dénommé «Hôtel municipal de la prévoyance, de l’assistance et de l’hygiène», il abrite aussi des services municipaux comme l’office municipal du travail, mais aussi la mutualité maternelle et infantile, un dispensaire, les secours pour accidentés du travail, au rez-de-chaussée. Les 3 étages sont presque identiques avec des salles de réunion et des espaces pour les sociétés de secours mutuels, dont de vastes armoires pour conserver leurs archives. Une grande salle de fêtes et une bibliothèque complètent l’ensemble.

Ce sont les architectes François Clermont et Eugène Riboud qui sont les maîtres d’œuvre et dessinent les plans de ce bâtiment en béton armé. François Clermont se retrouve rapidement seul du fait du décès d’Eugène Riboud.
La pose de la première pierre prévue en juillet 1910 est perturbée par la grève des maçons ; elle est remplacée par une première coulée de béton réalisée par des mutualistes !

En cours de chantier, l’architecte modifie l’entrée et remplace la coupole prévue par un campanile en 1912. L’aménagement intérieur et les décors sont particulièrement soignés, en particulier les vitraux posés en juin 1913 par la maison Paquin et Sarrazin et réalisés en verre de Saint-Gobain, mais aussi les mosaïques de Bertin et Ciancia, ou les luminaires.

Un concours est organisé par la Ville pour la sculpture du fronton représentant la solidarité et l’éducation. Le jury se prononce pour le projet du sculpteur Pierre Aubert qui décède en 1912 et la réalisation est achevée postérieurement sur ses croquis.

Les travaux ne sont pas complètement terminés lorsque le président de la République Raymond Poincaré l’inaugure lors de sa visite officielle à Lyon en mai 1914 pour l’exposition internationale urbaine. Le bâtiment terminé, dont la réception définitive est signée le 23 juillet 1915, est officiellement inauguré après la première guerre mondiale par le ministre de l'hygiène, de l'assistance et de la prévoyance sociale le 21 avril 1921.
 
Les archives des anciennes sociétés de secours mutuels qui étaient conservées dans le Palais de la Mutualité ont été récemment déposées par la Mutualité française du Rhône aux Archives municipales de Lyon.

  • 1 place Antonin Jutard Code postal 69003 Ville Lyon, France
  • web

Kent

Kent est né à la Croix-Rousse, à Lyon, dans une famille d'ouvriers. Tout gamin, il tombe dans la bande dessinée et, dès 14 ans, il attrape le virus du rock et plaque ses premiers accords de guitare. Ces deux passions seront désormais deux rêves à aboutir et le moteur d'une vie. Sur les bancs du collège, il rencontre trois autres garçons avec qui il monte un groupe. Ils se feront bientôt connaître sous le nom de Starshooter.

1976 : premiers dessins publiés dans Métal Hurlant, la revue mythique dirigée par Jean-Pierre Dionnet et Philippe Manœuvre.
1977 : Starshooter sort son 1er 45 tours en pleine explosion punk. A l'instar de Téléphone, Starshooter avec son rock énergique et coloré devient un parfait représentant de toute une jeune génération. Pendant 5 ans le groupe sillonne la France et enregistre 4 albums.
1982 : à la fois par fatigue et par peur de lasser, le groupe se sépare. Kent se consacre alors pleinement à la BD. Entre 1982 et 1986, il publie 6 albums aux Humanoïdes Associés et chez Futuropolis. Mais avec la fin de Métal Hurlant et le décès de Philippe Bernalin, scénariste et ami depuis le lycée, l'envie de poursuivre la BD disparaît.
La musique revient au premier plan. Mais il lui faudra patienter six ans, l'album À nos amours et le succès de la chanson « J'aime un pays » pour accéder à la reconnaissance en tant que Kent. Changement de vie et de ville, l'homme quitte Lyon et s'installe à Paris.

1992 : l'album Tous les hommes, salué par la critique, marque un réel tournant musical avec une remise au goût du jour de la chanson française dite traditionnelle.

D'autres artistes le sollicitent pour des textes, notamment Enzo Enzo avec qui il entame une collaboration qui sera couronnée de succès en 1995. La chanson « Juste quelqu'un de bien » remporte la Victoire de la Musique pour la chanson de l'année et Enzo Enzo le titre d'interprète féminine de l'année. Ils feront ensemble deux co-récitals très marqués par le music-hall et le cabaret.
Les années qui suivent voient s'enchaîner albums et tournées. Le besoin permanent de se renouveler pousse Kent à proposer à chaque fois des projets inédits. Du rock électro au piano/voix, il explore tous les champs de la chanson actuelle.

En 2005, il revient incidemment à la bande dessinée à l'appel de l'association Alofa Tuvalu, sur un thème qui lui est cher : l'écologie.

2008 : musique et dessin se rejoignent pour la première fois avec le livre-disque, L'Homme de Mars.

2015 : sort en coffret l'intégrale de ses albums en studio de 1982-2013, enrichie de nombreux inédits. Ce sera l'occasion d'un concert spécial au 104 à Paris pour lequel Kent se joint les services de Tahiti Boy, une rencontre décisive.

2017 : un nouvel album paraît, intitulé La grande illusion, réalisé par Tahiti Boy. Retour à des compositions plus électriques à l'image de cette année où Kent fête ses 40 ans de carrière inaugurée en 1977 sous le signe du Punk Rock qui souffle lui aussi ses 40 bougies.

Ce portrait serait incomplet s'il n'était fait mention de Kent auteur de 5 romans, d'un essai sur la chanson (Dans la tête d'un chanteur), d'un recueil de sonnets érotiques et de deux livres pour enfants en collaboration avec Stéphane Girel. Il signe aussi les illustrations de L'Alphabête, un livre-disque pour enfants ; sans oublier non plus l'animateur et producteur de l'émission Vibrato, le temps d'un été, sur France Inter.

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