Oh, tu tires ou tu pointes ?

Cinefeel 176

{{comments.length}} Chapitrage(s)

  • {{formatTimestamp(comment.timestamp)}} {{comment.content}}
    delete save cancel
You can skip this ad in 15 sec or switch to premium for a "no ads" experience. {{countDown}} seconds remaining
Skip ad

Vous pourriez aussi aimer

logo 4K
{{doc.forte}}

{{doc.title}}

{{doc.artistNames}} Premium

Oh, tu tires ou tu pointes ?
Ecrit et réalisé par Elisabeth Leuvrey


A priori la danse contemporaine et le jeu de pétanque n'ont rien à faire ensemble. Mais nous sommes à Marseille et les mondes se partagent le territoire au-delà des probabilités.

Image : Renaud Personnaz
Son : Anouk Batard, Jérôme Michel
Montage : Elisabeth Leuvrey, Bénédicte Mallet
Mixage : Fabien Kryzanowsky
Etalonnage : Olivier Dassonville

 

Sélections:
Festival Image de ville / Aix-en-Provence (2013)
Fenêtre sur courts  / Avignon (2014)
Séquence court métrage / Toulouse (2014)


Mais que peut bien être un territoire à Marseille ? Comment répondre "en cinéma" à
cette énigme ?

Sollicitée sur cette question, je n'ai souhaité retenir tout d'abord que l'écho premier qu'elle suscitait chez moi, celui d'une sempiternele interrogation personnelle... J'y viens.
Prenons le territoire comme une partie de la surface terrestre qui serait le lieu considérécomme sien par une personne.
Il est évident alors que dans cette définition, s'il est un élément perturbateur qui peut venir tout compliquer, c'est bien l'exil.

Quand avec ma famille nous quittons Alger dans les années soixante-dix, je suis loin de soupçonner que la question du territoire serait LA question qui se poserait, sans répit.
Quelle est donc cette partie de la surface terrestre à faire sienne?... Où vivre? Impossibles réponses.. jusqu'à ce que des années de questions plus tard, en m'installant à Marseille, je fasse une découverte étonnante, d'une redoutable logique

il suffit de ne plus avoir à se poser de questions pour ne plus avoir de réponses à trouver, ou encore : la nécessité de trouver la réponse disparaît quand la question ne se pose plus !
Mais comment était-ce possible ? Par quelle magie, la question se tut, arrivée à Marseille ?

Les sociologues nous expliquent que dans la cité phocéenne, on se dit marseillais avant de se dire français d'origine x ou y et que l'idée selon laquelle le territoire de la ville est constitué de communautés serait une idée fausse.
Marseille occuperait une place singulière en France par le sentiment d'appartenance à leur ville qu'en ont ses habitants.

Ces mêmes spécialistes nous explique nt la différence profonde entre l'identité attribuée aux "pseudos" communautés qui sont des identités fixes de référence et l'identité marseillaise qui apparaît comme une identité disponible et, par la même ouverte, permettant de s'inscrire dans un horizon symbolique sans y avoir été assigné.

Une véritable aubaine !

Un espace fait de disponibilités, d'ouvertures... de liberté ?
Une ville - territoire des possibles où les mondes se côtoient parfois au-delà du prévisible, de l'attendu.. ?

De fait. force est de reoonnaitre qu'il suffit d' arpenter la ville, yeux et oreille bien ouverts, pour rencontrer sans trop les chercher ces lieux où la rencontre advient sans qu'on ne l'envisage, ces replis de la ville où l'espace n'est plus nettement délimité, où l'absence de frontières suggère non une absence d'autorité mais une liberté possible, où l'unité du lieu semble échapper, où l'étendue de terre n'est plus circonscrite qu'à une seule activité, ni parfois un seul phénomène...

Autant d'occupations de  l'espace  possibles,  propices  à un extraordinaire  chaos poétique dont je propose ici l'exploration cinématographique. Sur un territoire marseillais   "exemplaire",   car à priori improbable,  ballerines  et   espadrilles   se surpassent dansu une même démonstration.

Des différentes façons de trouver sa place dans l'espace à Marseille...
- "Oh,tu tires ou tu pointes?"

 

Produit par le GREC avec le soutien du CNC

 

Elisabeth Leuvrey

Née en 1968 à Alger, Elisabeth Leuvrey est passée par l’Institut de Langues Orientales de Paris. Entre 1991 et 1998, elle est assistante de réalisation pour la société Album Productions sur les films de Jean-Luc Léon (Les Lapirov passent à l’Ouest, Un tramway à Moscou). Elle réalise son premier film au Grec avec Matti Ke Lal, fils de la terre en 1998. Oh, tu tires ou tu pointes ? est un film réalisé pour la Collection Territoires dans le cadre de Marseille-Provence 2013 Capitale européenne de la culture. En 2013, elle réalise  également le documentaire La traversée.

  • Auteur, Réalisateur / Réalisatrice
  • web

Votre réaction