La Bayadère / Ballet du Mariinsky

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La Bayadère
Ballet en trois actes
Musique de Ludwig Minkus
Chorégraphie de Marius Petipa
Révisé par Vladimir Ponomarev et Vakhtang Chabukiani
Avec des danses de Konstantin Sergeyev et Nikolai Zubrovsky
Livret de Ludwig Minkus

Avec
Nikia - Viktoria Tereshkina
Gamzatti - Anastasia Matvienko
Solor - Vladimir Shklyarov
Le grand brahmane - Vladimir Ponomarev

L'orchestre et le ballet du Théâtre du Mariinsky
Direction musicale, Valery Gergiev

Création Décors, Mikhail Shishliannikov
d'après les dessins d'Adolf Kvapp, Konstantin Ivanov, Pyotr Lambin et Orest Allegri
Création costumes, Yevgeny Ponomarev
Création lumières, Mikhail Shishliannikov

La Bayadère (russe : Баядерка - Bayaderka) est un ballet en trois actes et sept tableaux chorégraphié par Marius Petipa sur une musique de Léon Minkus. Sa création a eu lieu le 23 janvier 1877 au Théâtre Bolchoï Kamenny de Saint-Pétersbourg.
Œuvre phare de Marius Petipa, La Bayadère ou les amours contrariées du guerrier Solor et de la danseuse Nikiya, resta longtemps inconnue en Occident.

La Bayadère a été plusieurs fois remaniée au gré des représentations. Dès 1900 par Petipa lui-même, le créateur de la chorégraphie initiale, pour le Ballet impérial mais aussi par Alexandre Gorski et Vassili Tikhomirov, en 1904, pour le Ballet du Théâtre Impérial du Bolchoi à Moscou. Agrippina Vaganova en donne sa version pour le Ballet du Kirov en 1932. En 1941, c'est au tour de Vakhtang Chabukiani assisté du chorégraphe Vladimir Ponomaryov de revoir le ballet pour le Kirov. Rudolf Noureev revisite la scène du Royaume des Ombres pour le Royal Ballet en 1963 suivi par Natalia Makarova qui donne sa version de cette même scène à l'American Ballet Theatre en 1974 et 1980. Rudolf Noureev remanie le ballet pour l'Opéra de Paris en 1992. C'est cette version qui est toujours interprété dans le cadre de cette prestigieuse maison. Enfin, en 2001, Sergei Vikharev revient au ballet tel qu'il a été revu par Petipa en 1900.

Actuellement, La Bayadère est surtout représentée dans la version de Vakhtang Chabukiani et Vladimir Ponomaryov pour le ballet du Kirov ou dans celle de Natalia Makarova pour l'American Ballet Theatre.
 

La version originale en trois actes et une apothéose (4e acte) finale, met en scène, en Inde, les conflits classiques du ballet romantique mêlant amour, jalousie, intrigues, meurtre et vengeance. Dans l'apothéose, sorte d'épilogue, Solor, après sa vision du royaume des Ombres, est contraint d'épouser Gamzatti. La prophétie vengeresse de la bayadère se réalise alors: un terrible orage éclate et le palais s'écroule sur les invités de la noce, engloutissant rajah, grand brahmane, Gamzatti et Solor. La bayadère Nikiya et son guerrier bien aimé accèdent, unis pour l'éternité, aux paradis des félicités. Ainsi, un peu comme dans Giselle, ou les Wilis, la femme amoureuse triomphe du tourment terrestre et délivre l'homme des fautes et des entraves liées à sa condition de mortel. Cet acte a été abandonné en 1919, après que le personnel du Théâtre Mariinski a été réquisitionné lors de la Révolution d'Octobre : cette dernière partie réclamait en effet beaucoup de moyens et donc de machinistes.

À l'instar du deuxième acte de Giselle, lorsque les Wilis se livrent à leurs rites nocturnes, les bayadères font de même dans leur « Royaume des Ombres ». Le lien dramaturgique avec l'action y est totalement suspendu de sorte que le nouveau mode d'écriture annonce le début du ballet symphonique qui, en passant par le deuxième acte du Lac des cygnes et Les Sylphides, jusqu'aux ballets concertants d'un George Balanchine, acquiert une forme de plus en plus raffinée.

Deux ans avant La Bayadère, Marius Petipa chorégraphie le ballet d' Aïda de Verdi pour la première au Théâtre Mariinski. L'analogie entre ces deux œuvres est frappante. Comme l'opéra, le ballet évoque la rivalité qui oppose Gamzatti, princesse et fille d'un râja, à Nikiya, esclave et bayadère toutes deux éprises d'un glorieux guerrier. Les deux ouvrages voient leur deuxième acte dominé par une cérémonie monumentale : à la marche triomphale qui se déroule sur l'esplanade au bord du Nil répond le visionnaire divertissement des bayadères descendant du Royaume des Ombres.

La Bayadère reste longtemps inconnue des publics occidentaux, à la suite de la dégradation des relations politiques et culturelles entre leurs États et l'URSS au cours du XXe siècle. Les publics parisiens et londoniens ne découvrent qu'un extrait (l'acte des ombres) en 1961, lors de la tournée du Kirov "à l'Ouest"… à noter que la compagnie amenait avec elle un jeune prodige déjà célèbre dans son pays d'origine, Rudolf Noureev, qui remontera, bien des années plus tard, sa propre version du ballet à Paris.
Genèse

La Bayadère est un ballet chorégraphié par Marius Petipa, alors Premier maître de Ballet des Théâtres Impériaux de Saint Pétersbourg (actuellement le Kirov), sur une musique composée par Ludwig Minkus, principal collaborateur de Petipa et titulaire du poste officiel de Compositeur de Ballet des Théâtres Impériaux de Saint Pétersbourg.

La Bayadère est une production typique de l'époque de sa création : décor exotique antique, luxuriant, vêtements somptueux, scénario mélodramatique. Le tout étant le prétexte idéal à des danses spectaculaires et des scènes mimées. Des années 1860 jusque vers le milieu des années 1880, Petipa a privilégié le ballet romantique consistant en un mélodrame impliquant un amour entre trois personnages dont les femmes, surnaturelles, incarneraient l'idéal féminin de l'époque. L'histoire de La Bayadère répond certainement à ces critères.

Les origines de La Bayadère restent obscures et le librettiste un mystère. Avant la première sur la scène des Théâtres Impériaux, les journaux publiaient habituellement le livret et la liste des différentes danses dans un article consacré à sa création. Dans le cas de La Bayadère, la Gazette de Saint Pétersbourg de la fin de 1876 ne souffle mot sur le librettiste. Il faut attendre la reprise de 1900 par Petipa pour que le même journal en rapporte la paternité à Sergei Khudekov, écrivain, dramaturge et historien du ballet. En réponse, Petipa, dans une lettre adressée au journal, revendique la paternité du livret pour lui seul et précise que Khudekov n'a participé au scénario que par huit lignes. La Gazette de Saint Pétersboug présente alors ses excuses au Maître de Ballet et le présente comme l'unique auteur.

Il n'y a aucune raison de douter de la réclamation de Petipa dans la mesure où ce dernier n'hésitait jamais à attribuer la paternité d'une œuvre à qui de droit. En 1894, le chorégraphe écrit à la Gazette de Saint Pétersbourg que Le Réveil de Flore dont la chorégraphie lui avait été exclusivement attribuée était un travail commun avec Lev Ivanov. Dans sa lettre, Petipa déclare qu'il est seul responsable de la chorégraphie et de la mise en scène et qu'Ivanov lui avait seulement servi d'assistant pour adapter ses danses à la scène. Quoi qu'il en soit, les efforts de Petipa pour corriger le journal sont restés stériles dans la mesure où le Kirov a crédité la reprise du Réveil de Flore aux deux chorégraphes.

En 1839, à l'occasion d'une tournée d'authentiques bayadères hindoues à Paris, Théophile Gautier écrit certaines de ses pages les plus inspirées pour décrire Amani, la principale danseuse de la troupe. Des années plus tard, en 1855, l'écrivain dramaturge rapporte la pendaison de la bayadère prise d'un accès dépressif en raison de la nostalgie qu'elle éprouve pour son Inde ensoleillée et bien aimée. Gautier écrit, en son hommage, le livret du ballet Sakountala dérivé d'un drame du poète hindou Kâlidâsa. L'œuvre est interprétée par le ballet du Théâtre Impérial de l'Opéra dans une chorégraphie de Lucien Petipa sur une musique d'Ernest Reyer. Maints historiens du ballet ont cité cette œuvre comme étant la véritable source d'inspiration pour La Bayadère de Petipa.

Une autre source possible, comportant des thèmes similaires dans une Inde exotique, est l'opéra-ballet en deux actes de Filippo Taglioni intitulé Le Dieu et la Bayadère ou La Courtisane amoureuse, sur une musique de Daniel-François-Esprit Auber et représenté à l'Opéra de Paris le 13 octobre 1830. Un des spectateurs n'était autre que le jeune Marius Petipa. L'action est instruite par Eugène Scribe à partir du texte Der Gott und die Bajadere de Johann Wolfgang von Goethe. L'œuvre, interprétée par le ténor dramaturge Adolphe Nourrit et la légendaire ballerine Marie Taglioni dans le rôle principal de Zöloe, connaît aussitôt un vif succès.

La Bayadère reste longtemps inconnue des publics occidentaux, à la suite de la dégradation des relations politiques et culturelles entre leurs États et l'URSS au cours du XXe siècle. Les publics parisiens et londoniens ne découvrent qu'un extrait (l'acte des ombres) en 1961, lors de la tournée du Kirov "à l'Ouest"… à noter que la compagnie amenait avec elle un jeune prodige déjà célèbre dans son pays d'origine, Noureev, qui en 1992, au terme de sa carrière et de sa vie, remonte le ballet, version dont seul l'Opéra de Paris est légataire1.
 

À l'origine, La Bayadère est spécialement créée pour la merveilleuse ballerine Ekaterina Vazem, Prima ballerina des Théâtres impériaux de Saint Pétersbourg. Du milieu à la fin du XIXe siècle, les danseurs étrangers dominaient le ballet russe si bien que, à partir des années 1860 et jusqu'au début des années 1880, l'administration encourage la promotion d'artistes natifs du pays. La ballerine virtuose russe Vazem a progressé dans les rangs du Ballet Impérial jusqu'à devenir une des interprètes les plus célèbres de la compagnie.

Le rôle de Solor étant avant tout une pantomime sans danse classique réelle est confié à Lev Ivanov, Premier danseur des Théâtres Impériaux de Saint Pétersbourg. Ivanov deviendra, par la suite, régisseur et Second Maître de Ballet des Théâtres impériaux de même qu'un chorégraphe apprécié.

La création est représentée pour la première fois au Théâtre Bolchoï Kamenny de Saint-Pétersbourg le 4 février (23 janvier du calendrier grégorien) 1877, avec, dans les rôles principaux, Ekaterina Vazem dans le rôle de Nikiya, Lev Ivanov dans celui de Solor et Maria N. Gorshenkova dans celui de Gamzatti. Le rajah de Golkonda est interprété par Christian Johansson. Les décors sont réalisés par Mikhail Bocharov pour l'acte I scène 1 ; Matvei Shishkov pour l'acte I scène 2, ainsi que pour l'acte II. Ivan Andreyev assume le décor de l'acte III scène 1, ainsi que celui de l'acte IV scène 1. Heinrich Wagner signe le décor de l'acte III scène 2 (Le Royaume des Ombres) et Piotr Lambin celui de l'acte IV scène 2, dit de l'Apothéose.

 

Théâtre Mariinsky

Le théâtre Mariinsky, aussi appelé théâtre Marie (en russe : Мариинский театр, de 1935 à 1992 appelé le Kirov), est une salle de spectacle de Saint-Pétersbourg en Russie, ainsi qu'une compagnie d’opéra, de ballet et de concerts.

Le théâtre a été construit comme l'un des théâtres de la troupe impériale. La troupe impériale de Saint-Pétersbourg a utilisé plusieurs théâtres : le théâtre de l'Ermitage (à partir de 1785), le théâtre impérial au Palais de Gatchina (depuis Paul Ier, à la fin du XVIIIe siècle, le théâtre Bolchoï Kamenny (1784-1886), le théâtre Alexandra (à partir de 1832, ensuite le théâtre est devenu dramatique), le théâtre Michel (à partir de 1833), le Théâtre-cirque (à partir de 1849).

Les mêmes acteurs ont travaillé sur toutes les scènes de ces théâtres, mais les orchestres étaient attachés à chaque théâtre.

Le Théâtre-cirque a brûlé en 1859, et à sa place on a construit un nouveau théâtre qui a reçu le nom de Mariinsky.

Le théâtre Mariinsky a été construit en 1860 par Alberto Cavos dans un style « Renaissance baroque » et nommé en hommage à Marie Alexandrovna, femme de l'empereur Alexandre II. Le théâtre fut ouvert au public le 2 octobre 1860 pour une représentation de l'opéra de Mikhaïl Glinka, Une vie pour le tsar.

Bientôt, il a été décidé de donner au théâtre de l'opéra, et un peu plus tard, à partir de Marius Petipa en 1870, de le consacrer aussi à des ballets. Le théâtre Mariinsky est devenu le théâtre d'opéra et de ballet. C'est là qu'eurent lieu les premières de nombreux opéras russes : Tchaïkovski, Rubinstein, Moussorgski, Borodine, Rimski-Korsakov, etc. C'est là que chantaient Fédor Chaliapine ou Sobinov3.

La salle a été construite sur la base d'une salle de spectacle existante qui abritait un cirque. Les architectes ont transformé la piste en parterre, modifié en profondeur les gradins et loges existantes, et supprimé une partie de ceux-ci pour construire une scène. De ce fait, la salle a une forme très originale, particulièrement large, qui conserve toutefois l'allure générale d'une salle à l'italienne en « U ». De fait, aucune scène au monde n'avait une telle largeur au moment où le Mariinsky a été construit[réf. souhaitée].

Petite cause, grands effets : très vite, les chorégraphes se sont rendu compte que cette largeur rendait caducs les formats d'occupation de scène qu'ils utilisaient jusqu'alors. Les chorégraphies traditionnelles semblaient vite ridicules au milieu de cette scène immense. Il a donc fallu inventer une nouvelle façon de penser l'occupation de la scène, ce qui provoqua une mutation profonde dans les chorégraphies.
Heures de gloire

Si le Mariinsky a toujours été constitué d'un doublet « lyrique plus danse », c'est surtout par son corps de ballet que le Mariinsky construisit sa réputation[réf. nécessaire], notamment sous l'impulsion de Marius Petipa, qui y créa plusieurs dizaines de chorégraphies, dont beaucoup sont encore dansées aujourd'hui.

La fin du XIXe siècle marque l'âge d'or de la compagnie, qui « invente » le ballet « à la russe », caractérisé par le spectaculaire et la durée des ballets, souvent supérieure à deux heures. Le Mariinsky est alors la référence mondiale de la danse[réf. souhaitée].

Toutefois, le corps de ballet reste une référence mondiale. Ainsi, l'orientation très moderniste prise par Michel Fokine, directeur du théâtre au début du XXe siècle, donnera naissance aux fameux Ballets russes, qui ne sont rien d'autre que le nom pris par la troupe du Mariinsky lors de ses premières tournées.

Ces tournées, organisées par Serge Diaghilev, présentent au monde entier les grands talents du Mariinsky de l'époque, et notamment Vaslav Nijinsky. Le triomphe des Ballets russes donne des idées d'indépendance aux vedettes de la troupe, qui quittent le corps de ballet officiel, tel Nijinsky qui rejoint à temps plein le projet de Diaghilev avant de fonder sa propre compagnie privée à Londres.

Quelques années plus tard, la Révolution russe provoque le déclin du Mariinsky, qui ne retrouva jamais son prestige, malgré la qualité jamais démentie de son école de danse.

Après la révolution de 1917, le théâtre a cessé d'être impérial et a acquis le statut d'auto-organisation. En 1920 il est rénommé en Théâtre d’État de l’opéra et ballet (en russe ГАТОБ ― GATOB) et en 1935, peu de temps après l’assassinat de Sergueï Kirov, chef communiste de Léningrad, son nom est attribué au théâtre. Le nom originel est restauré en 1992.

Les opéras des compositeurs étrangers ont été représentés plus souvent au Mariinsky que dans les autres théâtres musicaux du pays. En particulier, les années 1920 ont vu les premières sovietiques de Salomé (1924), Der ferne Klang (1925), Wozzeck (1927) et Rosenkavalier (1928). Vers le début des années 1930 le Mariinsky est à l’ombre du Théâtre Bolchoï, qui devient maintenant le théâtre de la cour protégé par les chefs communistes du pays. Les deux chef talentueux, Ari Pazovski et puis Boris Khaïkine sont déménagés à Moscou et y travaillent au Bolchoï.

Ainsi, tout au long du XXe siècle, le Mariinsky perd de son aura et a du mal à retenir les élèves qu'il forme, tels Rudolf Noureev, Natalia Makarova ou Mikhaïl Barychnikov. Certains choisissent de « trahir » pour rejoindre le Théâtre Bolchoï de Moscou (le rival historique, plus apprécié des autorités communistes que le Kirov du Léningrad d'alors). D'autres émigrent et quittent l'URSS pour vivre en Occident.

Le nouvel essor du Mariinsky commence à la fin des années 1980. En 1988 Valeri Guerguiev en devient chef principal, c’est à lui qu’on doit les festivals d’opéra consacrés à Modeste Moussorgski (1989), Piotr Tchaïkovski (1990), Sergueï Prokofiev (1991) et Nikolaï Rimski-

Depuis la fin du régime communiste, le Mariinsky cherche à se moderniser à grande vitesse pour conserver son rang et empêcher la fuite de ses vedettes, attirées par les salaires et les conditions de travail que leur proposent les grandes troupes occidentales.

Le changement est en route, et le directeur actuel du Théâtre, Valery Gergiev, chef d'orchestre mondialement connu, se bat pour rétablir le Mariinsky parmi les meilleures scènes du monde.

De fait, la renaissance du Mariinsky se fait essentiellement aujourd'hui par le lyrique grâce à la personnalité de Valery Gerguev. Il est notamment à l'origine du festival des Nuits blanches de Saint-Pétersbourg, qui devient d'année en année un événement de plus en plus remarqué dans le monde artistique et qui rencontre un très grand succès auprès du public international.

Sur le plan architectural, les projets du Mariinsky sont immenses et à la hauteur des ambitions artistiques : construction de deux salles neuves supplémentaires, dont une dédiée aux concerts. Ces projets ont été confiés à deux cabinets d'architectes français (Fabre & Speller, Dominique Perrault), à la suite de concours internationaux.

Du point de vue de la danse, on assiste également à l'émergence d'une nouvelle génération de ballerines, telles Evguenia Obraztsova, Viktoria Terechkina et Alina Somova, dans la droite ligne des étoiles de la compagnie : Ouliana Lopatkina, Diana Vichneva. Le rayonnement de la danse russe retrouve ainsi une ampleur internationale, les danseurs de la compagnie - comme les chorégraphes - étant invités aux quatre coins du monde notamment France, Italie, États-Unis et Japon).

 

  • Teatralnaya square, 1, Saint-Pétersbourg, 190000
  • web

Ballet du Mariinsky

Le Ballet du Mariinsky est étroitement liée à l'histoire entière du développement de l'art chorégraphique russe, qui a commencé il y a environ 250 ans. Depuis 1783, la compagnie est présente sur la scène de Saint-Pétersbourg et à partir de 1885 les productions de ballet ont été mis en scène au Théâtre Mariinsky.

Le rôle de premier plan dans la création et l'évolution du ballet russe appartenu à des maîtres étrangers. A la fin du 18ème siècle, Franz Gilferding, Gasparo Angiolini, Giuseppe Canziani et Charles le Picqu étaient présents à Saint-Pétersbourg. Mais déjà dans les années 1790, le premier professeur de ballet russe, Ivan Valberkh, a eu une grande influence. Le principal domaine de ses activités était une petite troupe de mime. Il a cherché à donner à ses productions un caractère riche en images réalistes facilement reconnaissables. Une place importante de son travail a été occupée par des divertissements de ballet reflétant ses réponses aux événements de la guerre contre Napoléon. L'histoire du ballet de Saint-Pétersbourg au 19ème siècle a été associé aux activités de Charles Didelot, Jules Perrot et Arthur Saint-Lion. En 1869, la position de maître de ballet principal a été confiée à Marius Petipa qui a nettement relevé les normes professionnelles de la troupe. Le sommet de l'accomplissement de ce célèbre maître sont des ballets mis en scène dans la période de sa collaboration avec les compositeurs Pyotr Tchaikovsky et Alexandre Glazunov - La Belle au Bois dormant, Le Lac des Cygnes et Raymonda. Les talents de plusieurs générations de ballerines ont été révélés par ceux-ci - de Yekaterina Vyazem, Marina Semenova et Galina Ulanova aux jeunes danseurs du Mariinsky.

Au tournant du 19e et 20e siècle, le Ballet du Mariinsky a donné au monde du ballet de grands danseurs comme Anna Pavlova, Mathilde Kschessinska, Tamara Karsavina, Olga Preobrazhenskaya, Olga Spesivtseva, Vaslav Nijinsky, Nikolai et Sergei Legat. Beaucoup d'entre eux ont glorifié le ballet russe pendant les légendaires Saisons Russes à Paris, qui a familiarisé l'Europe avec des œuvres d'avant-garde par Michele Fokine. Les années après la révolution ont été une période difficile pour le Théâtre Mariinsky. Presque tous ses grands artistes ont abandonné le théâtre. Néanmoins au cours de ces années, le répertoire classique a été conservé. Et en 1922, quand, à la tête de l'entreprise a été mis Fyodor Lopukhov, un innovateur audacieux et brillant connaisseur du passé, son répertoire a été enrichi avec de nouvelles productions, dans des ballets particuliers traitant de la vie contemporaine. Des danseurs tels que Galina Oulanova, Alexei Yermolayev, Marina Semenova, Vakhtang Chibukiani, Alla Shelest et beaucoup d'autres célébrités ont rejoint le théâtre à cette époque.

Les années 1960 ont vu la mise en scène de Spartacus et les Chorégraphiques Miniatures de Leonid Lavrovsky, les productions de La Fleur de pierre et The Legend of Love de Iouri Grigorovitch, ainsi que The Leningrad Symphony par Igor Belsky - des ballets qui ont ravivé les traditions de danses symphoniques. Le succès de ces productions serait évidemment impossible sans de superbes interprètes. Au cours de la période des années 1950 - 1970 il y eut, parmi les danseurs de la compagnie, Irina Kolpakova, Natalia Makarova, Alla Osipenko, Irina Gensler, Alla Sizova, Rydolph Noureev, Mikhail Baryshnikov, Valery Panov, Yury Solovyev et Anatoly Sapogov.

Vers la fin des années 1970, le répertoire de la compagnie s'enrichit avec La Sylfide et Naples par Auguste Bournonville, des fragments de chorégraphie ancienne par Perrot, Saint-Lion et Coralli. Roland Petit et Maurice Béjart viennent y travailler pendant un certain temps. Jerome Robbins met en scène au Mariinsky le ballet In the Night.

C'est en 1989 que le Théâtre Mariinsky produit une première mise en scène des ballets du chorégraphe George Balanchine, qui a commencé sa carrière à Saint-Pétersbourg. La prochaine décennie voit le répertoire s'enrichir avec des productions de grands chorégraphes du milieu du 20e siècle au début du 21e siècle: Manon de Kenneth MacMillan and Now de John Neumeier. Neumeier met en scène Sounds of Empty Pages sur une musique d'Alfred Schnittke.

Ces années voient un travail intense pour restaurer les chorégraphies de Marius Petitpa pour Le Lac des Cygnes et La Bayadère.

 

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