George Benjamin / London Sinfonietta

Festival Messiaen au Pays de la Meige ClassicAll 2

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Henry Purcell / George Benjamin: Fantasia n° 7 en ut mineur Z 738
Christian Mason: Noctilucence pour ensemble de chambre (2009, création française)
George Benjamin: At First Light
George Benjamin: Into the Little Hill

Hila Plitmann, soprano
Susan Bickley, mezzo-soprano
London Sinfonietta
George Benjamin, direction

 

George Benjamin était à la tête du London Sinfonietta pour le concert du soir où les pièces de Christian Mason, l’un de ses élèves, et d’Henry Purcell s’affichaient aux côtés de celles du Maître.

Le concert débutait un peu fébrilement avec la transcription pour clarinette, violon, violoncelle et célesta de la Fantasia VII de Henry Purcell – une des Fantasias interprétées précédemment par Sit Fast – transcription réalisée par Benjamin. On entendait ensuite Noctilucence de Christian Mason (né en 1984), une oeuvre laissant deviner la personnalité très affirmée de son concepteur à travers le radicalisme des options et la fermeté de la conduite formelle.

At First light, autre chef d’oeuvre, orchestral celui-là, est inspiré d’une toile de Turner: Norham castel: sunrise. Benjamin l’écrit à 22 ans, époque où il était très proche de Tristan Murail; ce triptyque laisse percevoir tout ce qu’il doit aux compositeurs spectraux en matière de textures et de couleurs. L’orchestration y est flamboyante mais garante d’une admirable transparence. Le London Sinfonietta, dont certains instrumentistes étaient déjà là à la création, en donnait une version saisissante dans l’acoustique généreuse de la Collégiale.

On entendait en seconde partie Into the little Hill pour soprano, contralto et 15 musiciens, le premier ouvrage lyrique de Benjamin créé en 2006 dans le cadre du Festival d’Automne de Paris; le compositeur initiait une collaboration fructueuse avec le dramaturge britannique Martin Crimp qui signe à nouveau le livret de l’opéra Written on skin, créé à Aix en Provence en 2012.

Donné ce soir en version de concert, Into the little Hill, sous-titré « conte musical en deux parties », n’est pas à proprement parler un opéra même s’il concentre en 40′ et deux personnages l’histoire « hyper-affûtée, précise, hyper-condensée » que Martin Crimp élabore à partir du conte populaire allemand du Joueur de flûte de Hamelin. Les deux chanteuses endossent quatre à cinq rôles chacune et incarne la foule lorsqu’elles chantent en même temps. Comme il le fera à partir de la légende de Guillaume de Cabestany dans Written on skin, Martin Crimp conçoit une trame littéraire ouverte à de multiples interprétations et questionnements en lien avec l’Histoire de nos sociétés.

Benjamin quant à lui enrichit sa palette sonore de timbres singuliers comme celui du cymbalum, de la clarinette contrebasse, du cor de basset, de la mandoline… travaillant à l’équilibre sonore avec les voix dans cette manière concentrée et économe exigée par le texte même.

Aux côtés du compositeur, Hila Plitmann, soprano à la voix lumineuse et Susan Bickley contralto tenaient le devant de la scène avec une autorité vocale stupéfiante. Mais la tension dramatique remarquablement entretenue réside dans la convergence mystérieuse du chant et de l’écriture orchestrale, « ce formidable réseau compositionnel tapi sous l’oeuvre » que l’auditeur pressent sans en percer le secret.

Festival Messiaen au Pays de la Meige

Créé en 1998 avec 4 concerts, le festival Messiaen au Pays de la Meije est aujourd'hui devenu un rendez-vous majeur de la musique contemporaine. Chaque été, en juillet, une programmation audacieuse alliant les chefs d'œuvres du 20ème siècle aux vents de la création nouvelle se décline en une quinzaine de concerts pendant 9 jours.

L'interprétation brillante de musiciens confirmés ou à suivre prend toute sa dimension dans le site remarquable qui les accueille : La Grave, un village haut-alpin de 500 habitants perché à 1500 m d'altitude, face au spectaculaire massif de la Meije. C'est là qu'Olivier Messiaen puisa son inspiration pour composer certaines de ses plus grandes œuvres. Un environnement naturel exceptionnel où richesse et majesté s'épanouissent en toute simplicité. « Les paysages puissants et solennels de La Grave, face aux glaciers de la Meije, sont ma vraie patrie » disait-il...

Cet événement hommage voué au maître et à ses disciples est non seulement engagé avec la mémoire mais aussi avec l'avenir. Chaque édition est l'occasion de découvrir des créations mondiales et des talents nouveaux grâce à des collaborations fécondes avec les grands compositeurs actuels, l'Ircam (institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique), le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et et le Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon.

De l'héritage précieux à l'avenir audacieux, la transmission est au cœur des actions : concerts, conférences, accueil de jeunes musiciens en résidence, randonnées didactiques, ateliers pédagogiques... Le festival Messiaen au Pays de la Meije donne à voir, à comprendre et à entendre !

  • Office de Tourisme de La Grave La Meije Villar d'Arène 05320, La Grave, France
  • web

George Benjamin

Né en 1960, George Benjamin étudie le piano dès 1974 avec Peter Gellhorn et Yvonne Loriod, et la composition avec Peter Gellhorn et Olivier Messiaen. En 1977, il entre au Conservatoire de Paris puis poursuit ses études musicales au King's College à Cambridge auprès d’Alexander Goehr (1978-1982).

En 1980, il est le plus jeune compositeur à avoir une de ses œuvres jouée aux Concerts-Promenades de la BBC (Ringed by the Flat Horizon). Cette pièce, ainsi que les deux précédentes, A Mind of Winter et At First Light, sont enregistrées en 1987 chez Nimbus. La même année, il dirige à Paris la création mondiale de son œuvre Antara, commande de l'Ircam.

George Benjamin est professeur de composition à l’Ecole Royale de musique de Londres et est fréquemment invité à diriger des formations orchestrales comme le London Sinfonietta, l’Orchestre St Paul, l’Orchestre philharmonique de Londres et l'Orchestre de l'Opéra de Lyon. Il est un des directeurs de l'ensemble Musique Oblique. En 1992, il devient directeur artistique fondateur de Wet Ink, nouveau festival de musique contemporaine avec l’Orchestre symphonique de San Francisco.

En 1993, il travaille pour la première édition du festival Meltdown à Londres, durant lequel est créée Sudden Time. En 1995, il dirige l’Ensemble Modern pour la création mondiale de son œuvre Three Inventions for Chamber Orchestra dans le cadre de la 75e édition du Festival de Salzbourg. Il compose Palimpsest I pour une tournée mondiale de l’Orchestre symphonique de Londres, dirigé par Pierre Boulez. C’est ce même ensemble qui crée Palimpsest II en 2002 dans le cadre de sa saison rétrospective consacrée à l’œuvre de George Benjamin. Après une autre œuvre orchestrale, Dance Figures composée en 2004, une œuvre scénique vient compléter en 2006 son catalogue : Into the Little Hill, qui est jouée au Festival d'Automne à Paris la même année et grâce à laquelle il remporte le prix de composition 2008 de la Société philharmonique royale (Royaume-Uni). L'opéra Written on Skin (2012-2013), créé lors du festival d'Aix-en-Provence, a été joué de nombreuses fois en Europe ainsi qu'au festival Tanglewood aux États-Unis et a reçu de nombreuses récompenses dont un prix des South Bank Sky Arts Awards, le British Composer Award, l'International Opera Award et le Grand Prix de l'Académie Charles Cros.

En 2001, Benjamin reçoit le premier prix de composition Schœnberg, décerné par l’Orchestre Deutsche Symphonie. Il est professeur de composition au King's College à Londres et consultant artistique pour la rétrospective de la musique du 20e siècle « Sounding the Century », organisées par la BBC en 2004/2005.

Il a reçu le titre de Chevalier de l’ordre des arts et des lettres par le gouvernement français, a été élu par l’Académie des arts de Bavière et reçoit en 2010 le titre de « Commander of the British Empire ». En 2014, il est élu compositeur de l'année par Musical America.

  • Compositeur, Chef d'orchestre
  • web

London Sinfonietta

Le London Sinfonietta est un orchestre de chambre installé à Londres, spécialisé dans la musique classique contemporaine. Nicholas Snowman et David Atherton ont fondé cet orchestre en 1968.

Le London Sinfonietta a joué un rôle de pionnier dans la création de nombreux ensembles voués à l’interprétation de la musique contemporaine – à commencer par celle de l’Ensemble intercontemporain en 1976, qui s’est inspiré de son modèle: effectif adapté aux langages musicaux de notre époque, formation permanente permettant un travail des œuvres en profondeur, excellence et polyvalence de ses membres.

La création d’œuvres nouvelles est au centre de l’activité du London Sinfonietta qui a créé ou commandé plus de 250 pièces parmi lesquelles: Chemins IV de Luciano Berio, Explosante-Fixe de Pierre Boulez, Ylem de Karlheinz Stockhausen, Verses for Ensembles, Secret Theatre et Silbury Air de Harrison Birtwistle.

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