Tchaikovsky / La Dame de Pique

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Opéra en trois actes de Pyotr llyich Tchaikovsky
Livret de Modest Tchaikovsky, d'après le roman d'Alexander Pushkin

Directeur musical: Valery Gergiev
Mise en scène: Alexei Stepanyuk
Décors: Alexander Orlov
Costumes: lrina Cherednikova
Préparation musicale: Larisa Gergieva
Chef de Chœurs: Andrei Petrenko
Chorégraphie: llya Ustyantsev
Lumières: Alexander Sivaev

Solistes, Choeurs et Orchestre du Théâtre Mariinsky
 

La Dame de pique, op. 68  est un opéra en trois actes et sept scènes de Piotr Ilitch Tchaïkovski sur un livret de Modest Ilitch Tchaïkovski, le frère du compositeur. Il est basé sur la nouvelle La Dame de pique d'Alexandre Pouchkine.

Structurée comme un conte, cette histoire met en scène des personnages aux traits empruntés au théâtre populaire russe de l'époque. À quelques détails près, le livret de Modeste Tchaïkovski, revu par Piotr Ilitch, reprend l'argument de la nouvelle de Pouchkine.

Vers 1885, Ivan Vsevolojski avait eu l'idée d'un opéra sur l'histoire d'Alexandre Pouchkine. En 1887, après l'échec de l'opéra L'Enchanteresse, il proposa le scénario à Tchaïkovski, qui le refusa dans un premier temps, avant de donner son accord fin 1889. Le livret fut écrit par Modeste Tchaïkovski mais Piotr le modifia beaucoup pendant qu'il composait et rajouta ses propres paroles pour deux airs de l'opéra.

Tchaïkovski composa l'opéra à Florence, en 44 jours, du 31 janvier au 15 mars 1890.

Quelques mois plus tard, Tchaïkovski fit une révision de la partition pour le célèbre ténor Nikolaï Figner et son épouse Medea qui devaient interpréter les rôles de Hermann et Lisa lors de la première représentation. Par exemple, il transposa l'air de Hermann de la dernière scène du si majeur au la majeur.
Création

La Dame de Pique fut représentée pour la première fois le 19 décembre 1890, au Théâtre Mariinsky, à Saint-Pétersbourg, sous la direction d'Eduard Nápravník, avec Marius Petipa pour maître de ballet. Les critiques furent très enthousiastes. L'opéra remporta un succès phénoménal. Il fut joué douze jours plus tard à Kiev et eut autant de succès. La première au Théâtre Bolchoï à Moscou eut lieu l'année suivante.

Argument

Vers la fin du XVIIIe siècle, à Saint-Pétersbourg

Acte I - Scène 1

Des enfants jouent dans un parc en été. Deux officiers, Sourine et Tchekalinski, entrent. Le premier se plaint de son peu de chance aux jeux d'argent. Le second observe qu'un autre jeune officier, Hermann, semble attiré par les tables de jeu mais n'ose jamais parier. Hermann converse avec Tomski, qui lui fait remarquer qu'il n'est plus lui-même ces temps-ci. Hermann avoue qu'il est épris d'une jeune fille de haut rang dont il ne connaît pas même le nom. Le Prince Yeletski se promène dans le parc, et Tchekalinski en profite pour le féliciter à propos de ses fiançailles récentes. Yeletski déclare son bonheur, tandis que Hermann, en a parte, le maudit jalousement. Yeletski aperçoit sa fiancée, Lisa, une jeune fille élevée sous la tutelle de sa grand-mère la Comtesse, qui se promène avec elle. Dite autrefois la Vénus de Moscou, la Comtesse est réputée pour sa grande chance au jeu. Ayant aperçu Hermann, les deux femmes constatent qu'elles l'ont déjà vu et l'observent avec effroi. Hermann réalise que Lisa est la belle inconnue qu'il aime. Les deux femmes partent avec Yeletski, laissant Hermann perdu dans ses pensées, tandis que les trois autres officiers parlent de la Comtesse, surnommée la Dame de Pique. Tomski leur en raconte la légende. Dans sa jeunesse, ayant vécu quelque temps en France, elle tenait sous son charme la cour de Louis XV. Elle avait gagné aux jeux de Versailles, grâce à un secret dont le Comte de Saint-Germain lui fit part en échange de ses faveurs amoureuses  : le secret « des trois cartes ». Les jouer, c'était s'assurer la fortune. D'après Tomski, seuls deux hommes en ont appris le secret  : son époux, et plus tard, un amant. Elle eut peu après une apparition qui l'avertit de prendre garde lorsque le troisième prétendant viendrait lui réclamer le secret. Les deux autres officiers rient de l'histoire et suggèrent que la combinaison des trois cartes pourrait résoudre les problèmes de Hermann. Celui-ci y réfléchit sérieusement  : il deviendrait riche et pourrait épouser celle qu'il aime. L'orage approche, et tous s'en vont, sauf Hermann. Il se jure de connaître le secret de la Comtesse.

Scène 2

Le soir, chez elle, Lisa joue de l'épinette et chante avec son amie Pauline un duo sur les soirées à la campagne. Leurs amies en redemandent, et Pauline entame une romance sombre et douloureuse. Mais elle s'empresse de changer de sujet, et les jeunes filles chantent un joyeux air populaire. Au milieu des réjouissances, Lisa reste à l'écart, pensive. La gouvernante les surprend, leur reproche de s'être laissées aller à des chansons inconvenantes et demande aux visiteurs de prendre congé. Pauline, la dernière à partir, veut réconforter Lisa, qui répond qu'après l'orage, elle ne pourra que passer une belle nuit, et demande à sa domestique Masha de laisser les fenêtres du balcon ouvertes avant de partir. Seule, Lisa pense à ses fiançailles et exprime son malheur et sa déception. Elle était émue par le regard romantique du jeune homme dans le parc. À sa grande surprise, Hermann apparaît sur le balcon. Il lui déclare qu'il est sur le point de se suicider, tant les fiançailles de Lisa lui font de peine. Il la supplie de prendre pitié de lui. La Comtesse frappe à la porte, Lisa cache Hermann dans la chambre et ouvre la porte à sa grand-mère, qui lui dit de fermer les fenêtres et d'aller se coucher. La Comtesse se retire, et Lisa demande à Hermann de partir, mais elle est trahie par ses émotions et lui avoue son amour.

Acte II - Scène 3

Peu de temps après, lors d'un bal masqué, les camarades d'Hermann parlent de son obsession pour le secret des trois cartes. Yeletsky marche avec Lisa, et remarque sa tristesse. Il l'assure à nouveau de son amour. Hermann reçoit un billet de Lisa, l'invitant à la rencontrer plus tard. Sourine et Tchekalinski se glissent derrière lui, marmonnent qu'il est le troisième prétendant au secret de la Comtesse et disparaissent dans la foule. Hermann pense avoir été la proie d'une hallucination. Le Maître des cérémonies annonce un spectacle de bergeries. Lisa donne discrètement à Hermann la clé des appartements de sa grand-mère, qui n'y sera pas le lendemain, afin qu'ils puissent se rencontrer. Mais Hermann insiste pour lui rendre visite le soir même. Avec le sentiment que le destin lui livrera le secret de la Comtesse, il part. Les invités se préparent à l'arrivée imminente de Catherine la Grande. Ils jouent et chantent pour elle une polonaise d'Ossip Kozlovski en hommage.

Scène 4

Hermann entre dans la chambre de la Comtesse. Il admire l'un de ses portraits de jeunesse. Leurs destins sont liés, il le sent. L'un mourra à cause de l'autre. Il se cache alors que la vieille Comtesse approche. Elle déplore les manières de son temps et évoque ses souvenirs de jeunesse. Ses domestiques partent. Elle chante (en français) l'air de Laurette « Je crains de lui parler la nuit » extrait de l'opéra Richard Cœur de Lion d'André Grétry. Elle s'assoupit, et Hermann s'approche d'elle. Elle se réveille en proie à la terreur et à l'horreur. Il l'implore de lui livrer son secret. Elle reste sans voix. Il se désespère et la menace de son pistolet. Elle meurt d'effroi. À ce moment-là, Lisa se précipite dans la chambre, et pense découvrir que celui qu'elle aimait n'était intéressé que par le secret de sa grand-mère. Elle le somme de partir et pleure.

Acte III - Scène 5

Dans sa chambre à la caserne, tandis qu'au-dehors le vent d'hiver hurle, Hermann lit une lettre de Lisa qui veut le revoir à minuit sur le quai. Il croit entendre un chœur psalmodier aux funérailles de la Comtesse. On cogne au carreau. Il est pris de peur. Le fantôme de la Comtesse apparaît, et annonce qu'elle doit contre sa volonté lui livrer le secret pour qu'il puisse épouser Lisa et sauver son honneur. Abasourdi, Hermann se répète les trois cartes  : trois, sept, as.

Scène 6

Au bord du Canal d'Hiver (le Canal Zimni), Lisa attend Hermann. Il est presque minuit, et si elle espère toujours désespérément qu'il l'aime encore, elle sent sa jeunesse et sa joie disparaître. Il arrive enfin, mais après quelques mots de réconfort, il recommence à évoquer la Comtesse et ses cartes. Puis dans un accès de folie, il ne reconnaît même plus Lisa et la quitte brutalement. Elle se rend compte que tout est perdu pour elle et se jette dans les eaux glacées de la Néva.

Scène 7

Dans un casino, les camarades d'Hermann finissent de souper et se préparent à jouer au pharaon. Yeletski se joint au jeu car ses fiançailles ont été brisées  : « Les malchanceux en amour ont de la chance au jeu ». Tomski les distrait avec une chanson. Puis Tchekalinski entame un air traditionnel sur le jeu. Alors qu'ils s'apprêtent à jouer, ils sont surpris de voir arriver Hermann, délirant et éperdu. Yeletski sent qu'une confrontation se prépare et demande à Tomski d'être son témoin si un duel devait avoir lieu. Hermann, absorbé par les paris, commence avec 40 000 roubles. Il mise sur le trois et gagne, effrayant les autres joueurs par son expression maniaque. Il mise sur le sept et gagne à nouveau. Pour fêter cela, il prend un verre de vin et déclare que la vie n'est qu'un jeu. Yeletski accepte de le défier au prochain tour. Hermann mise sur l'as mais Yeletski joue la carte gagnante  : la dame de pique. Hermann devient fou : il aperçoit le fantôme de la Comtesse et se tue au pistolet. Avant de mourir, il demande pardon à Yeletski et à Lisa. Les autres prient pour son âme tourmentée.

 

Théâtre Mariinsky

Le théâtre Mariinsky, aussi appelé théâtre Marie (en russe : Мариинский театр, de 1935 à 1992 appelé le Kirov), est une salle de spectacle de Saint-Pétersbourg en Russie, ainsi qu'une compagnie d’opéra, de ballet et de concerts.

Le théâtre a été construit comme l'un des théâtres de la troupe impériale. La troupe impériale de Saint-Pétersbourg a utilisé plusieurs théâtres : le théâtre de l'Ermitage (à partir de 1785), le théâtre impérial au Palais de Gatchina (depuis Paul Ier, à la fin du XVIIIe siècle, le théâtre Bolchoï Kamenny (1784-1886), le théâtre Alexandra (à partir de 1832, ensuite le théâtre est devenu dramatique), le théâtre Michel (à partir de 1833), le Théâtre-cirque (à partir de 1849).

Les mêmes acteurs ont travaillé sur toutes les scènes de ces théâtres, mais les orchestres étaient attachés à chaque théâtre.

Le Théâtre-cirque a brûlé en 1859, et à sa place on a construit un nouveau théâtre qui a reçu le nom de Mariinsky.

Le théâtre Mariinsky a été construit en 1860 par Alberto Cavos dans un style « Renaissance baroque » et nommé en hommage à Marie Alexandrovna, femme de l'empereur Alexandre II. Le théâtre fut ouvert au public le 2 octobre 1860 pour une représentation de l'opéra de Mikhaïl Glinka, Une vie pour le tsar.

Bientôt, il a été décidé de donner au théâtre de l'opéra, et un peu plus tard, à partir de Marius Petipa en 1870, de le consacrer aussi à des ballets. Le théâtre Mariinsky est devenu le théâtre d'opéra et de ballet. C'est là qu'eurent lieu les premières de nombreux opéras russes : Tchaïkovski, Rubinstein, Moussorgski, Borodine, Rimski-Korsakov, etc. C'est là que chantaient Fédor Chaliapine ou Sobinov3.

La salle a été construite sur la base d'une salle de spectacle existante qui abritait un cirque. Les architectes ont transformé la piste en parterre, modifié en profondeur les gradins et loges existantes, et supprimé une partie de ceux-ci pour construire une scène. De ce fait, la salle a une forme très originale, particulièrement large, qui conserve toutefois l'allure générale d'une salle à l'italienne en « U ». De fait, aucune scène au monde n'avait une telle largeur au moment où le Mariinsky a été construit[réf. souhaitée].

Petite cause, grands effets : très vite, les chorégraphes se sont rendu compte que cette largeur rendait caducs les formats d'occupation de scène qu'ils utilisaient jusqu'alors. Les chorégraphies traditionnelles semblaient vite ridicules au milieu de cette scène immense. Il a donc fallu inventer une nouvelle façon de penser l'occupation de la scène, ce qui provoqua une mutation profonde dans les chorégraphies.
Heures de gloire

Si le Mariinsky a toujours été constitué d'un doublet « lyrique plus danse », c'est surtout par son corps de ballet que le Mariinsky construisit sa réputation[réf. nécessaire], notamment sous l'impulsion de Marius Petipa, qui y créa plusieurs dizaines de chorégraphies, dont beaucoup sont encore dansées aujourd'hui.

La fin du XIXe siècle marque l'âge d'or de la compagnie, qui « invente » le ballet « à la russe », caractérisé par le spectaculaire et la durée des ballets, souvent supérieure à deux heures. Le Mariinsky est alors la référence mondiale de la danse[réf. souhaitée].

Toutefois, le corps de ballet reste une référence mondiale. Ainsi, l'orientation très moderniste prise par Michel Fokine, directeur du théâtre au début du XXe siècle, donnera naissance aux fameux Ballets russes, qui ne sont rien d'autre que le nom pris par la troupe du Mariinsky lors de ses premières tournées.

Ces tournées, organisées par Serge Diaghilev, présentent au monde entier les grands talents du Mariinsky de l'époque, et notamment Vaslav Nijinsky. Le triomphe des Ballets russes donne des idées d'indépendance aux vedettes de la troupe, qui quittent le corps de ballet officiel, tel Nijinsky qui rejoint à temps plein le projet de Diaghilev avant de fonder sa propre compagnie privée à Londres.

Quelques années plus tard, la Révolution russe provoque le déclin du Mariinsky, qui ne retrouva jamais son prestige, malgré la qualité jamais démentie de son école de danse.

Après la révolution de 1917, le théâtre a cessé d'être impérial et a acquis le statut d'auto-organisation. En 1920 il est rénommé en Théâtre d’État de l’opéra et ballet (en russe ГАТОБ ― GATOB) et en 1935, peu de temps après l’assassinat de Sergueï Kirov, chef communiste de Léningrad, son nom est attribué au théâtre. Le nom originel est restauré en 1992.

Les opéras des compositeurs étrangers ont été représentés plus souvent au Mariinsky que dans les autres théâtres musicaux du pays. En particulier, les années 1920 ont vu les premières sovietiques de Salomé (1924), Der ferne Klang (1925), Wozzeck (1927) et Rosenkavalier (1928). Vers le début des années 1930 le Mariinsky est à l’ombre du Théâtre Bolchoï, qui devient maintenant le théâtre de la cour protégé par les chefs communistes du pays. Les deux chef talentueux, Ari Pazovski et puis Boris Khaïkine sont déménagés à Moscou et y travaillent au Bolchoï.

Ainsi, tout au long du XXe siècle, le Mariinsky perd de son aura et a du mal à retenir les élèves qu'il forme, tels Rudolf Noureev, Natalia Makarova ou Mikhaïl Barychnikov. Certains choisissent de « trahir » pour rejoindre le Théâtre Bolchoï de Moscou (le rival historique, plus apprécié des autorités communistes que le Kirov du Léningrad d'alors). D'autres émigrent et quittent l'URSS pour vivre en Occident.

Le nouvel essor du Mariinsky commence à la fin des années 1980. En 1988 Valeri Guerguiev en devient chef principal, c’est à lui qu’on doit les festivals d’opéra consacrés à Modeste Moussorgski (1989), Piotr Tchaïkovski (1990), Sergueï Prokofiev (1991) et Nikolaï Rimski-

Depuis la fin du régime communiste, le Mariinsky cherche à se moderniser à grande vitesse pour conserver son rang et empêcher la fuite de ses vedettes, attirées par les salaires et les conditions de travail que leur proposent les grandes troupes occidentales.

Le changement est en route, et le directeur actuel du Théâtre, Valery Gergiev, chef d'orchestre mondialement connu, se bat pour rétablir le Mariinsky parmi les meilleures scènes du monde.

De fait, la renaissance du Mariinsky se fait essentiellement aujourd'hui par le lyrique grâce à la personnalité de Valery Gerguev. Il est notamment à l'origine du festival des Nuits blanches de Saint-Pétersbourg, qui devient d'année en année un événement de plus en plus remarqué dans le monde artistique et qui rencontre un très grand succès auprès du public international.

Sur le plan architectural, les projets du Mariinsky sont immenses et à la hauteur des ambitions artistiques : construction de deux salles neuves supplémentaires, dont une dédiée aux concerts. Ces projets ont été confiés à deux cabinets d'architectes français (Fabre & Speller, Dominique Perrault), à la suite de concours internationaux.

Du point de vue de la danse, on assiste également à l'émergence d'une nouvelle génération de ballerines, telles Evguenia Obraztsova, Viktoria Terechkina et Alina Somova, dans la droite ligne des étoiles de la compagnie : Ouliana Lopatkina, Diana Vichneva. Le rayonnement de la danse russe retrouve ainsi une ampleur internationale, les danseurs de la compagnie - comme les chorégraphes - étant invités aux quatre coins du monde notamment France, Italie, États-Unis et Japon).

 

  • Teatralnaya square, 1, Saint-Pétersbourg, 190000
  • web

Valery Gergiev

Valery Gergiev est un des chefs d’orchestre les plus charismatiques de notre époque. Initié à la musique par le piano, il étudie la direction d’orchestre au Conservatoire de Léningrad (Saint-Pétersbourg) dans la classe du célèbre pédagogue Ilya Musin. Après un début sur la scène de l’Opéra Kirov (aujourd’hui le Théâtre Mariinsky), il y est nommé chef assistant de Yuri Temirkanov, et peu après il débute une carrière internationale qui prend rapidement son envol et le mène sur les scènes les plus prestigieuses, de Londres à New York, en passant par Vienne et Paris.

Depuis 1988, alors âgé de seulement 35 ans, il est à la tête du Théâtre Mariinsky, dont il a considérablement élargi et modernisé le répertoire : les classiques du répertoire lyrique (Mozart, Verdi, Puccini, Richard Strauss, Britten) côtoient les créations et les grandes pages du répertoire russe (Moussorgski, Tchaïkovski, Chostakovich, Prokofiev), sans oublier les compositeurs incontournables du XXe siècle (Messiaen, Dutilleux, Gubaidulina ou Giya Kancheli).

Valery Gergiev continue à diriger plus de 200 concerts par an, ainsi que des festivals en Russie et ailleurs (Stars des Nuits blanches de Saint-Pétersbourg), participe aux jurys de différents concours et s’engage auprès des jeunes interprètes et compositeurs. Très exposé médiatiquement, il a été nommé Artiste de l’UNESCO pour la paix, a pris position dans des conflits politiques (le conflit entre la Russie et l’Ossétie du Sud), mais s’est également impliqué dans différents projets à vocation sociale liés à la musique (Building on Excellence: Orchestras for the 21st century au Royaume-Uni). Il a reçu de nombreuses récompenses pour l’ensemble de sa carrière.

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