Valery Gergiev / Prokofiev Strauss Tchaikovsky

Gasteig München ClassicAll 72

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Sergei Prokofiev: Roméo et Juliette, suite no.1 op.64bis
Sergei Prokofiev: Roméo et Juliette, suite no.2 op.64ter
Richard Strauss: Don Juan op.20
Piotr Ilyich Tchaikovsky: Symphonie no.6 en Si mineur op.74 "Pathétique"

Mûnchner Philharmoniker
Valéry Gergiev, direction

 

Roméo et Juliette est un ballet de Sergueï Prokofiev, en trois actes, composé en 1935, peu après le retour du compositeur en Union soviétique, et basé sur la pièce éponyme de William Shakespeare.

La création du ballet fut difficile. L'œuvre est une commande de 1934 du Kirov de Leningrad, mais lorsque Prokofiev proposa le thème de Roméo et Juliette, le théâtre refusa. Prokofiev signa alors un contrat avec le Bolchoï pour la représentation du ballet, mais là encore les choses se passèrent mal. Une fois la partition achevée, à l'été 1935, les danseurs déclarèrent le ballet indansable, notamment à cause de la complexité rythmique et de passages jugés inaudibles. Prokofiev retravailla alors sa partition en 1936 pour en tirer deux suites pour orchestre symphonique en sept mouvements, ainsi qu'une transcription pour piano. Une troisième suite fut écrite en 1946.

Le ballet ne fut finalement créé qu'en 1938 à Brno en République tchèque, où il fut très bien accueilli, puis suivit une première russe en 1940 au Kirov (chorégraphie de Léonide Lavrovski), et au Bolchoï en 1946. Une version a été créée pour le ballet de l'Opéra de Paris le 19 octobre 1984 qui présente depuis, fréquemment cette production.

C'est une de ses œuvres les plus appréciées en raison de la haute inspiration mélodique, de la grande variété rythmique et du caractère mémorable des thèmes principaux (la célèbre et sinistre « Danse des chevaliers » et ses diverses variations ; le délicat et foisonnant thème de Juliette).

 

Don Juan op. 20 est un poème symphonique écrit par Richard Strauss en 1888-1889.

Chronologiquement, l'œuvre est l'une des premières pièces symphoniques du musicien, inaugurant une série de pièces symphoniques à programme (dont Mort et transfiguration et Ainsi parlait Zarathoustra), qu'il compose bien avant ses opéras majeurs. Elle a été écrite un an après sa première rencontre avec Pauline de Ahna, qui deviendra sa femme en 1894.

La première eut lieu au théâtre de la Cour grand-ducale de Weimar le 11 novembre 1889 sous la direction du compositeur. L'œuvre du musicien qui venait d'atteindre ses 25 ans, a immédiatement un grand succès et fil objet d'éloges de la part du chef d'orchestre Hans von Bülow et de Cosima Wagner.

Cette musique reprend des vers de Nikolaus Lenau sur Don Juan dont des extraits figurent en exergue de la partition. L'œuvre littéraire resta inachevée, le poète sombrant peu après dans la folie.

L'œuvre est d'une seule pièce et son exécution dure environ un peu plus de quinze minutes. La première partie, joyeuse, décrit le caractère du héros. Le thème de la partie médiane, joué au hautbois, décrit une scène amoureuse. La troisième partie se termine par un long crescendo interrompu par un silence, symbolisant la mort de Don Juan.

 

La Symphonie no 6 en si mineur, opus 74, de Piotr Ilitch Tchaïkovski, fut composée entre février et août 1893.

« Je pense qu'il me sera donné d'écrire une symphonie exemplaire: probablement je me battrai jusqu'au dernier souffle pour atteindre la perfection sans jamais y réussir »1. C'est ce qu'écrit en 1891 Tchaïkovski voulant sans regarder le prix à payer, immédiatement réaliser cette idée exprimée dans une autre lettre. « Il me vint à l'idée une autre symphonie, cette fois avec un programme restant inconnu de tous, à moins que quelqu'un ne puisse le deviner: l'œuvre sera appelée « une symphonie à programme ». Ce programme est plein d'émotions subjectives, et lors de mon dernier voyage, pendant que j'y pensais, bien souvent j'ai pleuré. Maintenant, de retour à la maison, en moins de quatre jours, j'ai conçu la mise en place du premier mouvement comme aussi j'ai très clairement dans l'esprit la structure globale. Il y aura beaucoup de nouveautés dans cette symphonie en termes de forme »2. Tout cela est dit dans une lettre à son neveu, puisque les relations avec Nadejda von Meck avaient été rompues. Ainsi, Tchaïkovski a commencé à travailler à la composition d'une nouvelle symphonie. « Plus je travaille à l'orchestration, plus je la trouve difficile. Il y a vingt ans, j'aurais terminé plus tôt, sans y penser si fortement, et je m'en serais bien sorti. Maintenant, je suis devenu un vieil homme, sans foi en lui-même. Pendant deux jours entiers j'ai "fait cuire à feu doux" deux pages. Je n'avance pas comme je voudrais, mais je n'abandonne pas »2.

Tchaïkovski a commencé les esquisses, le 16 février [a.s. 4 février] 1893. L'orchestration a été achevée en août. Avec quelques doutes quant au finale, Tchaïkovski a décidé de faire en privé une lecture pour une exécution "portes fermées" le 21 octobre [a.s. 9 octobre] 1893 par un orchestre composé d'étudiants du Conservatoire sous la direction de Vassili Safonov (1852-1918), pianiste, chef d'orchestre, professeur et directeur du Conservatoire de Moscou, estimé par le compositeur.

Le 28 octobre [a.s. 16 octobre] 1893, Tchaïkovski en personne a dirigé la première dans la salle de réunion des seigneurs de Saint-Pétersbourg. Le programme comprenait des œuvres de Laroš et Mozart ainsi que le Concerto pour piano no 1 de Tchaïkovski avec Adele Aus der Ohe (1864-1937) comme soliste, qui a également joué quelques pièces pour piano seul, et enfin la Rhapsodie espagnole de Liszt.

L'accueil a été chaleureux soit en raison de la direction du compositeur soit en raison du finale particulièrement adapté pour déclencher les applaudissements de l'auditoire. L'auteur en est sorti bouleversé, puis est allé avec Alexandre Glazounov à un repas rituel avec des amis au Grand Hôtel.

Deux jours plus tard, il a envoyé la partition à son éditeur pour la publication, en lui demandant de mettre en première page la dédicace à son neveu Vladimir Davydov. La symphonie a été publiée en 1894 avec le titre de Pathétique.

La symphonie a été jouée une seconde fois, après la mort du compositeur, qui est survenue le 6 novembre [a.s. 25 octobre] 1893, lors d'une soirée qui en fait a revêtu le caractère d'un hommage. Elle a alors obtenu un franc succès. C'était le 18 novembre [a.s. 6 novembre] 1893 avec comme chef Eduard Franzevič Nápravník (1839-1916), compositeur et ami de Tchaïkovski, qui avait également créé les opéras la Pucelle d'Orléans, La Dame de pique et Iolanta. La symphonie n'a cessé de gagner en renommée avec le temps.

Premier mouvement

Le premier mouvement est de forme sonate avec une introduction lente (mes. 1-18), une exposition composée de deux groupes thématiques (mes. 19-88 et 89-160), une section de développement (mes. 161-248), une reprise (mes. 249-334) et une coda (mes. 335-354).

L'introduction ouvre sur un thème présenté par le basson accompagné par les cordes, créant une atmosphère sombre. Ce thème est formé répéter la répétition en progression d'une cellule mélodique sur laquelle est basé sur le thème principal du mouvement, exposé dans l'Allegro non troppo par les altos accompagnés des violoncelles. Le thème est développé par l'orchestre à jusqu'à un bref solo des altos qui conclut le deuxième groupe, une tendre mélodie en ré majeur exposée par les premiers violons et altos en sourdine. Il doit être joué selon les indications de la partition données par le compositeur: Teneramente, molto cantabile, con espansione. Après un épisode de transition en forme de canon, le deuxième thème est répété par tous les violons et altos sans sourdines, accompagnés par l'orchestre dans son ensemble. Après un autre épisode de transition de caractère lyrique, la mélodie est répétée encore, fois ppp et dolcissimo, par la clarinette solo, pour ensuite s'apaiser sur un pppppp du basson.

L'allegro vivo commence par un fortissimo inattendu et constitue la section de développement du mouvement. C'est une page dramatique et impétueuse, basée principalement sur le premier thème. À la mesure 190, cependant, les trompettes exposent fff - Marcato un fragment du deuxième thème, rapidement englouti par le tourbillon général. À ce stade, sur l'ostinato des violoncelles s'insère un choral des cuivres extrait de la liturgie orthodoxe, intitulé «Dormir avec les Saints », qui alterne avec des motifs introduits par les bois, altos et violoncelles et qui arrive à un nouveau crescendo aboutissant à la reprise fff du thème principal du mouvement. Après la réexposition en si majeur du deuxième thème, le mouvement se termine par une coda basée sur une grande gamme descendante, jouée par les cordes pizzicato, et sur lequel repose un nouveau choral des instruments à vent.

Ce premier mouvement de la symphonie, qui est aussi le plus long, dure environ 20 minutes.

Deuxième mouvement

Le deuxième mouvement est caractérisé par la mesure inhabituelle de 5/4. Inutile de dire que c'est la première fois que cette mesure est utilisée dans une symphonie (tandis que le domaine de l'opéra, elle avait été utilisée par exemple par François-Adrien Boieldieu dans une aria de La Dame Blanche). Tchaïkovski adopte un regroupement 2 + 3 fois des temps de la mesure, qui donne l'impression d'une valse. D'un point de vue formel, le mouvement a la structure ABA d'un scherzo, auquel Tchaïkovski ajoute une coda basée sur les deux parties de la composition. Avec un tempo pas trop vite, ce mouvement appartient au genre scherzos avec tempo modéré. Le caractère de la partie A est bien décrit dans les indications de tempo Allegro con grazia, et en effet le mouvement commence comme une détente après le drame du premier mouvement. La partie B en si mineur (qui, dans les scherzos, est appelée «Trio»), apporte à la symphonie une atmosphère de mélancolie et de tristesse. Pendant toute la durée du trio, la mélodie est basée sur une formule rythmique d'une mesure répétée sans cesse à des degrés divers de la gamme et accompagnée par une basse obsédante faite la répétition constante du ré noire joué par les bassons, timbales et contrebasses (exactement 208 mesures). Après un épisode de transition où alternent les cellules thématiques du trio et de la première mesure du mouvement, il y a une reprise de la partie A. La coda commence avec une phrase singulière de huit mesures, dans laquelle une gamme ascendante en ré majeur des cordes accompagne une gamme descendante des cuivres jouée en notes longues (deux par mesure). Après une alternance des deux motifs principaux, le mouvement se termine sur un accord pianissimo donné par les instruments à vent.

Certains ont décrit cet mouvement comme « un sourire entre les larmes ».

Troisième mouvement

Le troisième mouvement est un scherzo basé sur un dialogue entre les cordes et les vents, avec l'introduction du thème de tout le mouvement par le hautbois. Le rythme devient de plus en plus impétueux, avec une puissance sonore croissante due particulièrement aux cuivres.

Quatrième mouvement

La symphonie se termine par un Adagio lamentoso. La désolation résignée de la mélodie va en décroissant chez les cordes, qui devient encore plus tourmentée grâce à la participation des quatre groupes d'instruments, à laquelle répond le son apaisé de la flûte et du basson qui introduisent immédiatement le climat de ce mouvement.

Elle fut surnommée « Pathétique » (Патетическая en russe) par Modeste Tchaïkovski, le frère du compositeur, en raison du caractère extrêmement tourmenté de l'œuvre. Son frère ayant proposé le sous-titre initial « Tragique », Tchaïkovski le rejeta, avant d'accepter le sous-titre « Pathétique ». En outre, Tchaïkovski avoua, dans une lettre à son frère, avoir beaucoup pleuré en composant cette symphonie. Détail notable, cette symphonie est la première à terminer par un mouvement lent : Adagio lamentoso (si l'on excepte la Symphonie no 45 « Les Adieux » de Haydn qui se termine aussi par un Adagio mais qui se justifie non par choix esthétique comme ici mais pour incorporer le fameux « gag » final : les musiciens quittant l'orchestre les uns après les autres jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le premier violon), ce qui renforce encore le côté pathétique de l'œuvre et le sentiment de désespoir. La mort soudaine du compositeur la même année, quelques jours après avoir dirigé la création de cette symphonie, fit courir la rumeur qu'il y avait, comme Mozart, composé son propre requiem. La citation de la messe pour les morts de l'Église orthodoxe dans le premier mouvement est un des éléments qui appuient cette thèse.

La sixième symphonie est dédiée à Vladimir Davydov (le neveu du compositeur) et son exécution dure environ 45 minutes. Pour les extrêmes, l'enregistrement de Léonard Bernstein en 1961 avec l'Orchestre philharmonique de New York dure 58 minutes, et celui d'Oskar Fried en 1931 est bouclé en 39 minutes3.

La première représentation eut lieu à Saint-Pétersbourg le 28 octobre 1893 sous la direction du compositeur lui-même. L'accueil du public fut cependant très mitigé. Ce n'est que trois semaines plus tard, sous la baguette de Eduard Nápravník que la Pathétique connut le véritable succès. Malheureusement, entre-temps Tchaïkovski était mort.

On notera qu'en août 1893, Tchaïkovski arrangea une version de sa sixième symphonie pour deux pianos (quatre mains).

Gasteig München

Le Gasteig est un centre culturel de Munich. Il comporte notamment une salle de concert, la Philharmonie du Gasteig, où se produit l’Orchestre philharmonique de Munich. Il est également le siège du conservatoire Richard-Strauss, d’une université populaire et des bibliothèques municipales, et accueille une partie des projections du Festival du film de Munich.

Le centre est géré par Gasteig München GmbH, une société à responsabilité limitée filiale de la ville de Munich.

Le nom vient du « chemin escarpé » (gachen Steig) qui reliait l’emplacement de l’actuel Ludwigsbrücke à l’église Saint-Nicolas ; une voie proche est appelé Am Gasteig.
Histoire

L’Odéon et la Tonhalle ayant été détruits lors des bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale, l’Orchestre philharmonique de Munich se retrouve sans résidence après la guerre. La bibliothèque municipale (Stadtbibliothek) et l’université populaire (Münchner Volkshochschule) ont également perdu leurs locaux.

En 1969 est conçu le projet d’un centre culturel réunissant ces institutions sous un même toit. La zone dite du Gasteig est choisie pour l’accueillir.

La ville de Munich organise en 1971–1972 un concours d’architectes que remportent le cabinet Raue, Rollenhagen und Lindemann. La première pierre est posée en 1978 par le maire supérieur Georg Kronawitter. Des changements de plans et divers problèmes ralentissent le chantier et accroissent le budget, qui atteint 372 millions de Deutsche Mark en 1980.

La construction est suffisamment avancée en 1984 pour permettre l’installation de la bibliothèque municipale de Munich, de l’université populaire de Munich et du conservatoire Richard-Strauss, ainsi que l’organisation de représentations dans la petite salle des concerts. Le 10 novembre 1985, le Gasteig est inauguré par un concert de l’Orchestre philharmonique de Munich dirigé par son directeur général de la musique, Sergiu Celibidache.

  • Gasteig München GmbH Rosenheimer Strasse 5 81667 Munich, Allemagne
  • web

Valery Gergiev

Valery Gergiev est un des chefs d’orchestre les plus charismatiques de notre époque. Initié à la musique par le piano, il étudie la direction d’orchestre au Conservatoire de Léningrad (Saint-Pétersbourg) dans la classe du célèbre pédagogue Ilya Musin. Après un début sur la scène de l’Opéra Kirov (aujourd’hui le Théâtre Mariinsky), il y est nommé chef assistant de Yuri Temirkanov, et peu après il débute une carrière internationale qui prend rapidement son envol et le mène sur les scènes les plus prestigieuses, de Londres à New York, en passant par Vienne et Paris.

Depuis 1988, alors âgé de seulement 35 ans, il est à la tête du Théâtre Mariinsky, dont il a considérablement élargi et modernisé le répertoire : les classiques du répertoire lyrique (Mozart, Verdi, Puccini, Richard Strauss, Britten) côtoient les créations et les grandes pages du répertoire russe (Moussorgski, Tchaïkovski, Chostakovich, Prokofiev), sans oublier les compositeurs incontournables du XXe siècle (Messiaen, Dutilleux, Gubaidulina ou Giya Kancheli).

Valery Gergiev continue à diriger plus de 200 concerts par an, ainsi que des festivals en Russie et ailleurs (Stars des Nuits blanches de Saint-Pétersbourg), participe aux jurys de différents concours et s’engage auprès des jeunes interprètes et compositeurs. Très exposé médiatiquement, il a été nommé Artiste de l’UNESCO pour la paix, a pris position dans des conflits politiques (le conflit entre la Russie et l’Ossétie du Sud), mais s’est également impliqué dans différents projets à vocation sociale liés à la musique (Building on Excellence: Orchestras for the 21st century au Royaume-Uni). Il a reçu de nombreuses récompenses pour l’ensemble de sa carrière.

Münchner Philharmoniker

Fondé en 1893, l'Orchestre philharmonique de Munich (Münchner Philharmoniker) est alors le seul orchestre permanent entièrement consacré au concert dans la capitale bavaroise. Il porte d'abord le nom de Kaim-Orchester, référence à son fondateur Franz Kaim, qui fait construire pour l'orchestre la salle où il donne ses concerts, inaugurée en 1895. En 1908, il devient Orchestre du Konzertverein de Munich (Orchester des Münchner Konzertvereins) et, en 1924, adopte son nom actuel. Depuis 1985, il dispose d'une nouvelle salle, la Philharmonie am Gasteig.

Les premiers chefs se sont succédé rapidement : Hans Winderstein (1893-1895), qui dirige le premier concert de l'orchestre, le 13 octobre 1893, Herman Zumpe (1895-1897), Ferdinand Löwe (1897-1898). Felix Weingartner est le premier chef qui parvienne à imposer sa marque (1898-1905) ; il est suivi de Georg Schnéevoigt (1905-1908). Gustav Mahler crée avec cet orchestre sa Quatrième Symphonie, le 25 novembre 1901, et sa Huitième Symphonie « Des Mille », le 12 septembre 1910 ; six mois après sa mort, Bruno Walter y crée, le 20 novembre 1911, Le Chant de la Terre. Ferdinand Löwe et Paul Prill (1908-1914) puis Hans Pfitzner (1919-1920) se succèdent au pupitre avant que l'orchestre ne connaisse une deuxième étape importante dans son évolution, sous la baguette de Siegmund von Hausegger (1920-1938). L'Orchestre philharmonique de Munich est alors considéré comme l'un des meilleurs ensembles allemands, notamment pour la musique de Bruckner, dont il fait connaître les versions originales de ses symphonies. Oswald Kabasta (1938-1945) s'inscrit dans la même ligne. Hans Rosbaud (1945-1948) ouvre le répertoire à la musique du xxe siècle. Fritz Rieger (1949-1967) cultive davantage la tradition romantique. Avec Rudolf Kempe (1967-1976), l'orchestre entre dans une période de renouveau (modernisation du style d'exécution, ouverture du répertoire) qui prend son plein essor sous la direction exigeante de Sergiù Celibidache (1979-1996). Son successeur, en 1999, est l'Américain James Levine. Christian Thielemann prend sa relève de 2004 à 2012, suivi par Lorin Maazel.

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