Vincenzo Bellini / I Puritani

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Vincenzo Bellini: I Puritani
édition critique de Fabrizio Della Seta

Diana Damrau (Elvira)
Javier Camarena (Arturo)
Ludovic Tézier (Riccardo)
Nicolas Testé (Sir Giorgio)
Annalisa Stroppa (Erichetta di Francia)
Miklós Seestyén (Valton)
Antonio Lozano (Bruno Robertson)

Chœurs du Teatro Real
Andrés Máspero (chef de chœur)

Orchestre du Teatro Real
Evelino Pidò (direction musicale)
Emilio Sagi (mise en scène)
Daniel Bianco (décors)
Peppispoo (costumes)
Eduardo Bravo (lumières)

Bellini composa son dernier opéra en neuf mois, alors qu'il s'était installé en France, à Puteaux, d'avril 1834 à janvier 1835 ; une gestation d'une pareille durée était extraordinairement longue pour l'époque. Durant cette période, la dramaturgie subit des transformations radicales, et le compositeur guida pas à pas le travail de l'inexpérimenté librettiste.

Initialement structuré en deux actes, l'opéra fut subdivisé en trois actes peu avant la première représentation. À cette occasion, sur les conseils de Rossini, Bellini ajouta un duo entre Giorgio et Riccardo, comme final du nouveau second acte en remplacement d'un court récitatif.

À la veille de la première représentation, la longueur excessive du spectacle imposa la coupure de 3 grands morceaux, aujourd'hui souvent repris à l'occasion d'une nouvelle mise en scène.

La première représentation eut lieu au Théâtre-Italien de Paris le 25 janvier 1835, où il reçut un accueil triomphal.

L'opéra sera repris chaque saison à Paris et à Londres, toujours avec la même distribution, devenant le légendaire quatuor des Puritains.

Il existe une version alternative, composée pour Maria Malibran et destinée au Teatro San Carlo de Naples, version qui, outre l'absence du duo entre Giorgio et Riccardo, présente plusieurs différences mineures, particulièrement dans la tonalité et dans les lignes mélodiques, dues à la différence de la distribution des rôles avec Elvira mezzo-soprano et Riccardo ténor. Cette version ne fut jamais montée au cours du XIXe siècle, mais ne fut représentée que le 2 avril 1986, au Teatro Petruzzelli de Bari.


L'action se déroule près de Plymouth, en Angleterre au cours du XVIIe siècle, à l'époque d'Oliver Cromwell. L'histoire d'amour se noue lors d'une rencontre entre ennemis politiques, un partisan des Puritains et celui des Stuart, après la décapitation du roi Charles Ier.

Acte I
La forteresse de Plymouth : la nouvelle qu'Elvira Valton va épouser Arturo Talbot attriste sir Riccardo Forth, à qui Gualtiero Valton avait un temps promis la main de sa fille.

Alors que tout est prêt pour la cérémonie, Arturo, partisan des Stuarts, reconnaît dans une mystérieuse prisonnière la reine déchue, Henriette de France (Marie Henriette de Bourbon), qu'il doit accompagner au tribunal.

En la faisant passer pour son épouse grâce à un voile qu'Elvira, par jeu, lui a posé sur la tête, Arturo réussit à sauter le mur avec la prisonnière. Avant de s'enfuir, le couple tombe sur Riccardo, qui les laisse partir, bien heureux de se libérer de son rival.

À la nouvelle que son promis s'est enfui avec une dame, Elvira perd la raison.

Acte II
Dans une salle du château, le bon oncle Giorgio raconte avec douleur à l'assistance la folie d'Elvira. Peu après, la jeune fille paraît, délirante et réclamant son aimé, Arturo.

Giorgio tente de convaincre Riccardo de ne pas traduire le rival devant le tribunal, puisqu'il n'est pas le seul responsable de la fuite d'Enrichetta.

L'occasion du règlement de comptes sera plutôt la bataille imminente entre Puritains et Stuarts.

Acte III
La scène se déroule dans un jardin empli de bosquets, proche de la maison d'Elvira. Sous un ouragan épouvantable, le fugitif Arturo, traqué par les soldats puritains, tente de rejoindre la maison de son aimée, dont il entend au loin la voix entonner leur chant d'amour.

Arturo lui répond avec la même mélodie, et finalement Elvira le reconnaît et le rejoint. L'émotion est telle qu'elle fait vaciller sa raison. Mais la paix est de courte durée : l'armée fait irruption, interrompt et encercle les deux amoureux.

Pour Arturo, la condamnation à mort a déjà été prononcée, quand une sonnerie de trompettes annonce la défaite définitive des Stuarts.

Pour célébrer la victoire, Cromwell prononce une amnistie : les tribulations d'Arturo et d'Elvira sont enfin terminées.

Teatro Real Madrid

Le Teatro Real (siège de l'opéra de Madrid), projet de l'architecte de la ville Antonio López Aguado sous le règne d'Isabelle II, est inauguré en 1850. Situé à proximité de Sol, en 1977 le bâtiment est classé monument national et, au fil des ans, on envisage la possibilité de redonner au théâtre son activité d'origine. Ainsi, en 1997, il redevient la scène madrilène des spectacles de bel canto.

Les années fastes de l'opéra (marquées notamment par la visite en 1863 de Verdi venu y présenter son dernier opéra La forza del destino), de son inauguration en 1850 jusqu'en 1925, prennent fin lorsque le théâtre doit fermer ses portes à cause de dégâts occasionnés au bâtiment par le percement du métro de Madrid.

Rouvert en 1966 comme lieu de concert et d'événements musicaux, il accueille dans ses murs le Concours Eurovision de la chanson 1969. Des travaux de rénovation entrepris au milieu des années 1990 lui ont permis de renouer avec sa vocation de salle d'opéra. Depuis 1997, le Teatro Real a retrouvé son lustre d'antan et la réputation d'excellence qui était la sienne au XIXe siècle. L'orchestre dans la fosse est l'Orchestre symphonique de Madrid.

Après une proposition faite en 2008, la direction artistique a été confiée à Gerard Mortier qui entre en fonction à partir de 2010 pour cinq saisons.

En ce qui concerne le bâtiment, c'est un mélange d'architecture dont la scène est le véritable joyau, avec ses 1 472 mètres carrés. Elle permet des changements de décors complexes grâce à ses 18 plateformes articulées qui offrent de multiples combinaisons pour la scène et la fosse de l'orchestre. Le théâtre dispose d'une capacité d'entre 1 748 et 1 854 places en fonction des besoins du montage, distribuées sur 28 loges à plusieurs étages, ainsi que huit proscenium et la Loge Royale, deux fois plus haute.

Le seul étage exclusivement consacré au public s'appelle « La Rotonda » et fait le tour complet du bâtiment.  On y trouve quatre grands salons décorés dans différents tons avec des objets du patrimoine national et du musée du Prado.  De même, les lampes ont été fabriquées spécialement pour le théâtre à la Fábrica Real de La Granja.

  • Plaza Isabel II, s/n, 28013 Madrid, Espagne
  • web

Emilio Sagi

Emilio Sagi étudie la philosophie et la littérature à Oviedo, puis la musicologie à Londres. À Madrid, il devient directeur du Teatro de la Zarzuela puis directeur artistique du Teatro Real. Depuis 2008, il est directeur artistique du Teatro Arriaga de Bilbao.

Il dirige des œuvres allant de l’opéra baroque aux partitions contemporaines, mais aussi des zarzuelas. Il crée sa première mise en scène à Oviedo avec La Traviata puis signe Il viaggio a Reims donné chaque année au Festival Rossini de Pesaro et remporte le prix lyrique du Teatro Campoamor pour Il barbiere di Siviglia, présenté au Teatro Real, en 2005. Récemment, il signe Tancredi, Lady be good ! / Luna de miel en el Cairo, Luisa Fernanda ou encore Le nozze di Figaro.

En projet: divers opéras et zarzuelas aux Opéras de Monte-Carlo, Los Angeles, Rome, San Francisco ainsi qu’à Saint-Pétersbourg, Santiago du Chili, Barcelone, Bilbao, Madrid et Oviedo.

Evelino Pidò

Le chef d’orchestre italien Evelino Pidò est né à Turin. Il est issu d’une famille d'artistes, quoique la grande passion familiale soit plutôt la peinture. Toutefois, son père remarque rapidement ses aptitudes musicales, et il commence à suivre des cours de basson au Conservatoire de Turin à l’âge de onze ans. Il se montre très précoce, et dès l’âge de dix-sept ans, il remporte un prix qui lui vaut une place à l’Orchestre de la Scala. Une fois à Milan, il ne tarde pas à s’essayer à la direction avec des ensembles de musique de chambre. C’est ainsi qu’il attire l’attention de Claudio Abbado, qui lui conseille d’aller développer ses talents de chef d’orchestre à l’Académie de Musique de Vienne, d’où il est lui-même diplômé. Peu après la fin de ses études, il commence à diriger ses premiers orchestres, en 1984.

C’est le compositeur italo-américain Gian-Carlo Menotti qui lui offre le tremplin vers sa carrière internationale. Celui-ci a créé le Festival des Deux Mondes, prenant place dans chacun de ses deux pays d'origine, avec une édition à Spoleto (Italie) et une autre à Charleston (Etats-Unis), et il est désireux d’en faire un festival des Trois Mondes, en lançant une nouvelle antenne à Melbourne (Australie) en 1986. Menotti ayant admiré les talents de chef de Pidò dans une Traviata (Verdi), il lui offre d’y diriger Madame Butterfly (Puccini) dans une mise en scène de Ken Russell. C’est un succès, et il retourne en Australie pour les quatre saisons suivantes, y compris à l’Opéra de Sydney en 1987 dans Simon Boccanegra (Verdi).

Il s’impose peu à peu comme l’un des plus grands chefs dans le répertoire du bel canto. Ainsi, il dirige un opéra de Rossini rarement donné, Zelmira, à l’Opéra de Rome en 1989. Par la suite, il fait ses débuts à Covent Garden en 1993 dans Le Barbier de Séville de Rossini, puis à l’Opéra de Paris en 1996 dans Les Capulet et les Montaigu de Bellini dans la mise en scène de Robert Carsen, à l’Opéra de Lyon dans L’Elixir d’amour de Donizetti, puis au Metropolitan en 1999, de nouveau dans L’Elixir d’amour, avec Roberto Alagna en Nemorino et Angela Gheorghiu en Adina. Il entretient une relation privilégiée avec l’Opéra de Lyon, où il dirige de nombreux opéras belcantistes, souvent en version de concert, comme La Cenerentola de Rossini en 2000, Lucia di Lammermoor de Donizetti en 2002, Roberto Devereux de Donizetti en 2005 ou La Somnambule de Bellini en 2006. Sans doute grâce à sa proximité avec l’Opéra de Lyon qu'elle partage, il est l’un des chefs les plus prisés par Natalie Dessay, qu’il dirige notamment dans le rôle-titre de Lucia di Lammermoor en 2006. En 2008, il reprend la mise en scène des Capulets et des Montaigus à Bastille, dans laquelle il y fit ses débuts avec Anna Netrebko et Patrizia Ciofi dans le rôle de Juliette et Joyce DiDonato dans le rôle de Roméo. En 2009, il retourne au Metropolitan dans la Somnambule avec Natalie Dessay dans le rôle-titre et Juan Diego Florez en Elvino. En 2010, il dirige de nouveau Natalie Dessay dans La Somnambule à Bastille. En 2011, il fait ses débuts à l’Opéra de Vienne dans Anna Bolena de Donizetti, la reine malheureuse y étant incarnée par Anna Netrebko. Il est au Liceu en juin 2015 dans La Traviata (Verdi), puis à l’Opéra d’Etat de Vienne en septembre dans Rigoletto (Verdi). Il dirige Sémiramide de Rossini en octobre en version concert à l'Opéra de Lyon et à l'Opéra de Marseille. En juin 2016, il se rend pour la première fois au Teatro Real de Madrid pour diriger Les Puritains de Bellini.

En septembre 2016, il se rendra à Vienne pour diriger La Fille du régiment (Donizetti) , Simon Boccanegra (Verdi), puis Don Pasquale en octobre. En novembre, il dirigera Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach à Coven Garden. Il retournera ensuite à Vienne pour diriger Macbeth de Verdi en décembre et l'Italienne à Alger en mars 2017. Il terminera sa saison à la Scala en juin, où il dirigera La Bohème de Puccini.

  • Chef d'orchestre

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