Nuit Magic Malik / Royaumont 2016

Abbaye de Royaumont Jazzee 169

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Magic Malik, flûte et voix
Prabhu Edouard, tabla
Pauline Sikirdji, mezzo-soprano
Maya Villanueva, soprano
Illya Amar, percussions

Acte 1 : Seul avec vous Magic Malik
Acte 2 : Odes et incantations rythmiques

« Ce temple délicat, nul ne le sait, est l'image mathématique d'une fille de Corinthe que j'ai heureusement aimée… je vais le comparer à quelque chant nuptial mêlé de flûtes, que je sens naître de moi-même. » Cette image de l'architecture comme chant de la sensualité, Paul Valéry l'écrit (Eupalinos ou l'architecte). Magic Malik la vit musicalement. Son temple peut être grec ou indien. Pour qui devient peu à peu familier de la musique de Malik, structure et sensualité ne sont pas dissociées, et composition lucide et profération de sybille ou de chamane vont de pair. Le monde entier et l'ici sont liés par sa flûte et par sa voix.
Magic Malik a invité un autre architecte nomade et expérimentateur passionné, Prabhu Edouard. Sa maîtrise rythmique de l’arborescence des tâlas (rythmes) indiens, alliée à son insatiable curiosité pour les musiques et le monde, de même que sa générosité et son humanisme souriant intrinsèques à son attitude artistique, ouvrent au travers de ses compositions de nouvelles perspectives au temple des musiques indiennes, des musiques en général.
Le concert débute par un solo de flûte en polyphonie. Puis la rencontre entre l’univers de Malik et de Prabhu, élabore une musique unique pensée autour du solo de tabla. Vibraphone et voix lyriques s’ajoutent à la flûte, mêlant de façon inédite monodies et polyphonies, où les Lahera (mélodies répétitives) et le langage des tablas, invitent aux incantations divines.
Et lorsque Malik parle dans sa flûte tout en la jouant ou que Prabhu déclame ses rythmes que ses doigts font résonner, n'y voyez pas autre chose que l'éternelle profération divinatoire des voix et des tambours des pythies, sybilles et chamanes inspirés. Nous croyons qu'ils prédisent un futur indistinct, mais ils disent notre présent, que nous comprenons sans le comprendre.

 

Abbaye de Royaumont

L’abbaye de Royaumont fut fondée en 1228 par Louis IX – futur Saint Louis – avec le soutien de sa mère Blanche de Castille. Richement dotée par le roi qui aimait à s’y retirer, elle connut au XIIIe siècle un grand rayonnement. Dès 1246, elle se dotait d’un « studium theologiae » qui fut confié à un dominicain, Vincent de Beauvais.
« Lector » à l’abbaye et précepteur des enfants royaux, Vincent de Beauvais était aussi l’auteur du « Speculum maius », fameuse somme encyclopédique des savoirs médiévaux qui fut réalisée avec l’aide des moines de Royaumont.

Affaiblie par la guerre de Cent Ans et les famines du Moyen Âge, l’abbaye fut encore fragilisée par sa mise en commende au XVIe siècle et l’intrusion, au cœur du monastère, de ces «abbés» souvent laïcs, plus préoccupés de plaisirs que de mortification. Ainsi, le 17 mars 1635, on donna à Royaumont un ballet de « La Merlaison », composé et dansé par le roi Louis XIII, sur le thème de la chasse aux merles !

Déclarée « bien national » en 1790, elle ne comptait plus que dix moines lors de sa mise aux enchères en 1791. Son nouveau propriétaire la transforma en filature de coton, détruisant l’église dont les matériaux furent notamment employés à la construction d’un village ouvrier. Dans les années 1830, en dépit de cette activité industrielle, le hameau de Royaumont était devenu une villégiature prisée par l’aristocratie et la grande bourgeoisie parisiennes, attirées par ses ruines romantiques, son cadre forestier et la renommée de son théâtre privé. Après plusieurs reconversions, la fabrique fit faillite et fut fermée en 1859.

L’abbaye retrouva sa vocation première et, en 1869, accueillit le noviciat des religieuses de la Sainte-Famille de Bordeaux, qui entreprirent de la restaurer dans un « pur » style néogothique. En 1905, les lois Combes les contraignirent à l’exil et Jules Goüin, président de la Société de Construction des Batignolles, acquit l’ancien monastère dont il fit une résidence de campagne. Il poursuivit la restauration des bâtiments, qui abritèrent un hôpital pendant la Première guerre mondiale.

Dans les années 30, son petit-fils Henry Goüin gérait la propriété familiale. Suivant l’exemple déjà fameux de Paul Desjardins et de ses « décades de Pontigny », séduit par les initiatives du Front populaire en faveur des travailleurs, il décida d’ouvrir les portes de Royaumont aux artistes et intellectuels nécessiteux, pour offrir le « loisir de méditer – éventuellement de créer – à ceux que trop souvent les difficultés matérielles de la vie contraignent à vivre dans des lieux dont la beauté et la poésie sont absentes […] ». Le 15 mai 1938, il inaugure avec son épouse, Isabel Goüin-Lang, le Foyer de Royaumont, lieu de travail et de repos pour artistes et intellectuels. Vingt-six ans plus tard, en 1964, le projet sera pérennisé sous la forme d’une Fondation Royaumont (GoüinLang) pour le progrès des Sciences de l’Homme.

Réfectoire des moines, 1936  Réfectoire des moines aujourd'hui

Ainsi, après avoir été monastère, usine textile, village et noviciat, l’abbaye deviendra au cours du XXe siècle un lieu de rencontre et d’échanges majeur, pour plusieurs générations d’intellectuels français et étrangers, dans le domaine des sciences humaines et de la musique ; avant de s’imposer comme un lieu de recherche, de formation et de production artistiques internationalement reconnu.

  • FONDATION ROYAUMONT F-95270 ASNIÈRES SUR OISE FRANCE
  • web

Magic Malik

Magic Malik (Malik Mezzadri) est un flûtiste de jazz français né en 1969 à Abidjan en Côte d'Ivoire.
Malik Mezzadri grandit à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, où il commence la flûte à bec et la flûte traversière à l'âge de 6 ans. À 13 ans il apprend la flûte avec Marc Rovelas qui lui fait découvrir Bach, Xenakis, Ravel ou encore Stockhausen.
À 17 ans, il quitte la Guadeloupe pour Marseille et sort
diplômé du conservatoire de Marseille avec le premier prix de flûte. Il découvre le jazz à cette même époque.
Dès sa sortie du conservatoire, il a l'occasion de jouer dans le groupe de reggae Human Spirit dans lequel il reste pendant 10 ans.
Malik Mezzadri multiplie alors les collaborations en tant que flûtiste-arrangeur avec Lio, Teri Moise, Laurent Garnier, Saint Germain, Dj Gilb'R, FFF.
En 1992 il fonde son premier Magic Malik Orchestra qui enregistre la même année sa première maquette qui paraîtra en 1997 sous le titre HWI Project chez Salam Aleikum avec 13 musiciens.
Il rencontre ensuite Julien Lourau qui tourne avec sa propre formation : le Groove Gang. En 1998 il participe à l'album City Boom Boom et intègre le Groove Gang. En 1999, Malik accompagne le Groove Gang pour une tournée de plusieurs mois entre l'Amérique du Sud et l'Afrique.
En 2000, il décide de se lancer dans un projet d’album sous son nom et reforme un Magic Malik Orchestra. Il enregistre alors l'album 69 96 chez Label Bleu.
En 2003 Malik sort son double album intitulé 00-237 XP-1. Le premier disque présente un échantillon de son répertoire dans la lignée de l'album précédent mais plus jazz et plus complexe. Sur le second volume, XP-1, Malik dévoile ses premières tentatives d’échafauder une langue personnelle, cachées derrière le nom de code XP. Steve Coleman, intéressé par la démarche musicale de Malik, apparaît même sur une plage de l'album avant d’inviter Malik à le rejoindre sur l’album On the Rising of the 64 Paths.
En 2004, il propose avec le Magic Malik Orchestra un album intitulé 13 XP Song's Book : treize chansons célèbres ou non vues sous le prisme de Malik.
Malik enregistre et écrit avec de nombreux musiciens de la nouvelle génération : -M-, Bumcello, Camille, Pierrick Pedron, Aka Moon, Booster. Plus récemment il a également collaboré avec Hocus Pocus, Air, Oumou Sangaré.
En 2008, il sort un nouvel album intitulé Saoule en quintet. Et en 2010 il enregistre pour la première fois en quartet, l'album Short Cuts chez Bee Jazz.
L'originalité de Magic Malik, outre une technique peu commune, est son jeu exubérant et l'utilisation de nombreux cris et chantonnements dans sa flûte, appelé growl. À ce titre, il peut être considéré comme un héritier indirect de Roland Kirk.
En mai 2010, il obtient avec le musicien et compositeur Gilbert Nouno une résidence d'un an à la villa Médicis à Rome.
En mars 2014, il se produit en ouverture du festival Chorus des Hauts-de-Seine en duo avec DJ Oil.

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