María Pagés / Utopia

Les Nuits de Fourvière Jazzee 67

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UTOPIA
Chorégraphie de María Pagés et Farruca
Assistant à la chorégraphie, José Barrios
Musique et arrangements : Rubén Lebaniegos, Fred Martins, Isaac Muñoz y José 'Fyty' Carrillo

Danseurs : María Pagés, Isabel Rodríguez, Eva Varela, María Vega, José Barrios, José Antonio Jurado, Paco Berbel, Rubén Puertas.

Ana Ramón et Juan de Mairena, chant
Rubén Lebaniegos et José 'Fyty' Carrillo, guitare
Fred Martins, voix, guitare et cavaquinho
Sergio Menem, violoncelle
Chema Uriarte, percussion

En mars 2010, Maria Pages part pour Rio, se rend Avenida Antlantica, à Copacabana, à la rencontre d'Oscar Niemeyer. L'architecte vogue alors vers ses 103 ans, toujours vibrant d'indignation. A Rio, la conversation roule entre le Brésilien et l'Andalouse. Elle l'interroge, prend des notes sur de petits carnets, danse même. De cette rencontre a éclos une pièce pour sept danseurs et sept musiciens, née précisément au Centre Niemeyer, nouvellement érigée dans les Asturies. "Utopia" prend son envol en suivant les lignes typiques tracées par l'architecte brésilien et entend tenir un discours généreux sur "la nécessité de l'imagination et de l'idéalisme comme moteurs du changement".

Le Théâtre antique

Les Nuits de Fourvière

Théâtre, musique, danse, opéra, cirque, cinéma... Les Nuits de Fourvière sont dévolues aux arts de la scène et s’attachent, depuis 1946, à faire coexister les disciplines. Chaque été, en juin et juillet, le festival présente près de 60 représentations pour plus de cent trente mille spectateurs. Si la pluridisciplinarité est un critère, elle n’est en rien une règle absolue. Le festival garantit son ouverture et sa modernité en se gardant de normer ou de thématiser. Les Nuits se sont sculptées un projet artistique singulier avec pour seule boussole la qualité artistique des projets et leur inscription sur la scène internationale.
Les Nuits rassemblent chaque été plus de 130 000 spectateurs. La politique tarifaire permet l’accès à un large public. La fréquentation moyenne est de 83%.

"C’est un cadre unique : un grand théâtre antique, très imposant... Vu de la scène, on a presque la sensation d’avoir un mur de gens face à soi, comme si le public était à la verticale ! Dans une salle, ce pourrait être étouffant, mais à Fourvière, en plein air, on a juste l’impression de chanter dans l’oreille de chaque spectateur, ce qui créé une proximité folle, une qualité d’écoute unique. Mais fourvière, surtout, c’est le fameux coup du "lancer de coussins" ! Quand les gens ont aimé le concert, ils balancent les coussins des gradins vers la scène. Je ne connais pas d’endroit avec une telle manifestation de joie codée et collective."

Festival du département du rhône, Les Nuits de Fourvière, gérées jusqu’en 2005 en régie directe, deviennent un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) le 1er janvier 2006. Le festival se dote alors d’une autonomie juridique et financière. Faire vivre un patrimoine archéologique, penser les liens qui unissent création dramatique et patrimoine sont les fers de lance d’une politique publique au service de l’art et la culture.

À chacune de leurs éditions, Les Nuits de Fourvière produisent ou coproduisent des créations de dimension internationale, en partenariat avec des institutions et festivals comme le Barbican Centre et le Sadler’s Wells à Londres, le Théâtre de la Ville à Paris, le Théâtre des Bouffes du Nord, le Lincoln Center Festival à New York, le festival d’Athènes, le festival El Grec à Barcelone, les Théâtres de la Ville de Luxembourg, le Théâtre de la Place à Liège... Sous l’appellation NUITS, une partie de la programmation du festival se consacre à des artistes du monde entier : Bénin (Nuit au Bénin), Espagne (Nuit du Flamenco), Bali, Argentine (Nuit Tango), Pékin (Opéra de Pékin)...

Les Nuits de Fourvière bâtissent depuis une dizaine d’années des relations privilégiées, de confiance et d’échange avec des entreprises. Grâce à un engagement fort et permanent aux côtés du festival, ces entreprises soutiennent la politique de création menée par le festival. Le festival cherche à construire des partenariats sur-mesure relatifs aux attentes de chaque entreprise. Les thèmes, les montants et les contreparties offertes se déterminent et s’affinent à la lumière des besoins, possibilités et envies de chaque entreprise.
De nombreuses autres entreprises soutiennent également le festival en organisant des soirées au Village des Nuits de Fourvière, situé derrière le grand Théâtre de Fourvière et installé pendant le festival.

UN LIEU, UNE HISTOIRE

Le site archéologique de Fourvière : poumon artistique de la cité
La recherche du site antique fut, longtemps, une des questions centrales de l’archéologie lyonnaise. Pour tenter d’y répondre, Edouard Herriot, alors Maire de Lyon amorce un chantier de fouille en 1933. Contraintes pendant la guerre, ces fouilles ressuscitent le Grand Théâtre en 1946. Herriot l’inaugure le 29 juin. À l’issue d’un discours mémorable, on présente Les Perses d’Eschyle par le Groupe de Théâtre Antique de la Sorbonne. Le petit Odéon fait son entrée en scène le 25 juin 1952 avec Les Concertos Brandebourgeois sous la direction de Karl Münchinger. Faire revivre le site, l’animer en présentant des spectacles est donc, dès le départ, un rêve absolu et une ambition partagée. Personne ne songe alors à appeler festival cette nouvelle rencontre entre la cité et les artistes qui précède d’un an la première semaine d’art d’Avignon. Depuis le festival n’a cessé de réunir chaque été la population autour d’un programme artistique populaire et de renommée internationale. Le site arbore, en plein coeur de Lyon, deux espaces contigus : le Grand Théâtre (4400 places) et l’Odéon (1200 places).

Maria Pagés

S'il y a quelque chose qui puisse définir la créativité à plusieurs facettes de María Pagés, c'est son sens profondément enraciné de l'éthique de la culture. Elle crée parce qu'elle est convaincue que l'Art - dans son essence et l'émotion qui le produit - est un engagement profond envers la vie et la mémoire, au sens organique.

La modernité, pour cette artiste sévillane - une iconoclaste naturelle qui a fait du Flamenco sa propre patrie poétique - est la Tradition en mouvement et la dynamique de nos langues et idées. Sa contribution créative et esthétique réside dans sa sérénité, sa capacité à converser sans complexe dans d'autres langues, ouvrant la porte à l'acceptation de l'hospitalité mythique du Flamenco. Utilisant les codes fondamentaux de la langue flamenco, Pagés s'est avérée être une pionnière dans la compréhension du flamenco comme un art en évolution, contemporain et vivant.

Ses chorégraphies ont surmonté les différences culturelles, convaincues, qu’elle est, que le dialogue entre différentes langues artistiques ne peut que favoriser une meilleure compréhension des vérités organiques qui se trouvent dans l'art et la vie.

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