Béjart Ballet Lausanne / Light

Théâtre National de Chaillot ClassicAll 65

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Béjart Ballet Lausanne : Light
Chorégraphie : Maurice Béjart (1981)
Musiques : Antonio Vivaldi, The Residents, Tuxedomoon
Costumes : Henri Davila, d’après les maquettes de Nuno Côrte-Real
Lumières : Dominique Roman

Avec
Kateryna Shalkina (Light)
Elisabet Ros (La femme)
Lisa Cano (Venezia)
Julien Favreau (Poverello)
Gabriel Arenas Ruiz (Le Marquis)
Oscar Chacon (Le prêtre roux)
Marco Merenda (Giraluce)

et les danseurs du Béjart Ballet Lausanne

Grand succès du Béjart des années 80, Light n’avait jamais été remonté depuis. Gil Roman, directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne, ressuscite avec faste cette pièce un peu kitsch, conçue par le chorégraphe comme un pont entre San Francisco et Venise. Une occasion pour les solistes de la compagnie d’exposer leur talent dans de splendides solos et duos aux lignes très pures.

Pour évoquer Venise, ses palais, son Grand Canal et son prêtre roux, Béjart choisit la musique d’Antonio Vivaldi, en particulier sa musique religieuse, dans une interprétation enregristrée qui sonne aujourd’hui épouvantablement datée. On ne joue plus aujourd’hui Vivaldi comme le Rondo Veneziano ! San Francisco est incarné par la figure d’une pionnière, Elisabet Ros, qui donne naissance à un enfant lumière, Light. L’argument – une apparition de Saint-François d’Assise à cette pionnière américaine – est aussi alambiqué que les apparitions successives d’un marquis, de personnages de la comedia dell’arte, du prêtre roux Vivaldi ou de Saint-François lui-même. Les toiles peintes de Nuno Côrte-Real, pâles copies des peintures de Canaletto ou de Guardi, ajoutent une dimension carton-pâte à cette vision carnavalesque de la Sérénissime.

Mais, abstraction faite de cette vision onirique et un peu ridicule de la Cité des Doges, qui a plutôt mal vieillie, Light offre de magnifiques moments de danse. Le corps de ballet, en particulier masculin, illumine de toutes sortes de couleurs les parties collectives. Du côté des solistes, si Elisabet Ros danse le rôle d’une mère un peu maniérée, la blonde et longiligne Kateryna Shalkina (Light) est d’une finesse exceptionnelle ! Dès son apparition, qui marque le début de la seconde partie du ballet, elle illumine littéralement le spectacle. Du côté des danseurs masculins, Julien Favreau est formidablement ascétique en François, le Poverello d’Assise, Gabriel Arenas Ruiz impressionnant en marquis. Tous portent la marque de qualité de cette compagnie de très grands danseurs, au service d’un répertoire béjartien d’inégale valeur, mais toujours d’un grand intérêt.

 

Théâtre National de Chaillot

Le théâtre national de Chaillot est l'un des six théâtres nationaux français, situé dans le palais de Chaillot, au 1 place du Trocadéro dans le 16e arrondissement. Il a le statut juridique d'un établissement public à caractère industriel et commercial.

Le théâtre de Chaillot a été construit en 1937 par les frères Niermans. Il fut longtemps le lieu symbolique du théâtre populaire, notamment associé aux grands noms tels que Jean Vilar puis Antoine Vitez, et affecté au TNP jusqu'en 1972. Entre 1973 et 1975, l'intérieur du théâtre est totalement restructuré lors d'un chantier de rénovation conduit par le duo Valentin Fabre et Jean Perrottet, déjà architectes des nouveaux aménagements du théâtre de la Ville en 1967-1968. Le théâtre de Chaillot est reconnu théâtre national en 1975 et abrite une école de théâtre (qui ferme ses portes en 2006). Il comporte désormais trois salles, la salle Jean-Vilar de 1250 places et la salle Gémier de 420 places, ainsi que le studio Maurice-Béjart de 80 places dédié à des spectacles de moindre envergure, c'est la salle dite des « expériences ».

En 1993, Michel Reilhac, ancien danseur, face au déclin du bal « ringardisé », y crée le « bal moderne » dans le cadre du Festival Paris quartier d'été, avec comme principe des néophytes qui sont invités à apprendre des mini-chorégraphies créées spécialement à leur intention par de grands noms de la danse2.

En juin 2008, Dominique Hervieu (directrice depuis 2000 de la mission jeune public) et José Montalvo (qui était depuis 2000 directeur de la danse à Chaillot) prennent la direction du tout nouveau pôle chorégraphique créé au théâtre national de Chaillot, dont la mission est désormais en priorité à la promotion de la danse contemporaine plus que celle historique du théâtre3. Cette orientation, décidée en septembre 2007 par la ministre de la culture Christine Albanel, met désormais en concurrence ou en synergie deux grandes salles parisiennes : le théâtre de la Ville, salle historique à Paris de la promotion de la danse contemporaine depuis 30 ans, devrait s'orienter vers une programmation plus internationale, alors que Chaillot pourrait se spécialiser sur les chorégraphes contemporains français, pour la plupart issus de la Nouvelle danse française des années 1980. Après seulement deux ans, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand annonce le 3 septembre 2010 la nomination du danseur et pédagogue Didier Deschamps à la tête de l'institution à partir de juillet 2011 après le départ de Dominique Hervieu à la direction de la Biennale de la danse de Lyon et de la Maison de la danse de Lyon, José Montalvo faisant toujours partie de l'équipe dirigeante.

  • 1 Place du Trocadéro et du 11 Novembre, 75016, Paris, France
  • web

Béjart Ballet Lausanne

Depuis sa création en 1987, le Béjart Ballet Lausanne est une référence dans le monde chorégraphique. Désigné comme successeur par Maurice Béjart, Gil Roman, dirige la compagnie et préserve son excellence artistique depuis la disparition du maître en 2007.

Maurice Béjart a toujours eu la volonté d’ouvrir le monde de la danse à un large public. Animés de ce même esprit, Gil Roman et ses danseurs se produisent dans le monde entier pour de grands événements tout comme des galas au profit d’oeuvres caritatives. Le Béjart Ballet Lausanne est l’une des rares compagnies capables de remplir de vastes espaces tels que le NHK Hall de Tokyo, le Kremlin State Palace de Moscou ou la patinoire de Malley-Lausanne.

Depuis 2007, par sa recherche et son travail de création, Gil Roman entretient et développe le répertoire du Béjart Ballet Lausanne. Au coeur de ce dernier se trouve l’oeuvre de Maurice Béjart, avec des chorégraphies emblématiques, comme Le Sacre du Printemps, Boléro ou Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat, et d’autres que Gil Roman fait découvrir au public d’aujourd’hui, telles que Light, Piaf, ou Suite Barocco. Chorégraphe depuis 20 ans, le directeur artistique nourrit le répertoire de ses créations. Des chorégraphes invités par Gil Roman, comme Alonzo King, Julio Arozarena, Tony Fabre ou Christophe Garcia, ont également contribué au développement créatif du Béjart Ballet Lausanne.

La Compagnie, fidèle à sa vocation, fait vivre l’oeuvre de Maurice Béjart tout en demeurant un espace de création.

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