Valery Gergiev dirige Strauss et Berlioz

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Richard Strauss: Don Juan, op. 20
Hector Berlioz: Les Troyens, acte V
Richard Strauss: Ein Heldenleben, op. 40

Yulia Matochkina, soprano
Yekaterina Krapivina, mezzo-soprano
Sergei Semishkur, ténor
Evgeny Akhmedov, ténor
Yuri Vorobiev, basse

Philharmonischer Chor München
Münchner Philharmoniker
Valery Gergiev, direction


Don Juan op. 20 est un poème symphonique écrit par Richard Strauss en 1888-1889.

Chronologiquement, l'œuvre est l'une des premières pièces symphoniques du musicien, inaugurant une série de pièces symphoniques à programme (dont Mort et transfiguration et Ainsi parlait Zarathoustra), qu'il compose bien avant ses opéras majeurs. Elle a été écrite un an après sa première rencontre avec Pauline de Ahna, qui deviendra sa femme en 1894.

La première eut lieu au théâtre de la Cour grand-ducale de Weimar le 11 novembre 1889 sous la direction du compositeur. L'œuvre du musicien qui venait d'atteindre ses 25 ans, a immédiatement un grand succès et fil objet d'éloges de la part du chef d'orchestre Hans von Bülow et de Cosima Wagner.

Cette musique reprend des vers de Nikolaus Lenau sur Don Juan dont des extraits figurent en exergue de la partition. L'œuvre littéraire resta inachevée, le poète sombrant peu après dans la folie.

L'œuvre est d'une seule pièce et son exécution dure environ un peu plus de quinze minutes. La première partie, joyeuse, décrit le caractère du héros. Le thème de la partie médiane, joué au hautbois, décrit une scène amoureuse. La troisième partie se termine par un long crescendo interrompu par un silence, symbolisant la mort de Don Juan.


Les Troyens est un opéra en cinq actes d’Hector Berlioz sur un livret du compositeur, qui s'est inspiré de l’Énéide de Virgile. Œuvre composée entre 1856 et 1858, Les Troyens a connu de grosses difficultés pour être monté. L’opéra a dû être divisé en deux parties inégales et intitulées a posteriori: La Prise de Troie, d’une heure et demie, et Les Troyens à Carthage, de deux heures et demie. Berlioz n’a vu de son vivant que cette dernière partie, représentée au Théâtre-Lyrique de Paris le 4 novembre 1863. La première partie sera donnée en version de concert en 1879. L’intégrale presque complète a été donnée pour la première fois à Karslruhe les 6 et 7 décembre 1890. Parmi les raisons invoquées pour la division comptent la longueur de l’œuvre (quatre heures) bien que certains opéras de Wagner atteignent cette durée, et l’importance des moyens mis en œuvre, avec le fameux cheval mais aussi les effectifs orchestraux et choraux. Lors des répétitions qui conduiront à la première représentation, l’originalité de la partition avait décontenancé les interprètes, à qui le directeur du théâtre, Carvalho, avait de surcroît laissé peu de temps afin de pouvoir rentrer plus vite dans ses frais. L'œuvre Les Troyens à Carthage ne rencontra pas l'insuccès; elle est même critiquée très positivement par Clément et Larousse dans le Dictionnaire des opéras de 1905, à l'article intitulé paradoxalement « Les Troyens » alors qu'il ne s'agit encore que de l'épisode carthaginois.

La première parisienne date de 1921 seulement, mais dans une version abrégée. La première véritable intégrale en une seule soirée est celle donnée en 1957 à Covent Garden à Londres sous la direction de Rafael Kubelík. Elle a été suivie de l'enregistrement de 1969 fait par Colin Davis, édition qui reste de référence encore actuellement (même si la version plus complète de Charles Dutoit est sortie en 1994, en intégrant le prélude des Troyens à Carthage placé au début de l'acte III).

Les Troyens appartiennent au genre de la « tragédie lyrique » par son sujet, très proche de ceux des chefs-d'œuvre de Gluck et de Rameau au XVIIIe siècle, qui « désertaient les scènes lyriques au début du XIXe siècle ». Le sujet virgilien avait déjà inspiré à Purcell son Didon et Énée (1689). Cependant, Berlioz a tenu à rédiger lui-même son livret, en s'appuyant exclusivement sur le texte de l'Énéide (principalement les chants II et IV), dont il avait une connaissance parfaite depuis l'adolescence.

Revenir à un sujet « antique », et au caractère « versaillais » de l'opéra devait apparaître comme une exhumation d'un genre défunt en un temps où triomphait le mélodrame verdien et s'annonçait le drame wagnérien. Berlioz, revenant à ses premières amours musicales et littéraires, était parfaitement conscient de ce décalage avec le goût du public : « L'époque n'était plus à de tels sujets, quand bien même la manière de les traiter eût été résolument moderne ».

L'emploi du vers libre, de la rime et des procédés de la rhétorique traditionnelle a été très reproché à Berlioz, comme celui d'un vocabulaire poétique considéré comme désuet, sinon obsolète : « hymen », « transports » amoureux, « débris » de Troie pour désigner ses ruines, « travaux » ou « labeurs » pour signifier les épreuves des Troyens et des Carthaginois.

Une lecture superficielle du livret pourrait conduire à une appréciation négative. Certains vers sont directement inspirés, sinon « traduits » du texte latin — et la version de Berlioz est souvent d'une étonnante justesse.


Ein Heldenleben, op. 40 (en français Une vie de héros) est un poème symphonique écrit par Richard Strauss en 1897-1898.

Il s'agit d'une œuvre d'un musicien encore jeune (34 ans), écrite trois ans après son Ainsi parlait Zarathoustra. Il inaugure ainsi une nouvelle série de pièces symphoniques qui ne sont, cette fois, plus basée sur un prétexte littéraire (suivra quatre ans plus tard sa symphonie alpestre).

Il en achève une première version le 1er décembre 1898 mais retravaille le final peu après, la version définitive étant terminée le 27 décembre de la même année. Elle est dédicacée au chef d'orchestre Willem Mengelberg qui en dirigea le premier enregistrement quelque trente ans plus tard.

La première a lieu à Francfort-sur-le-Main le 3 mars 1899 sous la direction du musicien.

Le "héros" est en fait le compositeur lui-même dont il fait une description quelque peu martiale, même si l'œuvre se termine de manière apaisée et qu'il existe des accents de tendresses (solo de violon symbolisant sa femme Pauline dans la troisième partie). La neuvième partie (travail pour la paix) est en fait une reprise d'un certain nombre de thèmes de ses œuvres antérieures. Il écrira peu après une deuxième partition d'inspiration autobiographique : sa Sinfonia Domestica.

Gasteig München

Le Gasteig est un centre culturel de Munich. Il comporte notamment une salle de concert, la Philharmonie du Gasteig, où se produit l’Orchestre philharmonique de Munich. Il est également le siège du conservatoire Richard-Strauss, d’une université populaire et des bibliothèques municipales, et accueille une partie des projections du Festival du film de Munich.

Le centre est géré par Gasteig München GmbH, une société à responsabilité limitée filiale de la ville de Munich.

Le nom vient du « chemin escarpé » (gachen Steig) qui reliait l’emplacement de l’actuel Ludwigsbrücke à l’église Saint-Nicolas ; une voie proche est appelé Am Gasteig.
Histoire

L’Odéon et la Tonhalle ayant été détruits lors des bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale, l’Orchestre philharmonique de Munich se retrouve sans résidence après la guerre. La bibliothèque municipale (Stadtbibliothek) et l’université populaire (Münchner Volkshochschule) ont également perdu leurs locaux.

En 1969 est conçu le projet d’un centre culturel réunissant ces institutions sous un même toit. La zone dite du Gasteig est choisie pour l’accueillir.

La ville de Munich organise en 1971–1972 un concours d’architectes que remportent le cabinet Raue, Rollenhagen und Lindemann. La première pierre est posée en 1978 par le maire supérieur Georg Kronawitter. Des changements de plans et divers problèmes ralentissent le chantier et accroissent le budget, qui atteint 372 millions de Deutsche Mark en 1980.

La construction est suffisamment avancée en 1984 pour permettre l’installation de la bibliothèque municipale de Munich, de l’université populaire de Munich et du conservatoire Richard-Strauss, ainsi que l’organisation de représentations dans la petite salle des concerts. Le 10 novembre 1985, le Gasteig est inauguré par un concert de l’Orchestre philharmonique de Munich dirigé par son directeur général de la musique, Sergiu Celibidache.

  • Gasteig München GmbH Rosenheimer Strasse 5 81667 Munich, Allemagne
  • web

Valery Gergiev

Valery Gergiev est un des chefs d’orchestre les plus charismatiques de notre époque. Initié à la musique par le piano, il étudie la direction d’orchestre au Conservatoire de Léningrad (Saint-Pétersbourg) dans la classe du célèbre pédagogue Ilya Musin. Après un début sur la scène de l’Opéra Kirov (aujourd’hui le Théâtre Mariinsky), il y est nommé chef assistant de Yuri Temirkanov, et peu après il débute une carrière internationale qui prend rapidement son envol et le mène sur les scènes les plus prestigieuses, de Londres à New York, en passant par Vienne et Paris.

Depuis 1988, alors âgé de seulement 35 ans, il est à la tête du Théâtre Mariinsky, dont il a considérablement élargi et modernisé le répertoire : les classiques du répertoire lyrique (Mozart, Verdi, Puccini, Richard Strauss, Britten) côtoient les créations et les grandes pages du répertoire russe (Moussorgski, Tchaïkovski, Chostakovich, Prokofiev), sans oublier les compositeurs incontournables du XXe siècle (Messiaen, Dutilleux, Gubaidulina ou Giya Kancheli).

Valery Gergiev continue à diriger plus de 200 concerts par an, ainsi que des festivals en Russie et ailleurs (Stars des Nuits blanches de Saint-Pétersbourg), participe aux jurys de différents concours et s’engage auprès des jeunes interprètes et compositeurs. Très exposé médiatiquement, il a été nommé Artiste de l’UNESCO pour la paix, a pris position dans des conflits politiques (le conflit entre la Russie et l’Ossétie du Sud), mais s’est également impliqué dans différents projets à vocation sociale liés à la musique (Building on Excellence: Orchestras for the 21st century au Royaume-Uni). Il a reçu de nombreuses récompenses pour l’ensemble de sa carrière.

Münchner Philharmoniker

Fondé en 1893, l'Orchestre philharmonique de Munich (Münchner Philharmoniker) est alors le seul orchestre permanent entièrement consacré au concert dans la capitale bavaroise. Il porte d'abord le nom de Kaim-Orchester, référence à son fondateur Franz Kaim, qui fait construire pour l'orchestre la salle où il donne ses concerts, inaugurée en 1895. En 1908, il devient Orchestre du Konzertverein de Munich (Orchester des Münchner Konzertvereins) et, en 1924, adopte son nom actuel. Depuis 1985, il dispose d'une nouvelle salle, la Philharmonie am Gasteig.

Les premiers chefs se sont succédé rapidement : Hans Winderstein (1893-1895), qui dirige le premier concert de l'orchestre, le 13 octobre 1893, Herman Zumpe (1895-1897), Ferdinand Löwe (1897-1898). Felix Weingartner est le premier chef qui parvienne à imposer sa marque (1898-1905) ; il est suivi de Georg Schnéevoigt (1905-1908). Gustav Mahler crée avec cet orchestre sa Quatrième Symphonie, le 25 novembre 1901, et sa Huitième Symphonie « Des Mille », le 12 septembre 1910 ; six mois après sa mort, Bruno Walter y crée, le 20 novembre 1911, Le Chant de la Terre. Ferdinand Löwe et Paul Prill (1908-1914) puis Hans Pfitzner (1919-1920) se succèdent au pupitre avant que l'orchestre ne connaisse une deuxième étape importante dans son évolution, sous la baguette de Siegmund von Hausegger (1920-1938). L'Orchestre philharmonique de Munich est alors considéré comme l'un des meilleurs ensembles allemands, notamment pour la musique de Bruckner, dont il fait connaître les versions originales de ses symphonies. Oswald Kabasta (1938-1945) s'inscrit dans la même ligne. Hans Rosbaud (1945-1948) ouvre le répertoire à la musique du xxe siècle. Fritz Rieger (1949-1967) cultive davantage la tradition romantique. Avec Rudolf Kempe (1967-1976), l'orchestre entre dans une période de renouveau (modernisation du style d'exécution, ouverture du répertoire) qui prend son plein essor sous la direction exigeante de Sergiù Celibidache (1979-1996). Son successeur, en 1999, est l'Américain James Levine. Christian Thielemann prend sa relève de 2004 à 2012, suivi par Lorin Maazel.

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