Becca Stevens @ Nice Jazz Festival 2017

Jazz à Nice Jazzee 209

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Becca Stevens, chanteuse, compositeur et guitariste aux multiples facettes a déjà séduit le public français. On la retrouve à la fois sur ses propres projets et en collaboration avec des artistes de divers horizons allant du rock à la pop, en passant par le jazz et la musique classique. Parmi eux, on retrouve de grands noms tels que Brad Mehldau, Ambrose Akimusire, José James, Eric Harland, Esperanza Spalding... mais également les Snarky Puppy, dont elle ouvre la soirée (des surprises dans l’air ?). Avec le répertoire de son dernier album, l’américaine, qu’on compare déjà à une nouvelle Joni Mitchell, souffle un vent de fraîcheur sur notre festival.

Becca Stevens : chant, guitare, ukulele, charango
Chris Tordini : Contrebasse, choeurs
Liam Robinson : choeurs, piano, accordéon
Jordan Perlson :  Cajun, batterie, percussions

Jazz à Nice

Le premier festival de jazz au monde. Mais oui, c’est à Nice, et non en Amérique, que le premier festival de jazz au monde a vu le jour. On célèbre cette année le 68ème anniversaire de cet événement qui eut lieu pour la première fois en février 1948, à la fin du Carnaval. Et c’est dans un lieu dédié à la « grande musique » qu’il s’est déroulé en partie : l’Opéra ! Un autre établissement, le Casino municipal, sur la Place Masséna, aujourd’hui disparu, a prêté son décor Belle Époque à cette première retentissante dont plusieurs des concerts furent retransmis en direct par la Radiodiffusion française. Il faut dire que les plus grands étaient là, à commencer par Louis Amstrong, la star incontestée de cette première édition, au côté d’autres vedettes : Claude Lutter, Stéphane Grappelli, Django Reinhardt. Lors de la soirée de clôture, au Negresco, la fête s’est achevée à l’aube par une « jam » torride après les tours de chant de Suzy Delair et d’Yves Montand. Ce festival a constitué un moment historique, le jazz pouvait désormais compter sur un vrai public en France. Par son immense talent et le magnétisme de sa présence, Louis Amstrong a révélé la beauté de cette musique à de nombreux profanes. En 1948, la capitale azuréenne aura donc célébré ses noces avec le jazz, même si cette union a été suivie par une longue séparation de 23 ans, avant d’émouvantes retrouvailles.

Les retrouvailles au Théâtre de Verdure. L’expérience n’est renouvelée à Nice qu’à partir de 1971, cette fois au Théâtre de Verdure et dans le Jardin Albert 1er. Pour ce grand retour, les artistes affluent dans la capitale azuréenne : Ella Fitzgerald, Pharoah Sanders, T-Bone Walker, Stéphane Grappelli, Herbie Hancock Quintet, Oscar Peterson trio, Roy Elridge, John Lewis, Al Grey, Percy Heath, Connie Key, Dizzy Gillespie, Daniel Humair, Sonny Stitt, Canonball Adderley, Charlie Mingus, Max Roach Trio…

La Grande Parade du Jazz aux Arènes de Cimiez. Mais il faut attendre 1974 et la Grande Parade pour assister à la pleine renaissance du jazz dans un décor champêtre, celui des jardins des Arènes de Cimiez. Le festival prend un bol d’air et connaît un formidable essor sous l’impulsion de la Ville de Nice et du producteur George Wein. Chaque été, des dizaines d’orchestres et plus de 200 musiciens envahissent les différentes scènes au milieu des oliviers et des ruines romaines. Une immense fête populaire en plein air. Les plus grands noms du jazz dont plusieurs aujourd’hui disparus, s’y produisent : Stéphane Grappelli, Dizzy Gillespie, Art Blakey, Miles Davis, Fats Domino, Chuck Berry, Carlos Santana…

La Grande Parade devient le Nice Jazz Festival. Tout en préservant le caractère festif de la Grande Parade, le Nice Jazz Festival affiche sa volonté de bousculer les traditions en s’ouvrant à des courants musicaux diversifiés. Un choix plébiscité par le public.

Becca Stevens

Fille d'un compositeur, multi-instrumentiste, et d'une chanteuse d'opéra, Rebecca Stevens grandit à Winston-Salem, en Caroline du Nord. Très tôt, elle développe le même intérêt pour la musique et prend des leçons de guitare et de chant classique, puis, à l'adolescence, élargit son horizon par le jazz et le folk traditionnel qu'elle chante dans des clubs locaux.

Décidée à devenir une musicienne professionnelle, Becca Stevens entreprend des études de guitare dans une école spécialisée de Caroline du Nord et complète son cursus par un brevet de jazz vocal et de composition dans une école réputée de New York, où elle s'installe pour lancer sa carrière. Ses débuts au sein du Travis Sullivan's Bjorkestra puis son rôle d'accompagnatrice auprès de Taylor Eigsti, Timo Andres, Eric Harland ou Brad Mehldau la conduisent à former The Becca Stevens Band avec l'accordéoniste et claviériste Liam Robinson, le bassiste Chris Tordini et le batteur-percussionniste Jordan Perlson. Cette formation enregistre l'album autoproduit Tea Bye Sea (2008).

L'album suivant du groupe, Weightless (2011), enregistré pour le label Sunnyside Records, voit la chanteuse taquiner quelques reprises (The Smiths, Animal Collective, Iron & Wine, Seal) au milieu de compositions personnelles sophistiquées et d'un duo avec Gretchen Parlato, qu'elle retrouve au sein du trio Tillery où, en compagnie de Rebecca Martin, elles proposent des ateliers de composition et se produisent sur scène.

Becca Stevens investit ensuite son temps dans des séances pour les albums d'Ambrose Akinmusire, Esperanza Spalding, José James et Billy Childs, avant de réunir ses musiciens pour l'album Perfect Animal, produit par Scott Solter, publié en 2015 par Universal (Decca pour la France). Ces recueils, partagés entre compositions originales et reprises, dévoilent un élégant habillage de jazz contemporain mâtiné de folk acoustique.

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