Ravel et le Jazz

Auditorium Maurice Ravel Jazzee 22

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Ravel et le Jazz

Claude Debussy: «Pour l’Égyptienne», extrait des Six Épigraphes antiques
Maurice Ravel: «Passacaille», extraite du Trio avec piano
Érik Satie: «La Vocation», extrait du Fils des étoiles
Maurice Ravel: Berceuse sur le nom de Gabriel Fauré
Maurice Ravel: Menuet
Lionel Belmondo: YAL à la mémoire de Yusef Lateef
Maurice Ravel: Menuet sur le nom d’Haydn
Maurice Ravel: «Le Paon», extrait des Histoires naturelles
Maurice Ravel: «Kaddisch», extrait des Deux Mélodies hébraïques
Claude Debussy: « La plus que lente »

Lionel Belmondo, saxophones
Stéphane Belmondo, trompette et bugle
Jacky Terrasson, piano
Thomas Bramerie, contrebasse
Lukmil Perez, batterie

Orchestre national de Lyon
Christophe Larrieu, direction


«Take Jazz Seriously !» C’est sous ce titre injonctif qu’en 1928, au cours de son voyage aux États-Unis, Maurice Ravel s’adressait aux lecteurs de la revue Musical Digest et, par extension, à l’ensemble des compositeurs de son temps. Quelques mois plus tôt, le deuxième mouvement de sa Sonate pour violon et piano, «Blues», se présentait selon ses propres dires comme «du jazz stylisé, plus français qu’américain de caractère, peut-être». Quel musicien pouvait mieux que Lionel Belmondo célébrer la sensibilité de Ravel à la musique syncopée américaine, à ses mélodies et à l’expressivité de ses blue notes ? Depuis Hymne au soleil, album salué de trois Victoires de la musique en 2003, le saxophoniste traque les correspondances entre le jazz et des compositeurs classiques tels Gabriel Fauré, Lili Boulanger et, bien sûr, Ravel. Accompagné de son frère Stéphane Belmondo, l’un des trompettistes les plus sensibles du jazz européen, et du grand pianiste franco-américain Jacky Terrasson, Lionel Belmondo a arrangé ce répertoire pour orchestre symphonique et quintette jazz, sur une commande de l’Opéra national de Bordeaux. Une manière originale de saluer la modernité de Ravel !

Auditorium Maurice Ravel

Dédié à toutes les musiques, l’Auditorium est un véritable écrin pour l’Orchestre National de Lyon.

Construit en 1975 sans piliers, l'auditorium Maurice-Ravel, conçu par Henri Pottier, est une salle de concert qui compte 2 120 places en forme de coquille Saint-Jacques.

Elle fit l’unanimité pour son confort et pour le rapport idéal que sa forme de théâtre romain créé entre le plateau et le public. Elle a été dotée d'un orgue historique monumental de plus de 7000 tuyaux.
    
Principalement orienté vers la musique classique, il accueille également des concerts de musique du monde, de jazz, de variétés et des ciné-concerts.

Il est le siège de l’Orchestre Lyon. Une campagne de rénovation a sensiblement amélioré son acoustique.

L'auditorium est également dépositaire de l'orgue historique du palais du Trocadéro (1878), un Cavaillé-Coll dont la rénovation totale est prévue pour  2009 et qui, après une éclipse, est largement utilisé depuis la saison 2006-2007.
    
De 1993 à 2002, une rénovation technique et la mise en place d’un superbe éclairage nocturne furent réalisés.

Depuis, l’Auditorium offre au public une acoustique remarquable. Avec plus de 150 concerts par an : concerts symphoniques, musique de chambre, récitals, orgue, jazz, musiques du monde, variétés et ciné-concerts sans oublier les spectacles pour enfants, l’Auditorium, siège de l’ONL, accueille plus de 150 000 spectateurs chaque année, affichant sa volonté d'ouverture à tous et à toutes les musiques.

  • 149 Rue Garibaldi, 69003 Lyon, France
  • web

Lionel Belmondo

Lionel Belmondo est un saxophoniste, flutiste, compositeur et arrangeur français de jazz. Il est également le frère de Stéphane Belmondo.

La musique a toujours été présente dans la famille Belmondo. Yvan, le père de Lionel Belmondo, était un saxophoniste de métier et directeur de l’école de musique locale. Il a ainsi inculqué à ses deux garçons le sens de l’exigence et le goût pour toutes les formes de musique.

Lionel Belmondo débute son apprentissage musical au piano puis rapidement adopte le saxophone pour instrument principal. Parmi ses influences musicales, on compte notamment  les saxophonistes John Coltrane, Yusef Lateef et Dexter Gordon.

Preuve de son amour pour la musique, il crée en 1979 le big band de l’armée de l’air pendant son service militaire puis il accède en 1982, à 19 ans, à la direction de l’école de Musique du Centre Var.

En 1985, il monte le big band départemental du Var avec l’appui de son père puis l’année suivante il crée le premier festival de jazz d’Hyères, sur la Côte d’Azur, dont la programmation fait cohabiter les talents régionaux et les stars du jazz.

C’est en 1990 que Lionel Belmondo décide de s'installer à Paris. Il rejoint alors son frère et intègre l'orchestre du compositeur Michel Legrand qui le fait participer à plusieurs séances d’enregistrement de bandes-son de films.

L’année suivante, le saxophoniste est engagé par le trompettiste Éric Le Lann dans un quintet aux côtés du pianiste Jean-Michel Pilc et du bassiste Richard Bona. Ensemble, ils feront plusieurs tournées à l’étranger.

Sur un coup de tête Lionel Belmondo crée en 1992 avec le saxophoniste François Théberge le Big Band Belmondo qui se  produit les lundis soirs au Duc des Lombards. L’artiste  prend aussi part au « Big One » de Jean-Michel Pilc et au quintet du batteur Simon Goubert dans lequel joue aussi son frère Stéphane.

Stéphane Belmondo

Trompettiste brillant, Stéphane Belmondo né le 8 Juillet 1967 à Hyères et pratique la musique dès son plus jeune âge.
 Il étudie successivement la batterie, la trompette et l'accordéon classique et avec son frère Lionel, lui aussi musicien, il finit par monter son propre bigband.
 
Stéphane Belmondo débute une carrière de sideman au gré de nombreuses collaborations prestigieuses qui lui forgent rapidement une solide réputation.
 Le musicien rencontre de nombreux artistes comme René Urtreger, Maurice Vander, Michel Gaudry, Pierre Michelot ou encore André Ceccarelli.
 En 1987, il joue dans le groupe de Laurent Cugny, et a l'occasion de jouer avec Chet Baker au New Morning.
 De Chet Baker à Dee Dee Bridgewater, en passant par Alain Bashung ou son frère Lionel Belmondo, avec lequel il forme un quintette dans les années 1990, il devient l'un des musiciens de jazz les plus prisés de sa génération.
 Installé à New York en 1995, le trompettiste revient finalement à Paris et réactive le quintette fraternel pour « Infinity » sorti en 1999 suivi de « Live au Plana » sorti en 2001.
 Il réalise « Ameskeri » avec le guitariste Sylvain Luc et « Elénar » avec le saxophoniste canadien François Théberge.
 
En 2003, il participe à « l'Hymne au Soleil « de son frère, qui rend hommage aux compositeurs du XXème siècle.
Il faudra quand même attendre 2004 et la sortie de 'Wonderland', composé de reprises de Stevie Wonder, pour que l’artiste se lance en tant que soliste.
 Désormais internationalement reconnu, Stéphane Belmondo continue d'enrichir sa discographie et s’illustre aux côtés d'artistes tels que Yusef Lateef, avec lequel il enregistre 'Influence' en 2005.
 
Après sa collaboration avec Milton Nascimento en 2008, son « Infinity Live » sorti en 2009 et son derni opus « The same as it never before » en 2011, Stéphane Belmondo revient en 2013 avec un nouvel opus intitulé « Stéphane Belmondo Ever After ».
 

 

Jacky Terrasson

Né le 27 novembre 1965 à Berlin (Allemagne) d'un père français et d'une mère américaine, le pianiste Jacky Terrasson entreprend ses études musicales au Berklee College Music de Boston et commence à se faire un nom en se produisant dans les clubs de jazz de Chicago et de New York. Du jour au lendemain, la chanteuse Betty Carter l'engage pour sa tournée. En 1993, il remporte le célèbre prix Thelonious Monk.

Au cours des années 1990, Jacky Terrasson s'impose comme un pianiste de référence dans le monde du jazz, prodiguant une lecture innovante de morceaux classés. Son premier album pour Blue Note, paru en 1995, reçoit l'aval de la critique qui salue sa maîtrise et son audace. Le pianiste parvient à transfigurer des thèmes de Bud Powell, Bill Evans ou Thelonious Monk, et peut aussi bien jouer du Maurice Ravel qu'adapter des chansons de Charles Trenet. En 1996, il intervient sur l'album Heaven du chanteur Jimmy Scott, et sort son deuxième album Reach.

À la tête de son trio, le pianiste déroule une suite d'albums comprenant Rendez-Vous (1997), Alive (1998), What It Is et Where It's At (1999) et À Paris (2001), tous publiés par Blue Note. En 2001, il livre également Moon & Sand avec Tom Harrell, et l'année suivante, l'album Lover Man pour le label Venus.

En concert, il arrive parfois à Jacky Terrasson de sortir du cadre du clavier pour utiliser les cordes du piano comme instrument de percussion. Le pianiste suivi par un public large et fidèle sort en 2002 l'album Smile, auréolé d'une Victoire du Jazz. En 2003, il reçoit de l'Académie du jazz le prix Django Reinhardt et deux Django d'or (album et artiste). Jacky Terrasson a aussi été nommé deux fois aux Grammy Awards américains.

Après l'album Mirror paru en 2007, Jacky Terrasson quitte Blue Note (EMI) pour Concord (Universal), chez qui il publie Push au printemps 2010. Ce onzième album enregistré avec Ben et Jamire Williams, Jacques Schwarz-Bart et Grégoire Maret, rend hommage à Thelonious Monk et à...Michael Jackson (« Beat It »). De retour en 2012 sur le label Universal Jazz, le pianiste new-yorkais d'adoption livre Gouache, un album constitué de compositions originales et de reprises surprenantes (Amy Winehouse, Justin Bieber).

En 2015, c'est dans le même registre, entre chanson, pop et jazz, qu'il puise la matière de Take This, son premier album pour le label Impulse!, enregistré avec Bruniss Travis (basse), Lukmil Perez (batterie), Adama Diarra (percussions) et Sly Johnson (vocaux). L'année suivante le voit jouer en duo avec le trompettiste et bugliste Stéphane Belmondo dans Mother, où alternent reprises et compositions originales.

Orchestre National de Lyon

Fort de 104 musiciens permanents, l’Orchestre national de Lyon (ONL) a pour actuel directeur musical honoraire le chef américain Leonard Slatkin, qui a été directeur musical de septembre 2011 à juin 2017 et occupe par ailleurs ces fonctions à l’Orchestre symphonique de Détroit (États-Unis). Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée en 1905 par Georges Martin Witkowski, c’est l’un des plus anciens de France. Il est devenu un orchestre permanent en 1969, sous l’impulsion de l’adjoint à la Culture de la Ville de Lyon, Robert Proton de la Chapelle. Après Louis Frémaux (1969-1971), il a eu pour directeurs musicaux Serge Baudo (1971-1987), Emmanuel Krivine (1987-2000), David Robertson (2000-2004) et Jun Märkl (2005-2011).

Apprécié pour la qualité très française de sa sonorité, qui en fait un interprète reconnu de Ravel, Debussy ou Berlioz, l’ONL explore un vaste répertoire, du XVIIIe siècle à nos jours. Il passe régulièrement commande à des compositeurs d’aujourd’hui, tels Kaija Saariaho, Thierry Escaich ou Guillaume Connesson. La richesse de son répertoire se reflète dans une vaste discographie, du Boléro de Ravel en 1984 (premier disque d’or reçu par un orchestre symphonique) à l’intégrale Debussy en sept volumes sous la baguette de Jun Märkl (Naxos) et au CD d’œuvres de Thierry Escaich publié en 2011 (Universal). Leonard Slatkin poursuit cette politique ambitieuse, avec notamment des intégrales Ravel et Berlioz en cours chez Naxos.

Pionnier dans ce domaine, l’ONL s’illustre avec brio dans des ciné-concerts ambitieux (Le Seigneur des anneaux,Matrix,The Artist,…) ou accompagne des œuvres majeures du cinéma muet (Chaplin, Fritz Lang, Murnau,…). Il privilégie également les actions pédagogiques et la médiation, avec un orchestre de jeunes, une politique tarifaire forte en direction des plus jeunes, des projets ambitieux pour les écoles, des conférences et de nombreuses autres actions d’accompagnement. En 2017/2018, l’Auditorium-Orchestre national de Lyon lance le projet Démos (dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale) dans la Métropole de Lyon.

Au-delà des très nombreux concerts qu’il donne à l’Auditorium, l’ONL se produit dans les plus grandes salles mondiales. Premier orchestre symphonique européen à s’être produit en Chine, en 1979, il a donné en 2016 une série de concerts au Japon, notamment trois programmes à Tokyo. En 2017, il a fait une tournée américaine qui l’a conduit dans la salle new-yorkaise mythique de Carnegie Hall.

L’ONL a le privilège de répéter et de se produire dans la salle qui lui est dédié, l’Auditorium de Lyon (2100 places). Impressionnant monolithe de béton et d’acier inauguré en 1975, cette salle conçue par Claude Delfante et Henri Pottier bénéficie du label Patrimoine du xxe siècle. D’un confort exceptionnel, elle accueille de très nombreuses phalanges internationales et les plus grands solistes de la scène musicale. Les nombreux  partenariats que l’Auditorium-Orchestre national de Lyon a su nouer, notamment avec l’Institut Lumière, le Centre culturel de rencontre d’Ambronay et Jazz à Vienne, ont permis d’ouvrir largement la salle à tous les genres musicaux et à tous les publics. Chaque année, ce sont près de 250 000 spectateurs que l’Auditorium accueille dans ses murs.

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