Un Opéra Imaginaire

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Un Opéra Imaginaire

Création originale à partir d'airs et d'inédits d'opéras de Mondonville, Bertin de la Doué, Rameau, Campra, Dauvergne, Colin de Blamont, Francœur, Rebel, Marais, Leclair, Charpentier, Stuck, Destouches, Montéclair, Gervais, Royer, Lully.

Un Opéra imaginaire est une véritable tragédie musicale construit selon les canons du théâtre lyrique baroque français à partir du meilleur des partitions de l’Académie royale de musique : un héros, une princesse, une rivale – magicienne – jalouse et aigrie… Tels sont les ingrédients d’un drame miniature où alternent bruit de combat, tempête, ensorcellement, duos d’amour, ballets infernaux, tremblement de terre, sommeil et songes. Airs virtuoses, ballets chatoyants et grands choeurs d’apparat sont signés Lully et Rameau, bien sûr, mais permettent aussi d’entendre certains de leurs contemporains moins connus, dont la plupart ont été remis à l’honneur ces dernières années par Le Concert Spirituel et le Centre de musique baroque de Versailles. Le chef-d’oeuvre côtoie l’inédit, prolongeant les redécouvertes musicales qui ont jalonné, depuis trente ans, l’histoire commune de l’orchestre et de l’institution.

extraits de
Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772)
Toussaint Bertin de La Doué (1680-1743)
Jean-Philippe Rameau (1683-1764)
André Campra (1660-1744)
Antoine Dauvergne (1713-1797)
François Colin de Blamont (1690-1760)
François Francoeur (1698-1787)
Jean-Féry Rebel (1666-1747)
Marin Marais (1656-1742)
Jean-Marie Leclair (1697-1764)
Marc-Antoine Charpentier (1643-1704)
André-Cardinal Destouches (1672-1749)
Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737)
Charles-Hubert Gervais (1671-1744)
Pancrace Royer (1703-1755)
Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

Conception graphique : Antony Rubier

Avec : Karine Deshayes, la Reine magicienne
Chantal Santon-Jeffery, la princesse
Reinoud van Mechelen, le prince

Le Concert Spirituel
Hervé Niquet, direction

Opéra Royal de Versailles

La construction de l'Opéra de Versailles marque l'abou­tissement de près d'un siècle de recherches, d'études et de projets: car, s'il n'a été édifié qu'à la fin du règne de Louis XV, il a été prévu dès 1682, date de l'installation de Louis XIV à Versailles. Le Roi, en effet, avait chargé Jules Hardouin-Man­sart et Vigarani de dresser les plans d'une salle des ballets, et l'architecte en avait réservé l'emplacement à l'extrémité de l'aile neuve, qui allait s'élever au cours des années suivantes. Le choix de cet emplacement était, au demeurant, fort judi­cieux: la proximité des réservoirs constituait un élément de sécurité en cas d'incendie, et la forte déclivité du terrain per­mettait d'obtenir, pour la scène, des « dessous » importants sans qu'il soit nécessaire de creuser profondément; aussi bien ce choix ne fut-il jamais remis en question par les successeurs de Mansart.


Les travaux de gros œuvre furent commencés dès 1685, mais furent vite interrompus en raison des guerres et des difficultés financières de la fin du règne. Louis XV, à son tour, recula longtemps devant la dépense, de sorte que, pendant près d'un siècle, la cour de France dut se contenter d'une petite salle de comédie aménagée sous le passage des Princes. Lors­qu'on voulait représenter un grand opéra, nécessitant une grande figuration et une machinerie compliquée, on construi­sait dans le manège de la Grande Ecurie une salle provisoire que l'on démolissait le lendemain des fêtes: ce fut le cas, en particulier, lors des fêtes données à l'occasion du mariage du Dauphin en février 1745. Mais cette solution présentait de tels inconvénients que Louis XV résolut d'édifier une salle définitive dont il confia la construction à son Premier architecte, Ange ­Jacques Gabriel.


Cependant, la réalisation de ce grand dessein devait demander plus de vingt ans. Au cours de cette longue période, Gabriel, qui avait étudié les principaux théâtres d'Italie, en particulier ceux de Vicence, de Bologne, de Parme, de Modène et de Turin, présenta au roi différents projets dont aucun ne fut accepté. C'est seulement en 1768 que le roi, en prévision des mariages successifs de ses petits-enfants, se décida enfin à donner l'ordre de commencer les travaux. Ceux-ci furent poussés activement et l'Opéra, achevé en vingt-trois mois, fut inauguré le 16 mai 1770, jour du mariage du Dauphin avec l'archiduchesse Marie-Antoinette, avec une représentation de Persée de Quinault et Lully.

  • Château de Versailles, 78000 Versailles, France
  • web

Karine Deshayes

Karine Deshayes commence par apprendre le violon qui lui donne le goût de la musique et du chant. Elle commence ses études au conservatoire national de Paris avec Mireille Alcantara, après avoir obtenu une licence en musicologie à la Sorbonne. Elle suit les masters classes de Régine Crespin. Au terme de ses études, elle intègre la troupe de l'Opéra National de Lyon en 1998. Elle y interprète de nombreux seconds rôles dont Cherubino puis y chante sa première Rosina. À cette période, elle chante également sa première Elena (La Donna del lago ) au festival de Radio-France à Montpellier. Depuis, elle a travaillé avec des chefs tel que William Christie, Kurt Masur, Bruno Campanella, Roberto Abbado et Philippe Jordan.

Sa carrière est également tournée vers la musique baroque. Elle a ainsi chanté Irene dans le Tamerlano de Haendel au Théâtre des Champs-Élysées (Paris) et au Palau de les Arts (Valence) en 2004. Elle donne régulièrement des récitals de musique baroque (Théâtre du Châtelet, Salle Gaveau, Opéra National de Lyon, Opéra royal du château de Versailles), chantant notamment Lully et Cavalli.

Karine Deshayes en six dates :

2006 elle fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York dans le rôle de Siebel (Faust)

2009-2010 elle reprend ses deux grands rôles rossiniens (Rosina et Elena) à l'Opéra de Paris

2010 elle enregistre un disque de reprises de comédies musicales françaises et américaines : Songs, avec l'ensemble Contraste.

2010-2011 prises de rôle en Dorabella (Cosi fan tutte, Mozart) à l'Opéra de Paris, en Charlotte (Werther, Massenet) à l'Opéra National de Lyon et en Urbain (Les Huguenots) au Teatro Real de Madrid.

2012 Carmen de Bizet, à l'Opéra national de Paris.

2013 Isolier dans Le Comte Ory de Rossini au Metropolitan de New York

Hervé Niquet

C’est en suivant l’enseignement de Marie-Cécile Morin, élève de Marguerite Long et de Maurice Ravel, amie de Samson François, qu’Hervé Niquet développe son goût pour le travail sur les partitions originales et la recherche des intentions premières du compositeur.

Fort d’une formation complète de claveciniste, organiste, pianiste, chanteur, compositeur, chef de chœur, chef d’orchestre associée à une expérience décisive de chef de chant à l’Opéra de Paris auprès d’artistes tels que Rudolf Noureev et Serge Lifar, Hervé Niquet aborde le métier de musicien comme un chercheur, préférant revenir aux sources pour dépasser les conventions et les usages.

En 1987, il fonde Le Concert Spirituel avec pour ambition première de faire revivre le grand motet français. Depuis, Le Concert Spirituel s’est imposé sur la scène internationale comme l’un des ensembles de référence dans l’interprétation de la musique baroque, élargissant son répertoire à tous les styles et tous les genres, de la musique sacrée à l’opéra en passant par la sinfonie, redécouvrant les œuvres connues et inconnues des compositeurs français, anglais ou italiens de cette époque.

Dans le même esprit et postulant qu’il n’y a qu’une musique française sans aucune rupture tout au long des siècles, Hervé Niquet dirige les grands orchestres internationaux avec lesquels il explore les répertoires du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Son esprit pionnier dans la redécouverte des œuvres de cette période l’amène à participer à la création du Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française à Venise en 2009 avec lequel il mène à bien de nombreux projets. Sous sa direction de nombreuses redécouvertes marquantes ont vu le jour: Herculanum de Félicien David, Dimitiri de Victorin Joncières, La légende des ours de Marie Jaëll et La Reine de Chypre de Fromental Halévy.

Passionné par l’opéra, Hervé Niquet est régulièrement invité à diriger des œuvres lyriques, que ce soit avec Le Concert Spirituel ou en tant que chef invité. Il collabore avec des metteurs en scène aux esthétiques aussi diverses que Mariame Clément, Georges Lavaudant, Gilles et Corinne Benizio (alias Shirley et Dino), Joachim Schloemer, Christian Schiaretti pour Castor et Pollux de Rameau au Théâtre des Champs-Elysées, Christoph Marthaler ou encore Romeo Castellucci au Théâtre royal de La Monnaie pour Orphée et Eurydice de Gluck.

Hervé Niquet est directeur musical du Chœur de la Radio flamande et premier chef invité du Brussels Philharmonic. Sous sa direction, ces deux formations sont très impliquées dans la collection discographique des cantates du Prix de Rome sous l’égide du Palazzetto Bru Zane, avec, à ce jour, des volumes consacrés à Claude Debussy, Camille Saint-Saëns, Gustave Charpentier, Max d’Ollone ou Paul Dukas, ainsi que des opéras inédits de Victorin Joncières ou Félicien David (récompensé d’un Echo Klassik en 2016).

Sa démarche comprend aussi une grande implication personnelle dans des actions pédagogiques auprès de jeunes musiciens (Académie d’Ambronay, Jeune Orchestre de l'Abbaye aux Dames, Schola Cantorum, CNSMD de Lyon, McGill University à Montréal, etc.) ou à travers de multiples master-classes et conférences. Transmettre le fruit de son travail sur l’interprétation, les conventions de l’époque et les dernières découvertes musicologiques, mais également sur les réalités et les exigences du métier de musicien, est pour lui essentiel.

Hervé Niquet est Chevalier de l’Ordre National du Mérite et Officier des Arts et Lettres.

  • Clavecin, Chef d'orchestre
  • web

Le Concert Spirituel

Le Concert Sprirituel est aujourd’hui l’un des plus prestigieux orchestres baroques français, invité chaque année au Théâtre des Champs-Elysées à Paris et au Château de Versailles, mais également dans les plus grandes salles internationales, comme le Concertgebouw d’Amsterdam, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, l’Opéra de Tokyo, le Barbican, le Wigmore Hall ou le Royal Albert Hall de Londres.

A l’origine de projets ambitieux et originaux depuis sa fondation en 1987 par Hervé Niquet, l’ensemble s’est spécialisé dans l’interprétation de la musique sacrée française, se consacrant parallèlement à la redécouverte d’un patrimoine lyrique injustement tombé dans l’oubli (Andromaque de Grétry, Callirhoé de Destouches, Proserpine de Lully, Sémélé de Marais, Carnaval de Venise de Campra, Sémiramis de Catel, La Toison d’Or de Vogel, Les Mystères d’Isis de Mozart et Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour de Rameau chez Glossa).
Le Concert Spirituel s’est vu décerner successivement l’Edison Award, l’Echo Klassik Award, et le Grand Prix de l’Académie Charles Cros pour ses productions et enregistrements.

Depuis 2015, Le Concert Spirituel enregistre exclusivement chez Alpha Classics. Sont déjà parus le DVD Don Quichotte chez la Duchesse (collection Château de Versailles) et les CD réunissant le Gloria et le Magnificat de Vivaldi, les Requiems de Cherubini et Plantade, Persée de Lully version 1770 et Le Messie de Haendel (1754).

Le Concert Spirituel est subventionné par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris.
Le Concert Spirituel remercie les mécènes de son fonds de dotation, en particulier le Groupe SMA, mécène de la grande production lyrique de la saison, ainsi que les mécènes individuels de son « Carré des Muses ».
Le Concert Spirituel bénéficie du soutien de ses Grands Mécènes : Mécénat Musical Société Générale et la Fondation Bru.

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