Messiaen / Quatuor pour la fin du Temps

Festival Messiaen au Pays de la Meige ClassicAll 1

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Olivier Messiaen : Quatuor pour la fin du Temps
Jorg Widmann : Fünf Bruchstüke pour clarinette et piano
Nachtstück pour clarinette, violoncelle et piano
Fantaisie pour clarinette solo

Antje Weithaas (violon)
Florent Boffard (piano)
Jean-Guihen Queyras (violoncelle)
Jorg Widmann (clarinette)

 

Le Quatuor pour la fin du Temps est une œuvre musicale en huit mouvements d'Olivier Messiaen écrite pour violon, violoncelle, clarinette et piano. Cependant, les quatre instruments ne jouent véritablement ensemble que dans deux mouvements.

Il a été inspiré par l'Apocalypse de Saint Jean et composé en hommage à l'ange annonciateur de la fin des temps. L'œuvre est composée de huit parties et sa durée d'exécution est d'environ cinquante minutes. Olivier Messiaen explique lui-même : « Sept est le nombre parfait, la création de six jours sanctifiée par le sabbat divin ; le sept de ce repos se prolonge dans l'éternité et devient le huit de la lumière indéfectible, de l'inaltérable paix. » Les parties I, II, VI et VII sont entièrement originales, les autres étant l'adaptation de pièces plus anciennes.


Le quatuor a été écrit en détention au Stalag VIII-A, à Görlitz (situé sur la frontière actuelle germano-polonaise) en 1940, endroit où étaient détenus Messiaen et Étienne Pasquier depuis le 20 juin 19404. Il y fut présenté pour la première fois le 15 janvier 1941 par Étienne Pasquier (cofondateur auparavant, en 1927, avec ses deux frères, du célèbre Trio Pasquier) au violoncelle, Jean Le Boulaire au violon, Henri Akoka (en) à la clarinette et Olivier Messiaen lui-même au piano devant un auditoire de 400 personnes.

Près de six mois plus tard, les musiciens ont été libérés et rapatriés en France. Pasquier et Messiaen rejouèrent l'œuvre peu après au théâtre des Mathurins à Paris, avec, cette fois-ci, Boussinier à la clarinette (Akoka devant fuir les persécutions anti-juives) et Etienne Pasquier au violon.


Inspiré par l'annonce de l'Ange de l'Apocalypse (« Il n'y aura plus de temps »), Messiaen perçoit ce temps comme le temps musical, avec toutes ses possibilités d'organisation, c'est-à-dire le rythme, qui est au centre des recherches du compositeur. Ce quatuor est ainsi « la première œuvre où les problèmes nouveaux de structures rythmiques sont posés, et en particulier : élimination des temps égaux, avènement des valeurs irrationnelles, valeurs ajoutées, pédales rythmiques, rythmes augmentés et diminués, et rythmes non rétrogradables. » Par ailleurs, Messiaen use aussi de rythmes grecs et hindous, de chants d'oiseaux, de transposition musicale de couleurs, pour commenter musicalement sa pensée théologique.

I. Liturgie de cristal

« Entre trois et quatre heures du matin, le réveil des oiseaux : un merle ou un rossignol soliste improvise, entouré de poussières sonores, d'un halo de trilles perdus très haut dans les arbres. Transposez cela sur le plan religieux, vous aurez le silence harmonieux du ciel. » Olivier Messiaen

Le chant est joué par la clarinette, dans un environnement sonore en partie indépendante des trois autres instruments (violon, violoncelle et piano). La clarinette imite un merle, tandis que le violon reprend le chant d'un rossignol.

II. Vocalise, pour l'Ange qui annonce la fin du temps

Ce mouvement est joué par le quatuor au complet. La clarinette n'intervient qu'au début et à la coda. Ce mouvement, du moins dans sa partie centrale pour les trois autres instruments, cherche des harmonies originales d'accords successifs.

« Les première et troisième parties (très courtes) évoquent la puissance de cet Ange fort, coiffé d'arc-en-ciel et revêtu de nuée, qui pose un pied sur la mer et un pied sur la terre. Le “milieu”, ce sont les harmonies impalpables du ciel. Au piano, cascades douces d'accords bleu-orange, entourant de leur carillon lointain la mélopée quasi plain-chantesque des violon et violoncelle. » Olivier Messiaen


III. Abîme des oiseaux

Ce mouvement, d'une grande difficulté technique, est joué par la clarinette en solo. Il a été écrit précédemment pour Henri Akoka et inclus secondairement dans l'œuvre.

« L'abîme, c'est le Temps, avec ses tristesses, ses lassitudes. Les oiseaux, c'est le contraire du Temps ; c'est notre désir de lumière, d'étoiles, d'arcs-en-ciel et de jubilantes vocalises ! » Olivier Messiaen


IV. Intermède

Ce mouvement, un « scherzo de caractère plus extérieur que les autres mouvements », réunit le violon, le violoncelle et la clarinette. C'est le plus académique des huit.


V. Louange à l'Éternité de Jésus

Ce mouvement très lent réunit le violoncelle et le piano dans un chant infiniment lent, extatique au violoncelle, souligné par des accords répétés au piano. Dans les moments « calmes » on peut sentir un système presque tonal. Ce mouvement est un arrangement d'une pièce antérieure, « Oraison », extraite de Fête des belles eaux pour six Ondes Martenot, œuvre créée pour l'Exposition universelle de 1937.

« Jésus est ici considéré en tant que Verbe. Une grande phrase, infiniment lente, du violoncelle, magnifie avec amour et révérence l'éternité de ce Verbe puissant et doux [...] Majestueusement, la mélodie s'étale, en une sorte de lointain tendre et souverain. » Olivier Messiaen


VI. Danse de la fureur, pour les sept trompettes

Les quatre instruments jouent à l'unisson un mouvement d'une grande rigueur rythmique, sans doute le plus caractéristique de la série.

Il s'agit là de la seule allusion de toute l'œuvre à l'aspect de cataclysme du Jugement dernier. Ce mouvement s'achève sur un quadruple fortissimo qui produit un effet terrifiant.

« Les quatre instruments à l'unisson affectent des allures de gongs et trompettes [...] Musique de pierre, formidable granit sonore ; irrésistible mouvement d'acier, d'énormes blocs de fureur pourpre, d'ivresse glacée. » Olivier Messiaen


VII. Fouillis d'arcs-en-ciel, pour l'Ange qui annonce la fin du temps

Ce mouvement pour les quatre instruments est le pendant du deuxième (Vocalise) et est construit sur le même schéma.

 

VIII. Louange à l'Immortalité de Jésus

Ce mouvement est le pendant du cinquième (Louange à l'Éternité) avec le violon tenant le rôle de soliste accompagné du seul piano. Il s'agit de la transcription d'un mouvement du Diptyque pour orgue de 1930.

« Cette deuxième louange s'adresse plus spécialement au second aspect de Jésus, à Jésus-Homme, au Verbe fait chair, ressuscité immortel pour nous communiquer sa vie. Elle est tout amour. Sa lente montée vers l'extrême aigu, c'est l'ascension de l'homme vers son Dieu, de l'enfant de Dieu vers son Père, de la créature divinisée vers le Paradis. » Olivier Messiaen

Festival Messiaen au Pays de la Meige

Créé en 1998 avec 4 concerts, le festival Messiaen au Pays de la Meije est aujourd'hui devenu un rendez-vous majeur de la musique contemporaine. Chaque été, en juillet, une programmation audacieuse alliant les chefs d'œuvres du 20ème siècle aux vents de la création nouvelle se décline en une quinzaine de concerts pendant 9 jours.

L'interprétation brillante de musiciens confirmés ou à suivre prend toute sa dimension dans le site remarquable qui les accueille : La Grave, un village haut-alpin de 500 habitants perché à 1500 m d'altitude, face au spectaculaire massif de la Meije. C'est là qu'Olivier Messiaen puisa son inspiration pour composer certaines de ses plus grandes œuvres. Un environnement naturel exceptionnel où richesse et majesté s'épanouissent en toute simplicité. « Les paysages puissants et solennels de La Grave, face aux glaciers de la Meije, sont ma vraie patrie » disait-il...

Cet événement hommage voué au maître et à ses disciples est non seulement engagé avec la mémoire mais aussi avec l'avenir. Chaque édition est l'occasion de découvrir des créations mondiales et des talents nouveaux grâce à des collaborations fécondes avec les grands compositeurs actuels, l'Ircam (institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique), le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et et le Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon.

De l'héritage précieux à l'avenir audacieux, la transmission est au cœur des actions : concerts, conférences, accueil de jeunes musiciens en résidence, randonnées didactiques, ateliers pédagogiques... Le festival Messiaen au Pays de la Meije donne à voir, à comprendre et à entendre !

  • Office de Tourisme de La Grave La Meije Villar d'Arène 05320, La Grave, France
  • web

Antje Weithaas

Antje Weithaas étudie au Conservatoire "Hans Eisler" de Berlin. En 1987, elle remporte le concours Kreisler de Graz, le concours Bach de Leipzig, le concours international de violon de Hannover. Ces succès lui ouvrent la voie d'une carrière internationale. Elle se produit dès lors avec les plus grands orchestres en Europe, aux USA et au Japon...

Elle a joué en Asie avec le Tokyo Metropolitan Orchestra et l'Orchestre Symphonique de Singapour, en Scandinavie avec l'Orchestre Symphonique de la Radio Nationale Danoise et l'Orchestre de Chambre de Suède... Ses partenaires au pupitre sont Vladimir Ashkenazy, Yavok Kreizberg, Yuri Termikanov, Sakari Oramo et bien d'autres. Chambriste passionnée, Antje Weithaas travaille aussi régulièrement avec des artistes comme Lars Vogt, Isabelle Faust, Tabea Zimmermann, Boris Pergamenschikov, Jean-Guihen Queyras… Elle a ainsi été l'invitée des festivals de Heimbach, Mondsee, Londres... Depuis 1999, Antje Weithaas enseigne à l'Université des Arts de Berlin.

Jean-Guihen Queyras

Elu "Artiste de l’Année" par les lecteurs du Diapason et "Meilleur Soliste Instrumental" pour les Victoires de la Musique Classique en 2008, Jean-Guihen Queyras se distingue par un éclectisme musical qui lui est cher. Longtemps soliste de l’Ensemble Intercontemporain où son travail avec Pierre Boulez l’influence profondément (celui-ci le choisira d’ailleurs pour recevoir le Glenn Gould Protégé Prize à Toronto en novembre 2002), Jean-Guihen s’est depuis épanoui dans un répertoire qu’atteste sa discographie variée et ambitieuse.
 
Son interprétation des suites pour violoncelle seul de BACH chez harmonia mundi couronne une série d’enregistrements magistraux tels que le CD "Arpeggione" avec le pianiste Alexandre Tharaud qui a obtenu les meilleures récompenses de la presse internationale (Editor’s Choice du Gramophone, "E" (excepcional) de Scherzo, "Chamber Music Choice" pour le BBC Music Magazine et "Strad Selection"), les concertos pour violoncelle de Haydn et de Monn sur l’instrument d’époque avec le Freiburger Barockorchester qui fit l’unanimité de la critique française et internationale (Top CD - BBC Music Magazine, Diapason d’Or, CHOC du Monde de la Musique, 10 de Classica/Répertoire) et le magnifique concerto de Dvořák avec le Philharmonia de Prague sous la direction de Jiří Bělohlávek.  Il a ajouté un petit joyau de musique française (Debussy – Poulenc) dont il interprète les sonates assorties de pièces diverses avec au piano Alexandre Tharaud (Diapason d’Or de l’année 2008).
 
Le répertoire joué par Jean-Guihen est à la mesure de sa curiosité musicale: il a créé les concertos d’Ivan Fedele, de Gilbert Amy, de Bruno Mantovani et de Philippe Schoeller, réunis sur un CD harmonia mundi paru au printemps 2009.  Ses récitals solos offrent un écho contemporain au répertoire plus ancien qu’il présente au Triphony Hall à Tokyo ou au Théâtre du Châtelet à Paris, comme les Suites de Bach et les Echos qu’il a commandés auprès de Kurtag, Amy, Fedele, Nodaïra, Mochizuki et Harvey sous le titre "Six Suites, Six Echos" dont l’interprétation a connu un succès remarqué au Konzerthaus de Berlin, à la Musikhalle de Hambourg et à la Cité de la Musique de Paris.
 
Jean-Guihen est invité par les orchestres du monde entier parmi lesquels le Philharmonia de Londres, Orchestre de Paris, BBC Symphony Orchestra, l’Orchestre du Gewandhaus et de la Konzerthaus de Berlin, Tokyo Symphony Orchestra, Radio-Sinfoniorchester de Saarbrücken, SWR Sinfonieorchester Stuttgart, SWR Sinfonieorchester Baden-Baden/Freiburg, BBC National Orchestra of Wales, Yomiuri Nippon Symphony Orchestra, Philharmonia de Prague, Tonhalle de Zürich, Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Orchestre de Chambre de Münich, Sinfonietta d’Amsterdam, DeFilharmonie d’Anvers, l’Orchestre Philharmonique d’Etat de Sao Paulo, The Hallé et City of Birmingham Symphony Orchestra avec lesquels il a joué sous la direction de Heinz Holliger, Franz Brüggen, Günther Herbig, Gerd Albrecht, Ivan Fisher, Hans Graf, Philippe Herreweghe, Marek Janowski, Denis Russell Davies, Jiří Bělohlávek, Leonard Slatkin, Oliver Knussen, Ed Gardner, Jean-Claude Casadeus, Roger Norrington, Muhaï Tang, John Neschling, Andras Ligeti et David Stern, sous la direction duquel il a fait ses débuts dans la grande salle de Carnegie Hall à New York.
 
Passionné de musique de chambre, il fonde avec Tabea Zimmermann, Antje Weithaas, et Daniel Sepec le quatuor à cordes Arcanto.  Les séries de concerts pour lesquelles il est l’invité d’exception à la Philharmonie d’Utrecht, au Concertgebouw d’Amsterdam, et enfin au Bijloke de Gand en Belgique lui permettent de réunir un grand nombre de ses partenaires dont Emmanuel Pahud, Isabelle Faust, Alexander Melnikov, Alexandre Tharaud et, dans un autre registre, les frères Chemirani, maîtres du zarb reconnus avec qui il improvise sur des thèmes de musique orientale.                                                                                                                                                                                                    
 
Son premier enregistrement solo consacré aux suites pour violoncelle seul de Britten chez harmonia mundi lui a valu les éloges de la presse britannique qui le cite depuis en référence.  Il est suivi d’un magnifique récital "Magyar" composé d’une sélection d’œuvres de Kurtag, Veress et Kodály qui a obtenu un Diapason d’Or.  Sa discographie comprend également le concerto pour violoncelle de Ligeti et Messagesquisse de Pierre Boulez (Deutsche Grammophon) et Tout un Monde Lointain… d’Henri Dutilleux réalisé avec l’Orchestre de Bordeaux-Aquitaine pour Arte Nova.
 
Jean-Guihen est Professeur à la Musikhochschule de Freiburg-en-Brisgau et co-directeur artistique des Rencontres Musicales de Haute-Provence qui ont lieu chaque année au mois de juillet à Forcalquier.
 
Depuis novembre 2005, Jean-Guihen Queyras joue un violoncelle de Gioffredo Cappa de 1696 prêté par Mécénat Musical Société Générale.

Jörg Widmann

Jörg Widmann étudie la clarinette à la Hochschule für Musik de Munich avec Gerd Starke puis à la Julliard School à New York avec Charles Neidich en 1994-1995. Il commence dès l'age de onze ans l'étude de la composition avec Kay Westermann, puis de 1994 à 1996, avec Wilfried Hiller et Hans Werner Henze. De 1997 à 1999, il suit à Karlsruhe les cours de Heiner Goebbels et de Wolfgang Rihm.

Clarinettiste passionné de musique de chambre, Jörg Widmann joue régulièrement avec des interprètes tels que Tabea Zimmermann, Heinz Holliger, András Schiff, Kim Kashkashian et Hélène Grimaud.  Par ailleurs, il crée des concertos pour clarinette comme Musik für Klarinette und Orchester de Wolfgang Rihm en 1999 ou Rechant de Heinz Holliger au Festival de Lucerne en 2009.

En 2001, Jörg Widmann est nommé professeur de clarinette de la Freiburg Staatliche Hochschule für Musik à la suite de Dieter Klöcker et, depuis 2009, y enseigne aussi la composition.

Dans le domaine de la musique de chambre, il compose plusieurs quatuors à cordes, dont Jagdquartett, créé par le Quatuor Arditti en 2003, Choralquartett (2003), Versuch über die Fuge avec voix de soprano, créé en 2005. Œuvres d'inspiration vocale, Lied (2003, révisé en 2007), Chor (2004) et Messe (2005) forment un cycle pour orchestre. À son catalogue figurent aussi des concertos, pour clarinette comme Echo-Fragmente ou Elegie (2006), mais aussi pour divers intruments comme certaines pièces du cycle Lichtstudie : Polyphone Schatten, Lichtstudie II (2001), Lichtstudie I-VI (2004) et une pièce pour orchestre avec harmonica de verre, Armonica, créée en 2007 par Pierre Boulez et la Philharmonie de Vienne.

Ses pièces de théâtre musical lui confèrent une grande notoriété. Das Gesicht im Spiegel (2003) est choisi par le magazine Opernwelt comme la meilleure création de la saison 2003-2004. En 2008-2009, il compose la musique du spectacle conçu par le plasticien Anselm Kiefer Am Anfang, commande de Gérard Mortier pour les vingt ans de l'Opéra Bastille en 2009.

Parmi ses nombreux prix, Jörg Widmann reçoit dès 1998 le prix Belmont de la fondation Forberg-Schneider, la médaille Louis Spohr de Seesen en 2001, le Schneider-Schott Music Award et le Prix Hindemith en 2002, le prix d'encouragement de la fondation Ernst-von-Siemens et le Prix d'honneur du Festival d'opéra de Munich en 2003. En 2004, il est lauréat du Prix Arnold Schoenberg. En 2005, il est nommé membre de l'Académie des Beaux-Arts de Bavière à Munich. L'œuvre pour orchestre Zweites Labyrinth est couronnée du Prix de composition de l'Orchestre symphonique de la SWR Baden-Baden et Freiburg en 2006. Cette même année, Jörg Widman reçoit le Prix Claudio Abbado ; en 2007, le prix de la Fondation Christoph et Stephan Kaske. En 2008, il est en résidence du Simens Arts Program à Dubai pour lequel il compose Dubairische Tänze. En 2009, il reçoit le Prix Elise L. Stoeger du Lincoln Center Chamber Music Society à New York et en 2010, la médaille Marsilius de l'Université Ruprecht-Karls de Heidelberg.

  • Clarinette, Compositeur
  • web

Florent Boffard

Florent Boffard entre à l’âge de 12 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’Yvonne Loriod où il obtient son Premier Prix de Piano. Les années suivantes, il se voit décerner les Premiers Prix de Musique de Chambre (classe de Geneviève Joy), d’harmonie, de contrepoint et d’accompagnement.

Admis en cycle de perfectionnement dans la classe de Germaine Mounier, il obtient en 1982 le 1er Prix du Concours International de piano « Claude Kahn » à Paris puis, en 1983, le Concours International de Piano « Vianna da Motta » à Lisbonne, récompense qui lui permet de jouer sous la direction de Leon Fleisher.

Soliste à l’Ensemble Intercontemporain de 1988 à 1999, il a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et a effectué la création de pièces de Boulez, Donatoni, Ligeti…

Sollicité en Angleterre, Allemagne, Autriche, Portugal, Italie, aux USA (New York et Washington), il s’est produit avec de nombreux orchestres dont l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre des Pays de la Loire, le Philharmonisches Orchester Freiburg… Et a joué sous la direction de Pierre Boulez, Simon Rattle, David Robertson…

Présent sur la scène des plus grands festivals internationaux (Salzbourg, Berlin, Aldeburgh, Bath, Bastad, Bruxelles, Kuhmo, Aspen, La Roque d’Anthéron…), Florent Boffard a enregistré plusieurs disques parmi lesquels : les Structures pour deux pianos de Pierre Boulez avec Pierre-Laurent Aimard (DG), la Sequenza IV pour piano de Luciano Berio (DG) et la 2ème Sonate pour violon et piano de Bartok avec Isabelle Faust (Harmonia Mundi). Un disque consacré aux Etudes pour piano de Debussy et Bartok est également paru chez Harmonia Mundi.

En 2001, la Fondation Forberg-Schneider (Münich) décerne à Florent Boffard son Prix Belmont pour son engagement dans la musique d’aujourd’hui.

En 2013 il entame une collaboration avec Mirare chez qui il sort un disque sur les "Œuvres pour piano seul" de Schoenberg et un DVD inédit.

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