Hugh Coltman / Who's Happy

Jazz à Ramatuelle 50

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Hugh COLTMAN – Who’s Happy
Hugh Coltman, voix
Frédéric Couderc, clarinette et baryton
Jérôme Etcheberry, trompette
Jerry Edwards, trombone
Didier Havet, soubassophone
Freddy Koella, guitare
Gael Rakotondrabe, piano
Raphael Chassin, batterie

Des drums qui dansent comme dans un des légendaires enterrements de la Nouvelle-Orleans, des cuivres gorgés de soul, des guitares mêlant tous les blues et tous les folk…

Hugh Coltman s’est offert un écrin sublime pour onze chansons dans lesquelles il fait entendre sa voix chaleureuse de routier des sentiments et de grand connaisseur des émotions humaines, toujours indulgent pour l’amoureux du soir, le paumé de l’aube ou le mélancolique du plein soleil… « Who’s Happy ? » demande son nouvel album. Personne et chacun, semble-t-il répondre.

Jazz à Ramatuelle

Chaque été, Ramatuelle accueille une belle sélection de jazzmen et de ladies de la blue note pour un festival qui swingue.
« Twist à Saint-Tropez ! » Ce tube des années yéyé a du plomb dans l’aile. Aujourd’hui, on dit « Jazz à Ramatuelle ! » et c’est quelques décennies d’un festival de légende qui vous revient en écho.
Tout commence en 1985, en même temps que l’autre grand moment estival de Ramatuelle, son festival de variété et de théâtre. Un amphithéâtre en plein air a été bâti pour abriter ses représentations. Dès 1986, il deviendra aussi le berceau du Festival de Jazz du village.
Mais pour l’heure, en 1985, Denis ANTOINE, alors facteur des Postes de Ramatuelle, organise avec le Comité des Fêtes local, une nuit jazzy dans les jardins d’oliviers tout près du site du nouvel amphithéâtre.
Nuit qui va faire des étincelles et qui donnera lieu, un an plus tard, à la toute 1ère édition du Festival de Jazz de Ramatuelle, avec le concours du saxophoniste Guy LAFITTE. Les deux hommes vont donner ses lettres de noblesse à l’évènement.
Aujourd’hui retraité, « le facteur Swing » comme on l’a longtemps surnommé, continue de présider avec passion les destinées du festival entouré fidèlement de la – presque – même équipe de bénévoles. « Sous nos latitudes, revendique celui-ci, s’entend ce qu’on n’entend pas ailleurs, c’est-à-dire une vraie fidélité à l’esprit du jazz, et des sessions de musique en liberté, loin du business… »

Jazz à Ramatuelle est de fait un festival à part sur la carte mondiale du jazz, par son lieu magique avec son Théâtre de Verdure lové au pied du village, son champ d’olivier qui accueille son gouleyant festival Off et cette spécialité dans les concerts qu’on n’entend nulle part ailleurs.
Ici le « son » a une âme et c’est ce qui a convaincu les plus grands noms du Jazz Oscar Peterson, Michel Petrucciani, Lionel Hampton, Abbey Lincoln, Dianne Reeves, Wayne Shorter, Abdullah Ibrahim, Ahmad Jamal... de (re)venir proposer des rencontres inédites, des créations éphémères.

  • Jazz à Ramatuelle 3 avenue Clémenceau 83350 Ramatuelle fRANCE
  • web

Hugh Coltman

Né en Angleterre en 1972, Hugh Coltman passe une grande partie de sa jeunesse à Devizes, entre Bath, la célèbre cité thermale du Royaume-Uni, et Bristol, où R. L Stevenson rédigea l'Ile au Trésor. Mais loin des chants traditionnels des rudes gaillards de la marine, ses premières expériences musicales viennent des nombreux disques de jazz qu'écoute sa mère en boucle.

Attiré par le théâtre, il suit une scolarité dans un établissement spécialisé dans l'étude de l'art dramatique et, en parallèle, chante et étudie le piano. Si le jazz a bien entendu sa préférence, il n'y mêle pas moins les influences d'autres artistes qu'il admire, tels Stevie Wonder, Otis Redding, Stevie Ray Vaughan ou Bob Dylan, obtenant ainsi un syncrétisme musical particulier puisant ses racines à la fois dans le blues, le jazz ou même le folk-rock.

La formation d'un premier groupe avec quelques amis d'école, The Hoax, lui permet d'affiner ses compositions et de se faire un nom dans le petit milieu du blues britannique. Remarqué par la major Warner, The Hoax enregistre deux albums, Sounds Like This et Unpossible, avant de créer son propre label (Credible Records). Suivent deux autres albums sur lesquels les musiciens gardent un entier contrôle artistique de leur travail : Humdinger et Live Forever. Pionniers du blues au sein d'une scène anglaise largement dominée par le rock, le punk et la new wave, The Hoax s'exporte assez largement, aux États-Unis, bien sûr, mais également en Europe et en Australie. Au cours de leurs tournées, ils côtoient aussi bien B. B. King que John Lee Hooker, ces derniers offrant à ces petits jeunes la reconnaissance des vieux de la vieille de la profession.
 
À l'aube des années 2000, après de nombreuses tournées européennes, Coltman prend conscience qu'il est tombé amoureux de Paris, ville dans laquelle il choisit de s'installer, mettant de fait fin à l'aventure The Hoax. La séparation ne se fait pas sans douleur mais l'éloignement géographique interdit désormais toute possibilité de répétition fréquente ou même de projets de création concertés. De plus, Coltman nourrit désormais d'autres ambitions avec Heez Bus, un second groupe monté à Paris avec lequel il se produit régulièrement, notamment à la Scène Bastille, l'un des grands lieux du jazz et du blues de la capitale.

Enfin, il avoue à demi-mots que le style « electro-blues » que prenait The Hoax, notamment depuis Humdinger, ne lui plaît plus vraiment. Si Heez Bus dure environ cinq années, Hugh Coltman multiplie par ailleurs les projets. Désormais entouré du bassiste Aurélien Calvel et du guitariste Thomas Naïm, l'artiste donne quelques représentations sous le pseudonyme de Mallacaster avant, tout simplement, d'opter pour son simple nom en guise de patronyme de scène.

S'il a participé à plusieurs compilations et multiplié les apparitions sur quelques disques de soul, de blues et de jazz, Coltman n'a plus rien enregistré depuis l'époque de The Hoax. S'attelant à la composition d'un album plus que personnel, il prend le temps d'affiner ses compositions et s'inspire aussi bien de Stevie Wonder que de Leonard Cohen pour les besoins de son premier disque sous son nom propre.

Sorti en septembre 2008, Stories from the Safe House est un album à la fois léger et presque acoustique (les sonorités électroniques sont réduites au strict minimum) dans lequel il distille un blues assez guilleret, flirtant parfois avec la bossa nova. Reconnu comme album majeur dans la carrière de Coltman, Stories from the Safe House annonce le début d'une florissante carrière.

Malgré sa qualité et des critiques positives, Stories from the Safe House ne connaît au final qu'un succès limité qui ne lui permet pas d'intégrer les cent meilleures ventes françaises de la période. Hugh Coltman reforme alors brièvement The Hoax pour une tournée qui est immortalisée sur le DVD A Blues Odessey en 2010. Il continue surtout à s'immerger dans le panorama musical français à travers ses collaborations avec Babet (le single « Les Amouratiques » sur Piano Monstre en 2010) ou Eric Legnini (tournée en 2012).

Hugh Coltman est finalement de retour en octobre 2012 avec Zero Killed, où il taquine plaisamment pop anglaise et blue eyed soul. Il faut ensuite attendre l'année 2015 pour le voir réapparaître sous les traits d'un crooner dans un hommage jazz pop aussi élégant que raffiné, Shadows: Songs of Nat King Cole, bordé de concerts en festival (Nice Jazz Festival) et en tournée.

 

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