Requiem

Musicales de Normandie ClassicAll 39

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Francis Poulenc: Litanies à la Vierge Noire

Claude Debussy:  Trois chansons de Charles d’Orléans
I. Dieu qu’il la fait bon regarder (versioin 1898)
II. Quand j’ai ouy le tambourin sonner (version 1908)
III. Yver, vous n’êtes qu’un vilain (version 1898)

Francis Poulenc: Messe en Sol
I. Kyrie
II.Gloria
III. Sanctus
IV. Benedictus
V. Agnus Dei

Gabriel Fauré: Requiem,  (version 1893)
I. Introit et Kyrie
II. Offertoire
III. Sanctus
IV. Pie Jesu
V. Agnus Dei
VI. Libera me
VII. In Paradisum

Cantique de Jean Racine, (arrangement Fabien Touchard)


Agathe Boudet, soprano
Anaïs Bertrand, alto
Jérémie Delver, baryton

Ensemble Aedes
Les Siècles
Mathieu Romano, direction
 

Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d'une commande, mais naissent d'un épisode tragique et d'une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.

En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d'Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C'est là qu'il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu'il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l'écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m'a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d'une semblable oeuvre une fois l'auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd'hui …»

Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d'oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l'avoue, peu soucié des choses de la foi». Le décès de Ferroud le laisse «frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m'attirait à nouveau».

Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pélerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : «Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s'est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pélerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour choeur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d'humilité, transparente de ferveur et de "dévotion paysanne", selon une expression de Poulenc.

Après une courte introduction d'orgue, une phrase a cappella lance l'imploration à la Vierge noire, l'orgue et les voix se répondant dans un tempo "calme" et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d'exhortations dont le tissu harmonique plus riche s'éteindra dans le pianissimo de l'orgue seul. «C'est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l'oeuvre à Londres lors d'un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.

 

Debussy a écrit ses Trois chansons de Charles d’Orléans sur des textes d’un poète du XVe siècle. La première et la troisième de ces trois chansons ont d’abord été composées en 1898 pour un chœur fondé par un ami du compositeur, Lucien Fontaine. Le style modal que nous y retrouvons disparaît toutefois dans la version qu’en fera Debussy en 1908, caractérisée par un langage davantage chromatique et un style plus élaboré. Seules les entrées en imitation dans la troisième Chanson témoignent du style académique utilisé par le compositeur dans la première version de l’œuvre. Connaissant la position de Debussy face à l’académisme, il est aisé de croire que, pour lui, «um villain Yver» n’en est pas moins digne. La chanson centrale a, quant à elle, été ajoutée en 1908. À ce sujet, Debussy écrivait que, ayant trouvé le poème si plein de douceur et de musique intérieure, il ne pouvait se retenir à l’extérioriser. Debussy prête une attention particulière aux mots: quiconque tentera de changer certaines notes de la partition constatera à quel point sa mise en musique de chaque vers était juste…


La Messe en sol majeur, FP 89, est une missa brevis de Francis Poulenc. Il met en musique la plupart des parties de la messe latine en 1937, qu'il écrit pour un choeur mixte a cappella.

Poulenc se tourna vers la musique sacrée pour la première fois en 1937 lorsqu'il composa la messe en sol majeur. Il l'a dédiée à la mémoire de son père décédé quelques années auparavant. Il fixa toutes les parties de la messe en latin, à l'exception du Credo, en 1937, marqua pour un soliste soprano et un choeur mixte a cappella. Comme il a omis le Credo, il s’agit techniquement d’une missa brevis, en cinq mouvements.

L'écriture chorale pour chœur non accompagné a été décrite comme étant "de grande pureté". La première représentation a été chantée à Paris le 3 avril 1938 par Les Chœurs de Lyon.

Il existe de nombreux enregistrements de la messe; le plus ancien pourrait être un enregistrement d’environ 1940 sur 78 tours des Chanteurs de Lyon (autre nom pour Les Chœurs de Lyon, selon BNF) dirigé par Ernest Bourmauck entre 1934 et 1942, auquel succéda André Cluytens.


La Messe de Requiem en ré mineur, op. 48 de Gabriel Fauré, est l'une de ses œuvres les plus connues et les plus chantées et jouées.

L'histoire de sa composition s'étend de 1887 à 1900. Elle fut créée le 16 janvier 1888 au cours de funérailles dans l'église de la Madeleine. Le passage le plus célèbre de l'œuvre est sûrement l'air pour soprano Pie Jesu, pouvant être chanté par un garçon ou une femme. On doit à Camille Saint-Saëns, maître de Fauré à l'école Niedermeyer, une formule qui n'est évidemment pas à prendre au sens propre : « Ton Pie Jesu est le SEUL Pie Jesu, comme l’Ave verum de Mozart est le SEUL Ave verum ». Inutile de préciser que l'histoire compte bien d'autres mises en musique de ces textes liturgiques.

Tout au long du XXe siècle, le Requiem de Fauré a beaucoup inspiré les compositeurs français, à l'exemple du Requiem, pour soli, chœur et orchestre (1937-38) de Joseph-Guy Ropartz et du Requiem, op. 9 pour soli, chœurs, orchestre et orgue (1947) de Maurice Duruflé, fondés sur la même structure liturgique et d'inspiration musicale voisine.

Composé sans intention particulière, selon les mots mêmes de Fauré : « Mon Requiem a été composé pour rien… pour le plaisir, si j’ose dire ! Il a été exécuté pour la première fois à la Madeleine, à l’occasion des obsèques d’un paroissien quelconque ». Il ajoute : « peut-être ai-je aussi, d’instinct, cherché à sortir du convenu, voilà si longtemps que j’accompagne à l’orgue des services d’enterrement ! J’en ai par-dessus la tête. J’ai voulu faire autre chose ». Fauré en avait simplement assez de jouer toujours la même musique aux funérailles célébrées en l'église parisienne de la Madeleine, où il avait souvent remplacé Camille Saint-Saëns, organiste titulaire, dès 1874, et où il était devenu maître de chapelle en 1877. On ne peut toutefois exclure que des considérations personnelles aient influencé la composition de l’œuvre qui débute après la mort de son père en 1885 et s’achève peu après celle de sa mère, la veille du nouvel an 1888, soit un peu plus de deux semaines avant la première audition de l'ouvrage, le 16 janvier 1888. Le Requiem pourrait alors être considéré comme une expression de la tragédie personnelle de Fauré, même s'il faut noter que ce musicien d'église et organiste n'était « pas croyant, mais pas sceptique », selon son fils Philippe Fauré-Frémiet. Eugène Berteaux ajoute que pour Fauré « le mot Dieu n'était que le gigantesque synonyme du mot Amour ». Cela « semble aller à l'encontre de la réputation d'irréligiosité qui a longtemps accompagné le compositeur ».

Fauré déclara plus tard à propos de ce Requiem : « Mon Requiem, on a dit qu’il n’exprimait pas l’effroi de la mort, quelqu’un l’a appelé une berceuse de la mort. Mais c’est ainsi que je sens la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux ». Du point de vue de la composition musicale, « la simplicité et la « modestie » de cette œuvre célèbre ont marqué le renouveau de la musique religieuse en France bien plus que les modèles historiques de la Renaissance ou des XVIIe et XVIIIe siècles ». Marc Honegger fait aussi remarquer que le sentiment religieux de Fauré est plus présent qu'on ne le pense habituellement : « Ses dernières compositions introduisent dans la musique une expression recueillie, mystérieuse, qui confine au sentiment religieux et témoigne d'une haute philosophie de la vie ».

D′octobre 1887 à janvier 1888, Fauré compose une première version de l'œuvre qu'il présente à son ami Paul Poujaud comme un « petit Requiem ». Cette première mouture est composée de l'Introït, du Kyrie, du Pie Jesu, de l'Agnus Dei et de l’In paradisum.

Cette version originelle fut donnée pour la première fois le 16 janvier 1888, à l'église de la Madeleine. C'était pour la cérémonie de bout-de-l'an d'un architecte célèbre de l'époque, Joseph-Michel Le Soufaché. Le soprano solo était un enfant du chœur, le futur compositeur et pianiste Louis Aubert, né en 1877. La petite histoire rapporte ce dialogue avec le curé à la fin de l'office : « Qu'est-ce donc que cette messe des morts que vous venez de faire chanter ? — Mais, monsieur le curé, c'est un Requiem de ma composition ! — Monsieur Fauré, nous n'avons pas besoin de toutes ces nouveautés ; le répertoire de la Madeleine est bien assez riche, contentez-vous-en ! ». Un manque d'audace assez courant (là aussi bien qu'ailleurs). Mais il indiquait aussi que, dans ce cas au moins, l'Église ne souhaitait plus autant qu'à certaines époques être un moteur de la création musicale. Habituelles divergences entre une autorité (ici ecclésiastique) et un musicien, pas toujours docile, que l'institution s'était pourtant choisi...

Il manque encore l′Offertoire, dont un premier extrait, le solo de baryton Hostias est terminé au printemps 1889. Il manque également le Libera me, achevé sans doute au même moment. Le chœur O Domine qui entoure le solo Hostias est un ajout datant vraisemblablement de l'année 1893. C'est dans cet état de composition et d'orchestration, établi par l'édition critique de Jean-Michel Nectoux en tant que « version 1893 » ou « version pour orchestre de chambre », qu'elle fut exécutée à la Madeleine sous la direction de Fauré, le 21 janvier 1893.

En 1898-1899, suite aux exigences de l'éditeur Hamelle, la partition fut refondue pour un effectif orchestral plus important, destiné aux sociétés de concerts. On ne saurait affirmer que Fauré est lui-même l'auteur de cette réorchestration. Il pourrait s'agir plutôt d'un de ses élèves, Jean Roger-Ducasse, élève préféré de Fauré qui avait orchestré de nombreuses autres œuvres de son maître. Cette seconde version de l'œuvre, publiée chez Hamelle à l'automne 1901, fut créée le 12 juillet 1900 dans le Palais du Trocadéro sous la direction de Paul Taffanel au cours du quatrième « Concert officiel » de l'Exposition universelle de 1900. Ce fut la seule version connue jusqu'à la découverte du matériel d'orchestre manuscrit de la version originelle de l'œuvre, en 1968, par le maître de chapelle Joachim Havard de la Montagne dans les caves de la paroisse de la Madeleine. La comparaison de ces parties instrumentales séparées avec le manuscrit autographe et fragmentaire de la version originelle, conservée à la Bibliothèque nationale de France, permit au musicologue Jean-Michel Nectoux d'établir la version dite 1893 au cours des années 1970. Elle fut exécutée pour la première fois le 18 février 1978, dans le cadre des exercices d’élèves du Conservatoire de Paris. La première exécution publique, assurée par La Chapelle Royale sous la direction de Philippe Herreweghe, eut lieu le 16 janvier 1988, soit un siècle jour pour jour après la création de l’œuvre dans le même lieu, l’église de la Madeleine. Cette nouvelle version du Requiem fut enregistrée en septembre de la même année.

Le Requiem fut joué en 1924 pour les funérailles de Fauré. Le Requiem atteint les États-Unis seulement en 1931, et encore juste lors d'un concert d'étudiants à l'Institut Curtis en Pennsylvanie. Il ne fut pas joué en Grande-Bretagne avant 1936.

Tous les textes sont en latin, conformément à la tradition catholique. Du point de vue de la structure liturgique, on constate que le compositeur a fait un choix en omettant la Séquence (ou Prose) Dies iræ (dans laquelle on trouve, entre autres choses, les strophes Tuba mirum, Rex tremendæ et Lacrimosa). De ce point de vue, il n'est pas le seul. Beaucoup d'auteurs n'ont pas mis en musique la totalité des pièces de la messe de Requiem et laissent donc certaines d'entre elles au chant grégorien ou à la simple récitation. Mais cette omission est le fruit d'une évidente volonté : Fauré conserve le Pie Jesu, dernière strophe du Dies iræ (« Pie Jesu Domine, dona ei(s) requiem... ») et il intègre l'antienne In paradisum, qui se chante après la messe, lorsqu'on va au cimetière. Au lieu d'une peinture dramatique du Jugement dernier, tel que décrit dans l'Apocalypse, Fauré propose ainsi une vision sereine et réconfortante de la mort et du Paradis.

La prononciation originale du texte latin est gallicane (c'est-à-dire dans la tradition française), comme on peut l'entendre dans le premier enregistrement de 1930. De nos jours, la prononciation utilisée est romaine (dite aussi à l'italienne). En effet, l'Église catholique avait, dès le début du XXe siècle, voulu unifier les différentes prononciations du latin au profit de cette unique prononciation.

Musicales de Normandie

Les Musicales de Normandie proposent des concerts de musique classique dans les plus beaux lieux patrimoniaux de Normandie.

  • 54 Avenue Gustave Flaubert, 76000 Rouen, France
  • web

Les Siècles

Formation unique au monde, réunissant des musiciens d’une nouvelle génération, jouant chaque répertoire sur les instruments historiques appropriés, Les Siècles mettent en perspective de façon pertinente et inattendue, plusieurs siècles de création musicale.

Les Siècles sont en résidence dans le département de l’Aisne, artiste associé à la Cité de la Musique de Soissons et se produisent régulièrement à Paris (Philharmonie, Opéra-Comique), Sénart, Nîmes, Amiens, Caen, Royaumont, La Côte-Saint-André, Aix-en-Provence et sur les scènes internationales de Londres (BBC Proms, Royal Festival Hall), Amsterdam (Concertgebouw), Berlin (Konzerthaus), Bremen, Bruxelles (Klara Festival), Wiesbaden, Cologne, Luxembourg, Tokyo, Essen.

Leurs enregistrements des trois ballets de Stravinsky –L’Oiseau de Feu, Petrouchka et le Sacre du Printemps- ont remporté le Jahrespreis 2015 der Deutschen Schallplatten Kritik et le prix Edison Klassiek aux Pays-Bas. Leur disque Debussy a été élu Disque classique de l’année dans le Sunday Times et Editor’s choice dans le BBC music Magazine & Gramophone. Enfin plus récemment, la sortie du disque France-Espagne réunissant des œuvres de Chabrier, Ravel, Massenet et Debussy, a été récompensée d’un « Choc de Classica ». En mars 2017, Les Siècles intègrent le label Harmonia Mundi pour leur dernier album consacré au ballet Daphnis & Chloé de Ravel. Il a obtenu de nombreuses récompenses : Gramophone Editor’s Choice june 17, Rondo Magazin CD des Monats May 2017,  4F de Télérama, Music Web International Recording of the month,  Le Choix de France Musique, 5 étoiles de la revue Diapason, Supersonic Pizzicato, 5 stars du magazine Limelight, The Arts Desk cd of the week, La Clé du mois de Resmusica, Top Mezzo. Consultez la revue de presse.

Soucieux de transmettre au plus grand nombre leur passion de la musique classique, les musiciens de l’ensemble proposent très régulièrement des actions pédagogiques dans les écoles, les hôpitaux ou encore dans le milieu carcéral. Les Siècles sont partenaires de la Jeune Symphonie de l’Aisne, du Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz et de DEMOS (Dispositif d’Education Musicale et Orchestrale à vocation Sociale) dans les régions Hauts-de-France et Île-de-France. L’orchestre est aussi à l’origine du projet « Musique à l’hôpital » proposé dans le service d’hémato-oncologie pédiatrique à l’hôpital Trousseau à Paris et d’une résidence pédagogique à La Petite Bibliothèque Ronde de Clamart. Depuis 2016, les musiciens des Siècles animent des ateliers pédagogiques à la résidence Saint-Léger, EHPAD situé à Soissons. Les Siècles ont également été l’acteur principal de l’émission de télévision Presto proposée à plusieurs millions de téléspectateurs sur France 2 et éditée en DVD avec le concours du CNDP.

Mécénat Musical Société Générale est le mécène principal de l’orchestre.

L’ensemble est depuis 2010 conventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication et la DRAC Hauts-de-France pour une résidence dans la région Hauts-de-France. Il est soutenu depuis 2011 par le Conseil Départemental de l’Aisne pour renforcer sa présence artistique et pédagogique sur ce territoire, notamment à la Cité de la Musique et de la Danse de Soissons.

L’orchestre intervient également à Nanterre grâce au soutien de la municipalité et est artiste en résidence au Théâtre-Sénart ainsi qu’artiste associé au Théâtre de Nîmes, au Festival Les Musicales de Normandie et au Festival Berlioz à La Côte-Saint-André.

L’orchestre est soutenu par l’association Echanges et Bibliothèques et ponctuellement par le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française, la SPEDIDAM, l’ADAMI, l’Institut Français, le Bureau Export, la SPPF et le FCM.

Les Siècles sont membre administrateur de la FEVIS, membre de l’Association Française des Orchestres et membre associé du SPPF.

Ensemble Aedes

Fondé en 2005 par Mathieu Romano, l’Ensemble Aedes a pour vocation d’interpréter les œuvres majeures et les pièces moins célèbres du répertoire choral des cinq siècles passés, jusqu’à la création contemporaine.

Composé de dix-sept à quarante chanteurs professionnels, l’Ensemble Aedes a déjà inscrit à son répertoire de nombreux cycles a cappella, participé à des projets d’oratorios et d’opéras mis en scène et proposé différents programmes pour chœur et piano, orgue ou ensemble instrumental.

Il collabore régulièrement avec des ensembles renommés tels que Les Siècles (direction : François-Xavier Roth), le Cercle de l’Harmonie (direction : Jérémie Rhorer), les Musiciens du Louvre Grenoble (direction : Marc Minkowski), l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Radio France ou encore le Choeur de la Radio Lettone (direction : Sigvards Klava).

L’Ensemble Aedes, en résidence au Théâtre Impérial de Compiègne et à la Cité de la Voix de Vézelay, s’est déjà produit dans de nombreuses salles prestigieuses : la Philharmonie de Paris, le Théâtre des Champs-Elysées, l’Opéra royal de Versailles, l’Opéra de Bordeaux. Il a participé aux festivals de la Chaise-Dieu, de Besançon, de Radio France Montpellier et de Grenade, ainsi que dans divers théâtres et scènes nationales.
    En 2017, il se distingue dans Carmen de Bizet au Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence. En 2019, l’Opéra National de Paris l’invite pour dix-huit représentations de Noces de Stravinsky.

La musique du 20e siècle et la création contemporaine tiennent une place essentielle dans les activités de l’ensemble. En 2008, l’Ensemble Aedes crée une commande faite au compositeur Philippe Hersant. En 2011, il crée un oratorio pour chœur de Thierry Machuel dans le cadre du Festival de Clairvaux. En 2012, il assure la création française de Furcht und Zittern, oeuvre de Brice Pauset en partenariat avec l’Orchestre Dijon Bourgogne. Des œuvres de Philippe Fénelon, Jonathan Harvey ou encore Aurélien Dumont et Philip Lawson font partie de son répertoire.

Son premier disque a cappella intitulé « Ludus verbalis » (Eloquentia / Harmonia Mundi) et consacré aux musiques profanes du 20e siècle, est paru en juin 2011 et a été récompensé d’un Diapason découverte et d’un prix de la deutsche Schallplattenkritik. Le deuxième volume, paru en novembre 2012, et le disque « Instants limites » (Aeon / Harmonia Mundi) consacré au compositeur Philippe Hersant, paru en septembre 2013, ont tous deux été récompensés d’un Diapason d’or. Le double-disque « Ludus verbalis, volumes III et IV » (NoMadMusic), consacré aux musiques sacrées du 20e siècle, est paru en avril 2015. En 2019, le prochain disque que sortira l’ensemble réunira le Requiem de Fauré et la Cantate Figure Humaine de Francis Poulenc.

En juin 2016, l’Ensemble Aedes est nommé Révélation musicale de la saison par l’Association Professionnelle de la Critique Théâtre Musique et Danse.

L’Ensemble Aedes, en résidence en régions Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France, développe chaque année une véritable saison parallèle d’actions pédagogiques et culturelles, aussi importante que celle des concerts et spectacles. Il s’investit dans des projets éducatifs auprès de scolaires, d’étudiants en direction, et de chanteurs ou chefs, amateurs ou jeunes professionnels. Soucieux de partager la musique partout et avec tous les publics, l’Ensemble Aedes a également pour ambition de diffuser la musique dans des lieux qui en sont éloignés, comme les milieux hospitaliers ou pénitentiaires.

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