Hector Berlioz / John-Eliot Gardiner

Opéra Royal de Versailles ClassicAll 7

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Hector Berlioz: Le Corsaire, Ouverture
Hector Berlioz: La Mort de Cléopâtre
Hector Berlioz: Les Troyens: Chasse Royale et Orage
Hector Berlioz: Les Troyens: Scene et air de Didon "Ah, je vais mourir... Adieu fière cité"
Hector Berlioz: Symphonie Fantastique op.14

Lucile Richardot, mezzo soprano

Orchestre Révolutionaire et Romantique
Sir John Eliot Gardiner, direction

En première partie du programme, l’Ouverture du Corsaire puis des extraits flamboyants des Troyens à Carthage –La Chasse Royale et l’Orage-, donnent le ton et mettent en valeur un orchestre en parfaite osmose avec son chef. Les cuivres et les bois resplendissent de précision et de beauté, sans un accroc, sans une défection. Avec une voix de mezzo-soprano profonde aux riches harmoniques, dotée d’un timbre très particulier, Lucile Richardot livre une interprétation brillante et toute vibrante de la scène lyrique Cléopâtre, composée en 1829 par Berlioz -sur un texte imposé de Pierre-Ange Vieillard à la prosodie complexe-, pour le Prix de Rome qu’il n’obtint d’ailleurs pas avant sa quatrième tentative. Dans la scène et l’air de Didon des Troyens, "Ah, je vais mourir… Adieu fière cité", Lucile Richardot démontre ses évidentes affinités avec cette musique et sa dimension dramatique, malgré quelques aigus encore un peu fixes que le temps saura assouplir.

En seconde partie, Sir John Eliot Gardiner offre une lecture toute en majesté et en maîtrise de la Symphonie Fantastique. Cette œuvre qu’il a si souvent dirigée semble comme revivre sous sa baguette, sans aucune lassitude de sa part. Il émane de son interprétation un plaisir éternellement renouvelé que le chef communique chaleureusement tant à son orchestre qu’au public présent.

Opéra Royal de Versailles

La construction de l'Opéra de Versailles marque l'abou­tissement de près d'un siècle de recherches, d'études et de projets: car, s'il n'a été édifié qu'à la fin du règne de Louis XV, il a été prévu dès 1682, date de l'installation de Louis XIV à Versailles. Le Roi, en effet, avait chargé Jules Hardouin-Man­sart et Vigarani de dresser les plans d'une salle des ballets, et l'architecte en avait réservé l'emplacement à l'extrémité de l'aile neuve, qui allait s'élever au cours des années suivantes. Le choix de cet emplacement était, au demeurant, fort judi­cieux: la proximité des réservoirs constituait un élément de sécurité en cas d'incendie, et la forte déclivité du terrain per­mettait d'obtenir, pour la scène, des « dessous » importants sans qu'il soit nécessaire de creuser profondément; aussi bien ce choix ne fut-il jamais remis en question par les successeurs de Mansart.


Les travaux de gros œuvre furent commencés dès 1685, mais furent vite interrompus en raison des guerres et des difficultés financières de la fin du règne. Louis XV, à son tour, recula longtemps devant la dépense, de sorte que, pendant près d'un siècle, la cour de France dut se contenter d'une petite salle de comédie aménagée sous le passage des Princes. Lors­qu'on voulait représenter un grand opéra, nécessitant une grande figuration et une machinerie compliquée, on construi­sait dans le manège de la Grande Ecurie une salle provisoire que l'on démolissait le lendemain des fêtes: ce fut le cas, en particulier, lors des fêtes données à l'occasion du mariage du Dauphin en février 1745. Mais cette solution présentait de tels inconvénients que Louis XV résolut d'édifier une salle définitive dont il confia la construction à son Premier architecte, Ange ­Jacques Gabriel.


Cependant, la réalisation de ce grand dessein devait demander plus de vingt ans. Au cours de cette longue période, Gabriel, qui avait étudié les principaux théâtres d'Italie, en particulier ceux de Vicence, de Bologne, de Parme, de Modène et de Turin, présenta au roi différents projets dont aucun ne fut accepté. C'est seulement en 1768 que le roi, en prévision des mariages successifs de ses petits-enfants, se décida enfin à donner l'ordre de commencer les travaux. Ceux-ci furent poussés activement et l'Opéra, achevé en vingt-trois mois, fut inauguré le 16 mai 1770, jour du mariage du Dauphin avec l'archiduchesse Marie-Antoinette, avec une représentation de Persée de Quinault et Lully.

  • Château de Versailles, 78000 Versailles, France
  • web

Sir John Eliot Gardiner

John Eliot Gardiner étudie l’histoire et la musique au King’s College de Cambridge, notamment sous la direction de Thurston Dart, musicologue et chef d’orchestre britannique. Durant son cursus, il obtiendra une bourse du gouvernement anglais qui lui permettra de s’installer une année à Paris pour suivre l’enseignement de la pianiste et pédagogue Nadia Boulanger.

C’est durant ses études au King's College que John Eliot Gardiner fonde, en 1964, le Monteverdi Choir. Fort de son apprentissage auprès du chef George Hurst, il dirige ce jeune ensemble au Wigmore Hall de Londres en 1966. L’année suivante, pour le quatre centième anniversaire de Claudio Monteverdi, il dirige Les Vêpres de la Vierge dans une nouvelle édition réalisée par ses soins. Le succès de cette œuvre l’encourage à fonder l’Orchestre Monteverdi.
Sa passion pour les musiques des XVIIe et XVIIIe siècles le conduit à rééditer des œuvres de Jean-Philippe Rameau - Dardanus, Les Fêtes d’Hébé, Les Boréades – qu’il donne à Londres, de 1973 à 1975. C’est toujours mû par cette même passion qu’il fonde The English Baroque Soloists en 1978, un orchestre jouant sur instruments d’époque les répertoires baroque et classique.

En 1980, John Eliot Gardiner devient directeur musical de l’Orchestre de la radio canadienne CBC à Vancouver, avant de se voir confier la direction musicale de l’Opéra de Lyon et celle de l'Orchestre symphonique de la NDR. Parallèlement à ces activités il sera également le directeur artistiqueduFestival Haendel de Göttingen.
Dans la lignée de l’English Baroque Ensemble Soloists, l’Orchestre révolutionnaire et romantique voit le jour en 1989. Ce nouvel ensemble, dont le répertoire s’étend de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle, se démarque dans ses interprétations de Beethoven, Berlioz, Schumann, Brahms, Debussy ou encore Offenbach.
John Eliot Gardiner œuvre également en faveur de la musique contemporaine puisqu’ il a dirigé des créations de Jean-Guy Bailly, Alexander Goehr et Aribert Reimann.

Lucile Richardot

Après une enfance aux Petits Chanteurs à la Croix de Lorraine d’Épinal (Geoffroy Jourdain), une première vie de journaliste et des études au conservatoire du Vème  arrondissement de Paris, elle est diplômée, en 2008, de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, puis en 2011 de la classe de musique ancienne au CRR de Paris. Du médiéval au contemporain, elle chante régulièrement avec les Solistes XXI (Rachid Safir), Correspondances (Sébastien Daucé), Pygmalion (Raphaël Pichon), l’Ensemble grégorien de Notre-Dame (S. Dieudonné), l’Ensemble William-Byrd (Graham O’Reilly).

En soliste, elle est invitée par Gérard Lesne (en duo), Skip Sempé, Jérôme Corréas, Patrick Cohën-Akénine, Patrick Ayrton, Gilles Colliard, Peter van Heyghen, la compagnie de danse Les Fantaisies baroques et le consort de violes Le Concert des Planètes. En 2012, elle intègre Les Arts Florissants pour l’intégrale des livres de madrigaux de Monteverdi, dirigée par Paul Agnew. Les Lunaisiens (J.-F. Novelli et Arnaud Marzorati), quant à eux, font appel à sa gouaille et à ses registres vocaux multiples, aussi bien pour des programmes Bach, Gesualdo, que de chansons de caf’conc’ !

Sur scène, dès 2007, elle rejoint le Poème Harmonique (Vincent Dumestre) pour Cadmus et Hermione, de Lully, elle crée début 2009 le rôle de la 1ère Tante dans l’opéra de Philippe Boesmans, Yvonne, Princesse de Bourgogne, à l’Opéra Garnier et à Vienne, et retrouve l’opéra baroque en 2011 pour la résurrection de L’Egisto, de Mazzocchi et Marazzoli, avec Les Paladins (Jérôme Corréas) dans une mise en scène de J.-Denis Monory empreinte de commedia dell’arte, et où elle campe plusieurs personnages bouffes et masqués.

Sur un ton plus sérieux, avec le compositeur, flûtiste, claveciniste et pianiste Denis Chevallier, elle donne en 2008 des récitals de mélodies françaises et espagnoles à Madrid et Barcelone, et anime fréquemment des concerts parisiens de cantates de Bach.

Lucile Richardot s’est produite avec le Kwartett le 10 avril 2016 à l’ancienne chapelle du Pensionnat Notre-Dame (hôtel de Paris) à Moulins.

  • Mezzo soprano

Orchestre Révolutionnaire et Romantique

Fondé en 1989 par Sir John Eliot Gardiner, l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique s’est donné pour but de servir avec la rigueur stylistique et l’intensité expressive qui caractérisent les English Baroque Soloists – ensemble sur instruments d’époque dédié à la musique baroque et classique également fondé par Sir John Eliot Gardiner – un répertoire allant du xixe jusqu’au début du xxe siècle.

L’Orchestre Révolutionnaire et Romantique s’est acquis d’emblée un franc succès interna- tional, remarqué en particulier pour son interprétation des œuvres de Beethoven, qu’il a énormément jouées et enregistrées chez Deutsche Grammophon dans les années 1990. Il vient de remettre ce réper- toire à l’honneur au cours de tour- nées en Europe et aux États-Unis (symphonies et Missa solemnis), sans oublier l’enregistrement live de la Missa solemnis réalisé chez Soli Deo Gloria, label des ensembles de Sir John Eliot Gardiner.

L’Orchestre Révolutionnaire et Romantique se distingue également par son interprétation des principaux compositeurs romantiques, à commencer par Berlioz. Il interprète et enregistre sa Symphonie fantastique dans la salle de concert de l’ancien Conservatoire de Paris, là-même où l’œuvre a été créée en 1830. En 1993, avec le Monteverdi Choir, il se voit confier la première version moderne de la Messe solennelle fraîchement redécouverte. Les deux ensembles se réunissent ensuite pour L’Enfance du Christ aux BBC Proms de Londres ainsi que pour les premières représentations scéniques en France des Troyens de Berlioz dans son intégralité, au Théâtre du Châtelet.

Parmi les autres initiatives de l’orchestre chaleureusement accueillies par la critique, citons « Schumann Revealed » au Barbican de Londres − avec l’enregistrement de l’intégrale des sym- phonies de Schumann et Das Paradies und die Peri – ainsi que « Brahms : Racines et mémoire » à la Salle Pleyel et au Royal Festival Hall de Londres en 2007-2008. Ce dernier projet avait pour objet de placer les quatre symphonies de Brahms dans le contexte des principales œuvres chorales du compositeur et des pièces du xvie au xixe siècle qu’il avait lui- même transcrites et dirigées. L’orchestre interprète par ailleurs un vaste répertoire d’opéras – Weber (Oberon et Der Freischütz), Bizet (Carmen), Chabrier (L’Étoile), Verdi (Falstaff), Debussy (Pelléas et Mélisande) –, engagé pour de nouvelles productions en France, en Italie et à Londres. Ces derniers temps, l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique axe de nouveau son travail sur l’œuvre de Berlioz.

Il donne sa Symphonie fantastique et la Symphonie n° 5 de Beethoven aux BBC Proms en 2015, programme suivi de représentations de Lélio et de la Symphonie fantastique au Festival d’Édimbourg et au Festival Berlioz de La Côte-Saint-André. En 2016, l’orchestre retrouve la scène des Proms avec Roméo et Juliette dans le cadre du quatre centième anniversaire de la mort de Shakespeare. C’est avec enthousiasme qu’il interprète au cours de cette saison, en tournée avec Kristian Bezuidenhout, un programme consacré à Beethoven, Schubert et Brahms.

L’Orchestre Révolutionnaire et Romantique est placé sous le patronage de son altesse royale le prince de Galles. Morgan Stanley est mécène de l’Orchestre Révo- lutionnaire et Romantique.

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