Zakir Hussain @ Nuits de Fourvière

Les Nuits de Fourvière Jazzee 0

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MASTER OF PERCUSSION

Zakir Hussain, percussions

Zakir Hussain compte parmi les plus illustres musiciens d’Inde. Fils et élève du grand joueur de tablâ Alla Rakha, il monte sur scène dés ses 12 ans, au milieu des années 1960. Dans les années 1970, il se joint à l’aventurier John McLaughlin au sein du groupe de fusion world-jazz-rock Shakti, et participe à d’autres projets trans-culturels de renom : Ancient Future ou Bustan Abraham. Mais s’il a œuvré à exporté et mélanger les percussions indiennes à d’autres genres, il a aussi largement travaillé au sein de sa scène d’appartenance, au cotés notamment de Ravi Shankar, ou Hariprasa Chaurasia. Titulaire d’une pléthorique discographie, et d’une liste de concerts époustouflante, Zakir reste un personnage scénique généreux qui prône la capacité à l’improvisation comme une ressource essentielle de la musique indienne.

Le Théâtre antique

Les Nuits de Fourvière

Théâtre, musique, danse, opéra, cirque, cinéma... Les Nuits de Fourvière sont dévolues aux arts de la scène et s’attachent, depuis 1946, à faire coexister les disciplines. Chaque été, en juin et juillet, le festival présente près de 60 représentations pour plus de cent trente mille spectateurs. Si la pluridisciplinarité est un critère, elle n’est en rien une règle absolue. Le festival garantit son ouverture et sa modernité en se gardant de normer ou de thématiser. Les Nuits se sont sculptées un projet artistique singulier avec pour seule boussole la qualité artistique des projets et leur inscription sur la scène internationale.
Les Nuits rassemblent chaque été plus de 130 000 spectateurs. La politique tarifaire permet l’accès à un large public. La fréquentation moyenne est de 83%.

"C’est un cadre unique : un grand théâtre antique, très imposant... Vu de la scène, on a presque la sensation d’avoir un mur de gens face à soi, comme si le public était à la verticale ! Dans une salle, ce pourrait être étouffant, mais à Fourvière, en plein air, on a juste l’impression de chanter dans l’oreille de chaque spectateur, ce qui créé une proximité folle, une qualité d’écoute unique. Mais fourvière, surtout, c’est le fameux coup du "lancer de coussins" ! Quand les gens ont aimé le concert, ils balancent les coussins des gradins vers la scène. Je ne connais pas d’endroit avec une telle manifestation de joie codée et collective."

Festival du département du rhône, Les Nuits de Fourvière, gérées jusqu’en 2005 en régie directe, deviennent un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) le 1er janvier 2006. Le festival se dote alors d’une autonomie juridique et financière. Faire vivre un patrimoine archéologique, penser les liens qui unissent création dramatique et patrimoine sont les fers de lance d’une politique publique au service de l’art et la culture.

À chacune de leurs éditions, Les Nuits de Fourvière produisent ou coproduisent des créations de dimension internationale, en partenariat avec des institutions et festivals comme le Barbican Centre et le Sadler’s Wells à Londres, le Théâtre de la Ville à Paris, le Théâtre des Bouffes du Nord, le Lincoln Center Festival à New York, le festival d’Athènes, le festival El Grec à Barcelone, les Théâtres de la Ville de Luxembourg, le Théâtre de la Place à Liège... Sous l’appellation NUITS, une partie de la programmation du festival se consacre à des artistes du monde entier : Bénin (Nuit au Bénin), Espagne (Nuit du Flamenco), Bali, Argentine (Nuit Tango), Pékin (Opéra de Pékin)...

Les Nuits de Fourvière bâtissent depuis une dizaine d’années des relations privilégiées, de confiance et d’échange avec des entreprises. Grâce à un engagement fort et permanent aux côtés du festival, ces entreprises soutiennent la politique de création menée par le festival. Le festival cherche à construire des partenariats sur-mesure relatifs aux attentes de chaque entreprise. Les thèmes, les montants et les contreparties offertes se déterminent et s’affinent à la lumière des besoins, possibilités et envies de chaque entreprise.
De nombreuses autres entreprises soutiennent également le festival en organisant des soirées au Village des Nuits de Fourvière, situé derrière le grand Théâtre de Fourvière et installé pendant le festival.

UN LIEU, UNE HISTOIRE

Le site archéologique de Fourvière : poumon artistique de la cité
La recherche du site antique fut, longtemps, une des questions centrales de l’archéologie lyonnaise. Pour tenter d’y répondre, Edouard Herriot, alors Maire de Lyon amorce un chantier de fouille en 1933. Contraintes pendant la guerre, ces fouilles ressuscitent le Grand Théâtre en 1946. Herriot l’inaugure le 29 juin. À l’issue d’un discours mémorable, on présente Les Perses d’Eschyle par le Groupe de Théâtre Antique de la Sorbonne. Le petit Odéon fait son entrée en scène le 25 juin 1952 avec Les Concertos Brandebourgeois sous la direction de Karl Münchinger. Faire revivre le site, l’animer en présentant des spectacles est donc, dès le départ, un rêve absolu et une ambition partagée. Personne ne songe alors à appeler festival cette nouvelle rencontre entre la cité et les artistes qui précède d’un an la première semaine d’art d’Avignon. Depuis le festival n’a cessé de réunir chaque été la population autour d’un programme artistique populaire et de renommée internationale. Le site arbore, en plein coeur de Lyon, deux espaces contigus : le Grand Théâtre (4400 places) et l’Odéon (1200 places).

Zakir Hussain

Né le 9 mars 1951, Zakir reste toujours aussi jeune de corps et d'esprit, insufflant un nouveau courant à la musique hindoustani. Après avoir fait ses classes auprès de son père, Zakir accompagne les ténors de la musique hindoustani dès l'âge de dix ans. À partir de quinze ans, il parcourt l'Inde en train, de concert en concert, tenant parfois le tabla dans ses bras - debout pendant des heures dans les couloirs des wagons de deuxième classe. Il ne cessera plus dès lors de voyager, devenant le plus globe-trotter des musiciens indiens. Après un séjour à New-York où il rencontrera le plus grand joueur de ghatam, Vikku Vinayakaram, il s'installera à demeure dès 1969 en Californie, où Ali Akbar Khan l'appelle pour y enseigner le tabla et l'accompagner lors de ses concerts aux Etats-Unis. Son contact avec l'Amérique est déterminant : il écoute avec une vive curiosité de nouvelles musiques, passe une thèse de doctorat en ethnomusicologie (dont il ne parle guère), tapote au piano avec doigté et gratte harmonieusement des blues à la guitare. Il rejoint bientôt des musiciens de jazz. Il devient l'ami du batteur de Grateful Dead avec qui il tourne régulièrement et se lie avec John McLaughling qui crée le Mahavishnu Orchestra puis Shakti, transformé en Remember Shakti.

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