Very Wetr - Régine Chopinot

Festival d'Avignon Dramateek 10

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chorégraphie Régine Chopinot et Umuissi Hnamano
textes Walles Kotra, Régine Chopinot
lumière Maryse Gautier
son Nicolas Barillot
costumes Jean-Paul Gaultier
scénographie Gilles Seclin

avec Le Wetr (11 interprètes) et Régine Chopinot

Sur le plateau, ils sont douze : onze artistes du Wetr et Régine Chopinot. Depuis leur enfance, tous les membres du Wetr ont appris à danser, chanter et s'accompagner de petites percussions végétales et de bambous à sonorité grave et sourde. Traditionnellement, ce sont les « anciens » qui chantent et les jeunes qui dansent. Pour la création Very Wetr !, ils ont accepté de modifier leurs habitudes et les envisagent avec ouverture et tranquillité. Leurs danses sont rythmées par des frappés de pieds sur le sol qui génèrent une sensation de force et de précision. Leur engagement physique est à la fois savant et généreux, mobilisant librement et dynamiquement tous les champs des articulations du corps. Chaque regard est écrit dans des orientations multiples et complémentaires aux mouvements... Les chants sont polyphoniques, circulant entre les modes, majeurs, mineurs, les assonances et les voix de tête pour reprendre à l'unisson une mélodie simple, où toutes les hauteurs de voix s'harmonisent. Les paroles jonglent entre le drehu et le français. Régine Chopinot a de surcroît sollicité Walles Kotra, un ami de longue date du Wetr, journaliste de métier, réalisateur et auteur, pour écrire un texte qu'elle dira pendant le déroulement de Very Wetr ! Jean-Paul Gaultier signe les costumes, bel équilibre entre les tutus en pandanus et les vêtements de ville, et travaille sur les peintures de corps pour souligner et paysager graphiquement l'architecture d'os et de muscles. Les fidèles et complices de longue date de Régine Chopinot, Maryse Gautier pour la lumière et Nicolas Barillot pour le son, sont à ses côtés pour continuer à tenter d'innover. Au fil de toutes ces expériences vécues si loin d'ici, Régine Chopinot n'a cessé de préciser et de mettre en place le schéma d'une pièce sur la force de la parole, qui verra un de ses aboutissements s'exprimer en juillet prochain. Avec Le Wetr à ses côtés, il y a de grandes chances pour que le résultat soit joyeux et Very Wetr !

Cour du Palais des Papes

Festival d'Avignon

Fondé en 1947 par Jean Vilar, le Festival d'Avignon est aujourd'hui l'une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain. Chaque année, en juillet, Avignon devient une ville-théâtre, transformant son patrimoine architectural en divers lieux de représentation, majestueux ou étonnants, accueillant des dizaines de milliers d'amoureux du théâtre de toutes les générations (plus de 130 000 entrées). Souvent en vacances et venus de loin, beaucoup de spectateurs séjournent plusieurs jours à Avignon et voient quelques-uns des spectacles parmi la quarantaine d'oeuvres de théâtre, de danse, et aussi d'arts plastiques ou de musique. Le Festival réussit l'alliance originale d'un public populaire avec la création internationale. Avignon, c'est également un esprit : la ville est un forum à ciel ouvert, où les festivaliers parlent des spectacles et partagent leurs expériences de spectateurs. Un mois durant, tous peuvent avoir accès à une culture contemporaine et vivante.

Le programme est composé d'une trentaine de spectacles, mais aussi de lectures, d'expositions, de films et de débats, qui sont autant d'entrées dans l'univers des artistes invités. Il y a, chaque soir au Festival, une ou plusieurs "premières", qui font d'Avignon un véritable lieu de créations et d'aventures, pour les artistes comme pour les spectateurs.

Les directeurs du Festival d'Avignon sont nommés par le conseil d'administration, avec l'accord conjoint et formel du maire d'Avignon et du ministre de la Culture et de la Communication. Depuis Jean Vilar, le directeur bénéficie de la plus totale liberté dans le choix du programme. Toutes les tutelles publiques ont toujours respecté cette indépendance d'action, quelles qu'aient été les situations politiques.

  • Cloître Saint-Louis, 20 Rue du Portail Boquier, 84000 Avignon, France
  • web

Régine Chopinot

Attirée dès son plus jeune âge par l'art chorégraphique, Régine Chopinot étudie la danse classique dès cinq ans2, puis découvre la danse contemporaine avec Marie Zighera en 1974. Elle va ensuite enseigner sur les pentes de la Croix-Rousse (Véronique Ros de la Grange a été une de ses élèves) et fonder à Lyon, en janvier 1978 - époque durant laquelle la nouvelle danse française est en ébullition créative - , sa propre compagnie, la « Compagnie du Grèbe », associant danseurs, comédiens et musiciens. Elle signe alors ses premières chorégraphies. Trois ans plus tard en 1981, elle reçoit le deuxième prix au Concours chorégraphique international de Bagnolet pour la pièce Halley's Comet.

Ses créations suivantes, Délices et Via, font entrer le multimédia et le cinéma dans le monde de la danse et utilisent de nouvelles techniques d’éclairage. Pour la création de Délices en 1983, Régine Chopinot rencontre le couturier Jean-Paul Gaultier2. Les deux artistes vont par la suite continuer à travailler ensemble pendant 10 ans, pour Le Défilé (1985), K.O.K. (1988), Ana (1990) St Georges (1991) et Façade (1993).

En 1986, Régine Chopinot est nommée directrice du Centre chorégraphique national de Poitou-Charentes à La Rochelle, qui devient en 1993, le Ballet Atlantique-Régine Chopinot2 (BARC). Au départ, elle a choisi La Rochelle parce que c'était un endroit où il lui était donné de pouvoir travailler, « un espace ouvert sur la mer, sans limite, sans barrière, où l'on peut se projeter loin et c’est une sensation fondamentale pour un artiste en recherche ».

La plupart des cinquante pièces chorégraphiques créées depuis 1978 par Régine Chopinot sont nées de la collaboration avec des artistes plasticiens comme Andy Goldsworthy, Jean Le Gac ou Jean-Michel Bruyère, des musiciens comme Tôn-Thât Tiêt ou Bernard Lubat. De 1983 à 1993, le couturier Jean-Paul Gaultier a conçu les costumes de tous ses spectacles.

Il est difficile de définir un unique fil conducteur dans la totalité de son œuvre chorégraphique, vaste et volontairement multiforme. Après les pièces riches en couleur de ses débuts où dominèrent l’humour et la provocation esthétique, la deuxième moitié des années 90 se caractérisa par une méditation sur la nature et l’essence de l’être humain. En 2002, Chair-Obscur, pièce composée pour six danseurs, marqua le début d’une nouvelle phase de travail explorant les méandres de la vie et de la mort, du temps et de la mémoire, tout en dissolvant peu à peu la forme chorégraphique.

En 2004, W.H.A continua ce chemin de manière sensible, six interprètes déconstruisant temps et espace. Le spectacle reçoit le Grand Prix de la danse du Syndicat de la critique.

En 2006, elle crée, à la chapelle Fromentin, à La Rochelle, O.C.C.C, qui vient clore ce « Triptyque de la Fin des Temps », une vaste remise en cause de la création chorégraphique à travers une mise en crise volontaire des notions générales de temps, de mémoire et de construction. Les conditions successives du triptyque accompagnent et traduisent les évolutions de la chorégraphe engagée dans une hypothèse de travail expérimental.

Parallèlement à son travail de chorégraphe, Régine Chopinot collabore en tant qu’interprète avec des artistes dont l’univers lui est proche, comme le chorégraphe Alain Buffard2 (Wall Dancin' - Wall Fuckin’ - (2003), Mauvais genre - (2004) ), le duo de performeurs sud-africains Elu et Steven Cohen (I Wouldn’t Be Seen Dead in That, créé avec la compagnie du BARC en 2003).

La présentation de son spectacle La Danse du temps lors du festival Hué 2000, a permis de mettre en place un projet avec des danseurs vietnamiens dans le cadre d’une collaboration avec l’école supérieure de danse du Viêt Nam et l’Opéra-Ballet de Hanoï. Depuis 2002, Régine Chopinot travaille régulièrement avec onze danseurs vietnamiens qui sont venus travailler neuf mois à La Rochelle. L’un des objectifs de cette collaboration du BARC avec le Viêt Nam est l’ouverture d’un centre de danse contemporaine au Viêt Nam. Ce partenariat lui permet de former des danseurs et de créer des spectacles. En 2002, elle créa la pièce Anh Mat avec des danseurs vietnamiens pour le Festival d’Hué. En 2004, elle y présente Giap Than, une nouvelle création avec les mêmes interprètes vietnamiens, qui allie une écriture chorégraphique précise et des espaces d’improvisation.

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