Symphonie Turangalila / Budapest Festival Orchestra

Béla Bartók National Concert Hall ClassicAll 37

{{comments.length}} Chapitrage(s)

  • {{formatTimestamp(comment.timestamp)}} {{comment.content}}
    delete save cancel
You can skip this ad in 15 sec or switch to premium for a "no ads" experience. {{countDown}} seconds remaining
Skip ad

Vous pourriez aussi aimer

logo 4K
{{doc.forte}}

{{doc.title}}

{{doc.artistNames}} Premium

Olivier Messiaen: Turangalîla-Symphonie
Roger Muraro, piano
Valérie Hartmann-Claverie, Ondes-Martenot
Budapest Festival Orchestra
Iván Fischer, direction

La Turangalîla-Symphonie est une œuvre pour orchestre et deux solistes, composée par Olivier Messiaen entre 1946 et 1948, commandée en 1945 par Serge Koussevitzky.

La création mondiale a eu lieu le 2 décembre 1949, par l'Orchestre symphonique de Boston, sous la direction de Leonard Bernstein, avec Yvonne Loriod au piano solo et Ginette Martenot aux ondes Martenot. La création française a eu lieu à Aix-en-Provence sous la conduite de Roger Désormière, dirigeant l'Orchestre national de France, le 25 juillet 1950.

Cette symphonie est composée pour très grand orchestre, avec deux solistes : un piano et des ondes Martenot.

Messiaen a dit que le titre de la symphonie vient de deux mots en sanscrit, Turanga et Lîla, liés, et la traduction de Turangalîla peut être « chanson d'amour, hymne de joie, mouvement, rythme, vie et mort »1. Le compositeur a également pu écrire par ailleurs que ce mot ne signifiait rien mais avait été utilisé pour sa sonorité[réf. nécessaire]. Donc un mot de « couleur », sans signification raisonnée. En affirmant cela, il s'inscrit aussi dans la tradition française, différente de la tradition allemande (la juxtaposition opposée à l'esprit de construction), et dans une lignée esthétique ancienne à laquelle appartient Claude Debussy, initiateur de la musique française du XXe siècle.

La Turangalîla-Symphonie est la partie centrale d'une trilogie sur le thème de Tristan et Iseult, thème d'amour et de mort. La première partie de ce triptyque est le cycle de mélodies Harawi — poèmes d'amour et de mort —, et la troisième partie est Cinq Rechants, pour chœur a cappella.

Pour l’auteur, il s’agit surtout d’une symphonie concertante. La diversité des pupitres requis, suivant en cela la liberté que le commanditaire lui avait laissée, comprend, les bois, le quintette des cordes, les cuivres dont une section étoffée de trompettes, mais aussi célesta et vibraphone qui peuvent rappeler le gamelan. La présence des ondes Martenot, mais aussi d'une « batterie » conséquente constituée notamment de triangle, cymbale turque et chinoise, maracas, tam-tam souligne combien, en orchestrateur avisé, Messiaen aimait la démesure d'une palette orchestrale vaste et puissante afin de créer des mélanges orchestraux très neufs.

L'écriture de piano est particulièrement virtuose et contient beaucoup des innovations contemporaines que Messiaen développe à cette époque dans d'autres fresques pour cet instrument Vingt regards sur l'Enfant-Jésus ou Visions de l'Amen. L'omniprésence de cet instrument et son importance dans la partition font de cette symphonie un véritable concerto pour piano et orchestre. Turangalîlâ exprime tout à la fois, vie et mort, énergie et joie, chant, mouvement, rythme… Messiaen organise ce chant colossal en composant quatre thèmes principaux, apparaissant aux moments clés de l'œuvre.
Titres des mouvements

La symphonie est écrite en dix mouvements :
Introduction
Chant d'amour I
Turangalîla I
Chant d'amour II
Joie du sang des étoiles
Jardin du sommeil d'amour
Turangalîla II
Développement de l'amour
Turangalîla III
Final

 

Béla Bartók National Concert Hall

Le Béla Bartók National Concert Hall, conçu comme une cathédrale gothique, est situé au cœur du complexe MUPA Budapest. La qualité de l'acoustique est garantie par le travail remarquable de Russell Johnson, un spécialiste de haut niveau qui a effectué plus de cinquante années de recherche dans ce domaine et a participé à la construction de plusieurs grandes maisons d'opéra et salles de concert.

La capacité totale de la salle est de 1656. Ce chiffre comprend 126 sièges sur le podium qui peuvent être ajoutés pour des concerts de musique de chambre et des places debout de 60 mis de côté pour les étudiants dans les galeries latérales sur les deuxièmes et troisième étages.

L'orgue de la salle, avec ses 92 registres et 5 manuels, a été inauguré au printemps 2006. Il a été construit par deux sociétés spécialisées: Orgelbau Mühleisen en Allemagne et Orgonaépítő Manufaktura de Pécs.

 
 
 
 
  • Budapest, Komor Marcell utca 1, 1095 Hongrie
  • web

Roger Muraro

Roger Muraro est un pianiste français, mondialement reconnu, notamment pour ses interprétations de Maurice Ravel dont il a gravé au disque l’intégrale pour piano seul et piano et orchestre.

Roger Muraro étudie d’abord au Conservatoire de Lyon avant d’intégrer la classe d'Yvonne Loriod au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1977 et fait la connaissance d’Olivier Messiaen. Il s’impose très tôt comme l’un des interprètes majeurs du compositeur français. Après ses premiers prix de musique de chambre en 1980 et de piano en 1981, il obtient les premiers prix des Concours Internationaux Tchaïkovski et Franz Liszt.

Accueilli en récital dans les plus grandes salles internationales, Roger Muraro collabore régulièrement avec de grands chefs tels que Zubin Mehta, Marek Janowski, Valery Gergiev, Myung-Whun Chung, Kent Nagano… et avec de prestigieux orchestres comme le Philharmonique de Berlin et de Vienne, l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, le R.S.O. de Berlin, l’Orchestre de la RAI, le London Philharmonic Orchestra, le San Francisco Symphony Orchestra, l’Orchestre de Paris…avec lesquels il se produit dans le monde entier.

Sa discographie est largement consacrée à l’œuvre d’Olivier Messiaen mais s'ouvre aussi à un répertoire pianistique très large : Rachmaninov, Ravel, Moussorgski, Tchaïkovski, sans oublier Claude Helffer auquel il rend hommage dans son album Regards sur le XXème siècle.

Après avoir enseigné à Lyon, Roger Muraro dispense désormais son expérience pianistique et son savoir de pédagogue aux étudiants du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Valérie Hartmann-Claverie

Valérie Hartmann-Claverie étudie le piano, la harpe, les ondes Martenot et la musique de chambre, tout en poursuivant ses études générales.

Elle parachève sa formation au Conservatoire de Paris, dans la classe d'Ondes Martenot de Jeanne Loriod.

Depuis ses débuts en concerts à Vienne en 1973, elle s'est produite tant en Europe qu'aux États-Unis, avec les orchestres les plus prestigieux (London Symphony Orchestra, Philharmonie de Berlin, Orchestre symphonique de Boston), sous la direction de chefs tels que S. Ozawa, K. Nagano, K. Masur ou M. Janowski.

Membre depuis sa fondation (1974), et jusqu'en 1995, du Sextuor Jeanne Loriod, elle a fondé en 1996 le Quatuor Ondes de Choc.

Parallèlement à sa carrière de soliste, Valérie Hartmann-Claverie, titulaire du CA d'Ondes Martenot et claviers électroniques, enseigne les Ondes Martenot au CNSMDP depuis 1993.

Elle a participé à l'enregistrement de Jeanne d'Arc au bûcher d'Honegger (direction L. Petitgirard), de plusieurs œuvres de Messiaen (dont deux versions de la Turangalîla-Symphonie, dirigées par Y.P. Tortelier et M. Janowski, et des enregistrements de Saint François d'Assise gravés par S. Ozawa, K. Nagano et L. Zagrosek), d'œuvres de J. Charpentier, A. Jolivet, D. Milhaud ou O. Tessier (avec le Sextuor Jeanne Loriod). Elle a également enregistré la Fantaisie pour Ondes Martenot de Martinu avec le Quatuor Stamic.

Iván Fischer

Iván Fischer est le fondateur et le Directeur Musical du Budapest Festival Orchestra. La collaboration entre Iván Fischer et le Budapest Festival Orchestra s’est révélée être l’une des plus belles réussites de ces 30 dernières années dans le monde de la musique classique. De nombreuses tournées internationales et une série d’enregistrements acclamés (chez Philips Classics puis Channel Classics) ont contribué à établir la réputation d’Iván Fischer comme étant l’un des plus grands chef d’orchestre.

ll a mis en place et développé de nouveaux types de concerts : « Cocoa concerts » pour les jeunes enfants, « Midnight Music » pour les étudiants, les concerts « surprise » pour lesquels le programme n’est pas annoncé, les « one forint concerts » durant lesquels Iván Fischer s’adresse directement aux spectateurs, les concerts de plein air à Budapest qui attirent des dizaines de milliers de personnes. Il a créé plusieurs festivals, dont un festival d’été de musique baroque à Budapest et le Budapest Mahlerfest qui est aussi une occasion de commande et de présentation de nouvelles compositions.

Iván Fischer dirige en tant que Chef d’Orchestre Invité les plus prestigieux orchestres symphoniques du monde. Il a été convié à diriger le Berlin Philharmonic plus de dix fois, il travaille chaque année durant deux semaines avec le Royal Concertgebouw Orchestra, et se produit avec le New York Philharmonic et le Cleveland Orchestra.

Il a également été Directeur Musical du Kent Opera et de l’Opera de Lyon, ainsi que Chef d’Orchestre Principal du National Symphony Orchestra à Washington DC. Il a gagné plusieurs prix internationaux prestigieux grâce à ses nombreux enregistrements.

Iván Fischer a étudié le piano, le violon, le violoncelle et la composition à Budapest, puis a poursuivi sa formation de chef d’orchestre à Vienne avec le professeur Hans Swarowsky. Depuis peu de temps, il compose aussi activement : ses oeuvres ont été jouées aux Etats Unis, en Hollande, Hongrie, Allemagne et Autriche et il a mis en scène des opéras avec succès.

Fischer est un des fondateurs de la Hungarian Mahler Society et le Directeur de la British Kodály Academy. Il a été décoré par le Président de la Hongrie du Golden Medal Award et du Crystal Award par le World Economic Forum pour son engagement au service des relations culturelles internationales. Le gouvernement français le nomme Chevalier des Arts et des Lettres. En 2006, il reçoit le Kossuth Prize, le plus prestigieux prix hongrois des arts. Il est aussi Citoyen d’honneur de la ville de Budapest. En 2011, il reçoit le Royal Philharmonic Award et le Dutch Ovatie prize. En 2013, il devient membre honoraire de la Royal Academy of Music de Londres.

En août 2011, Iván Fischer est nommé Directeur Musical du Konzerthaus de Berlin et Chef d’Orchestre Principal du Konzerthausorchester de Berlin.

Budapest Festival Orchestra

L’Orchestre du Festival de Budapest (Budapesti Fesztiválzenekat hírei) est un orchestre symphonique hongrois fondé en 1983 ; c’est l’un des principaux orchestres de la ville de Budapest avec l’orchestre de la Société philharmonique de Budapest.

Fondé en 1983 par Iván Fischer et Zoltán Kocsis, l'orchestre regroupe de jeunes instrumentistes hongrois. Il s'est, en quelques années, donné une réputation d'excellence au niveau international, grâce au support de la municipalité de Budapest et au ministère de la culture hongrois.

L'orchestre est invité dans les salles et manifestations les plus perstigieuses : Salzbourg, Vienne, aux festivals de Lucerne ou de Montreux, à la Tonhalle de Zurich, New York, Chicago, Los Angeles, San Francisco, Montréal, Tokyo, au Théâtre des Champs-Élysées de Paris, Berlin, Munich, aux BBC Proms de Londres, Rome, Amsterdam, Madrid, Prague, entre autres.

De grands noms ont déjà été invité par l'orchestre : Sir Georg Solti (qui a été chef honoraire invité jusqu'à sa mort en 1997), Yehudi Menuhin, Kurt Sanderling, Eliahu Inbal, Charles Dutoit, Gidon Kremer, Sándor Végh, András Schiff, Heinz Holliger, Agnes Baltsa, Ida Haendel, Martha Argerich, Hildegard Behrens, Yuri Bashmet, Rudolf Barshaï, Kiri Te Kanawa, Radu Lupu, Thomas Zehetmair, Vadim Repin, Helen Donath, Richard Goode, notamment.

Avec Iván Fischer, l'orchestre s'est particulièrement illustré avec des enregistrements consacrés aux œuvres de Béla Bartók, Zoltán Kodály et Antonín Dvořák. L'enregistrement du Mandarin merveilleux de Bartók a reçu le Gramophone Award en 1998.

L'orchestre se produit également à l'Opéra dans des répertoires variés, Monteverdi, Mozart ou Bartók par exemple.

 

Votre réaction