Marianne Trudel @ Upstairs

Upstairs Jazzee 64

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Marianne Trudel est pianiste, compositrice, improvisatrice, et arrangeure. Sa musique, puisant au carrefour de plusieurs influences, témoigne de son regard ouvert sur l’univers infini de la musique. Énergique et passionnée, elle poursuit une carrière des plus actives donnant autant des récitals en solo qu’en diverses formations: duo, trio, quintet, septet et grands ensembles.. Outre des concerts au Canada et aux États-Unis, elle s’est produite en France lors de deux séjours prolongés.

Récipiendaire de nombreux prix et mentions, dont le Prix Galaxie-Étoiles de Radio-Canada (Festival International de jazz de Montréal 2007), Marianne Trudel a réalisé plusieurs projets démontrant un sens aiguisé de la créativité. Elle a partagé la scène avec entre autres: Charles Aznavour, Chucho Valdes, Mark Feldman, Evan Parker, Tony Malaby, Kenny Wheeler, Ingrid Jensen, et Mark Helias.

Retrouvez quelques-unes de ses compositions sur la scène de l'Upstairs de Montréal, accompagnée de Robby Kuster à la baytterie, et de Rémi Jean-Leblanc à la Basse.

Upstairs

Le sieur de La Palice serait parmi nous qu'il s'exclamerait: «Le Upstairs résiste!» Dit autrement, le Upstairs est là depuis longtemps. Depuis plus longtemps que les autres, tous les autres. Oui... oui... on a calculé, mathématiquement causant. Et alors? Au compteur de la durée, le club de la rue MacKay affiche 16 ans d'existence sans interruption, soit 9 ans, 4 mois et 10 jours de plus que le In Concert, le Rising Sun, le Black Bottom, le Café Bebop, le 2080 de la rue Clark et d'autres lieux qui ont sombré pour cause de récession ou, c'est très sérieux, pour cause de dévaluation du dollar canadien par rapport à son pendant américain. Bref, le Upstairs détient le record, là aussi c'est sérieux, de longévité au Canada.

Lorsqu'on étend la géographie du jazz au sud de la frontière, celle des États-Unis d'Amérique, on constate là également que Joel Giberovitch, le très courageux maître des lieux, et Juan Barros, le chef qui fond les épices du monde en un seul plat, sont membres du club sélect rassemblant les champions de la ténacité. Nous savons tous que le Village Vanguard, dans Greenwich Village, et le St. Nick's Pub, dans Harlem, comptent plus de six décennies. Mais les autres, les Village Gate, Sweet Basil et consorts... ils ont fermé. Certes, le Birdland a rouvert, mais après une mise entre parenthèses de 50 ans. Le Smalls? Il est plus jeune.

Ailleurs, on observe le même phénomène. À Chicago, à San Francisco, à Denver et à Atlanta, où nous avons mené une enquête — c'est sérieux (bis) — aussi méticuleuse que celles menées par Philip Marlowe et Sam Spade réunis, on a compté bien des cadavres qui n'avaient rien d'exquis: le Keystone Corner, le Jazz Workshop et d'autres endroits où des live avaient été enregistrés ont disparu de l'horizon. Évidemment, il y a une exception: le Jazz Showcase à Chicago.

Ces faits, ces réalités qui font du Upstairs un des Clubs, avec un grand C, de jazz en Amérique du Nord, soulèvent, tout logiquement, une question: comment cela se fait-il? Bon, ben, voilà... Joel et Juan ont réussi une alchimie. Entre les musiciens d'ici et ceux du Sud, entre les tapas à la chilienne — Juan a fui la dictature de Pinochet en 1975 — et les plats chers à Louis Armstrong et à Dr John, entre les artisans de l'ancien et ceux du moderne, entre Montréal et New York. Plus exactement, Joel a mis à profit la proximité géographique de ces deux villes, une proximité qu'il n'y a pas, par exemple, entre New York et Chicago ou Denver ou San Francisco.

Il a su combiner, et continue d'ailleurs de rassembler, les musiciens locaux avec les Dave Liebman, Greg Osby, Houston Person, John Hicks (snif, snif), Mark Turner, Larry Grenadier et plusieurs autres du même acabit. Dit à l'envers, Dave Laing, André White, Kevin Dean, les frères Doxas, Steve Amirault, Joel Miller et compagnie jouent les éclaireurs pour les aventures montréalaises que les premiers souhaitent mener. Et ce, dans un décor qui sied au jazz parce que le décor en question est une contradiction du design et de la froideur qui lui est intrinsèque.

Au fond, si le Upstairs tient le cap depuis tant d'années, c'est tout simplement parce que Joel et Juan sont habités par quelque chose de tout simple: la passion. La passion, et le respect pour les artistes et le public.

Écrit par Serge Truffaut

  • 1254, rue Mackay - Montréal, QC H3G 2H4, Canada
  • web

Marianne Trudel

Énergique et passionnée, Marianne Trudel poursuit une carrière des plus actives donnant autant de récitals en solo qu’en ensembles. Pianiste, compositrice, improvisatrice et arrangeure, elle a présenté des concerts au Canada, aux Etats-Unis, au Mexique, en France et en Allemagne.
 
Sa musique, à la fois lyrique, surprenante, et poétique, témoigne de son regard ouvert sur l’univers infini de la musique.
 
Elle possède à son actif cinq enregistrements à compte d’auteur ayant tous récolté des critiques élogieuses :
 
- Trifolia- Le Refuge (2013) - PRIX OPUS- disque jazz de l'année et nomination aux Juno Awards,
- Septet Marianne Trudel -Espoirs et autre pouvoirs (2011)- nominations Prix Opus et ADISQ,
- L’Embarquée : Duo Trudel-Bourbonnais (2009),
- Sands of Time -Quintet Marianne Trudel (2007), 
- Espaces libres - piano solo (2004). 
 
Récipiendaire de nombreux prix et mentions, Marianne Trudel a réalisé plusieurs projets démontrant un sens aiguisé de la créativité.

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