Ensemble Pulcinella / Ophélie Gaillard

Abbaye Royale de Fontevraud ClassicAll 27

{{comments.length}} Chapitrage(s)

  • {{formatTimestamp(comment.timestamp)}} {{comment.content}}
    delete save cancel

Vous pourriez aussi aimer

logo 4K
{{doc.forte}}

{{doc.title}}

{{doc.artistNames}} Premium

Ensemble Pulcinella
Ophélie Gaillard, violoncelle

Johann Sebastian Bach: Suite pour violoncelle no.1
Johann Sebastian Bach: Suite pour violoncelle no.3
Johann Sebastian Bach: Sonate pour violoncelle piccolo et clavecin obligé
Jean-Baptiste Barrière: Sonate pour violoncelle et basse continue
Antonio Vivaldi: Sonate pour violoncelle et basse continue
Antonio Vivaldi (Barrière): Extrait de la Sonate no.7
 

Abbaye Royale de Fontevraud

C’est en 1101 qu’est fondée l’Abbaye Royale de Fontevraud, par un prédicateur iconoclaste et visionnaire : Robert d’Arbrissel. L’ordre qu’il crée a pour particularité d’être « double » (hommes et femmes) et d’inclure des personnes de toutes origines sociales. L’Abbaye de Fontevraud est alors envisagée comme une « cité idéale », un lieu d’exaltation de la foi dédié à la prière et au travail, dans l’abstinence, le silence et la pauvreté. L’ordre de Fontevraud essaime rapidement sur un vaste territoire, allant de l’Angleterre à l’Espagne.

À partir de 1189, Fontevraud devient nécropole royale, abritant les sépultures d’Henri II, d’Aliénor d’Aquitaine et de Richard Cœur de Lion. En 7 siècles, 36 abbesses, souvent issues de la haute noblesse, et parfois de sang royal, se succèdent à la tête de l’Abbaye. Peu à peu, un relâchement de certaines règles se fait sentir, allant de pair avec une ouverture à la vie mondaine. Nous sommes loin de l’ascèse originelle quand, au 17ème siècle, sous le « règne » de l’abbesse Gabrielle de Rochechouart, nommée par Louis XIV en personne, on y joue Esther de Racine !

En 1792, suite à la Révolution, la dernière abbesse de Fontevraud est chassée. Douze ans plus tard, l’Abbaye est transformée en maison centrale par décret napoléonien. Fontevraud, qui accueille jusqu’à 2 000 prisonniers, est alors considéré comme l’une des plus dures prisons de France. Pendant la guerre 39-45, plusieurs résistants sont incarcérés puis déportés. Dix sont fusillés sur place...

En 1963, la prison est fermée et le chantier de restauration des bâtiments commence à grande échelle. En 1975, l’Abbaye Royale ouvre au public, mettant ainsi un terme à neuf siècles de vie à huis clos et ouvrant la voie à cette « cité idéale » – pour reprendre l’expression de son fondateur - que l’on peut visiter aujourd’hui.

Pulcinella

Pulcinella est un collectif de solistes virtuoses passionnés par la pratique de la musique baroque sur instruments d’époque, membres des formations les plus prestigieuses et réunis autour d’Ophélie Gaillard. Ces musiciens réalisent un travail approfondi sur le son et l’articulation, revisitent quelques-unes des pages majeures du répertoire, et s’attachent à découvrir des œuvres inédites ou méconnues.

Pulcinella consacre une partie de son répertoire aux chefs-d’œuvre pour violoncelle concertant des XVIIe et XVIIIe siècles. Tous les enregistrements de l’ensemble ont reçu les éloges de la presse : l’intégrale des Sonates pour violoncelle et basse continue de Vivaldi (2006), Luigi Boccherini (2007) et Bach Arias (2012).

L’ensemble collabore régulièrement avec les meilleurs chanteurs de la jeune génération et se produit dans les salles les plus prestigieuses (Théâtre du Châtelet, L’Arsenal de Metz, festivals de Beaune, Radio France et Montpellier, Pontoise, Colmar, Vézelay…)

Pulcinella développe une politique citoyenne et engagée notamment sur son territoire de résidence, l’Ile-de-France, et plus particulièrement en Seine-Saint-Denis. Depuis 2009, outre le dispositif In Situ en collège, et de multiples résidences en conservatoire, les artistes de Pulcinella s’engagent aux côtés de ses partenaires et s’attachent à faire découvrir la musique baroque, à partager leur passion.

Dès 2013, Pulcinella entame une résidence de trois ans au festival baroque de Pontoise et un partenariat de deux ans avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Rueil-Malmaison et l’espace Michel Simon de Noisy-le-Grand.

Depuis 2013, l’ensemble Pulcinella a constitué un effectif élargi sous le nom de Pulcinella Orchestra, qui réunit une vingtaine d’instrumentistes selon les projets et se produit en formation de chambre notamment aux côtés de la Maîtrise de Radio-France sous la direction de Sofi Jeanin, des pages et des Chatres du CMBV sous la direction de Olivier Schneebeli, du Chœur Arsys Bourgogne sous la direction de Pierre Cao aux festivals de Vézelay et de Radio-France-Montpellier, ainsi qu’à l’Arsenal de Metz.

Enregistré dans cette formation en 2014, l’album consacré à CPE Bach remporte un Diapason d’Or de l’année et reçoit les plus vifs éloges de la presse internationale.

Pulcinella est membre de la FEVIS et reçoit le soutien de l’Adami, de la Spedidam, ainsi que de l’Institut Français et du Bureau Export pour ses tournées à l’étranger. L’ensemble est partenaire de la Drac Ile-de-France, du CG93 et de la Région Ile-de-France.

Ophélie Gaillard

Un esprit d’une curiosité insatiable, le goût du risque, unbappétit immodéré pour tout le répertoire du violoncelle
concertant sans frontières ni querelles de chapelle, voici sans doute ce qui distingue très tôt cette brillante
interprète franco-helvétique.

Élue Révélation soliste instrumental aux Victoires de la Musique Classique en 2003, elle se produit depuis lors en récital dans les salles
les plus prestigieuses. Enfant du baroque, Ophélie Gaillard se spécialise très tôt dans la pratique du
violoncelle ancien et classique, partage la scène avec Christophe Rousset, Emmanuelle Haïm et Amarillis avant de fonder en 2005 Pulcinella, un collectif de virtuoses tous passionnés par l’interprétation sur instruments historiques.

Ses enregistrements consacrés à Vivaldi et Boccherini, JS Bach (airs de cantates avec violoncelle piccolo) et CPE Bach (concertos, sinfonia et sonate) reçoivent les plus hautes distinctions discographiques.

Lauréate du concours Bach de Leipzig en 1998, elle grave en 2000 pour Ambroisie une intégrale des Suites de Bach ovationnée par la presse, et réitère l’exercice avec brio en 2011 pour Aparté (Diapason d’or, sélection de Strad Magazine).
Parallèlement, elle est aussi l’interprète privilégiée de compositeurs actuels et enregistre notamment l’intégrale des suites de Britten, et
Oraison de Pierre Bartholomée.

Loin de délaisser la musique romantique, Ophélie Gaillard enregistre avec succès les intégrales de Schumann, Fauré, puis Chopin et Brahms.
Elle joue en soliste avec les orchestres de Cannes-Provence-Alpes Côte d’Azur, de la Radio Polonaise sous la direction de Gabriel Chmura,  de Picardie sous la direction de Edmon Colomer, l’European Camerata,  Franz Liszt de Budapest, le New Japan Philarmonic sous la baguette de Werner Andreas Alpert, le Bangkok Symphony Orchestra, l’Orchestre de Chambre de Moscou, l’Orchestre de Chambre de Toulouse, l’Orchestre de la Radio Roumaine.
Un large public plébiscite son album Dreams réalisé à Londres dans les mythiques studios d’Abbey Road avec le Royal Philharmonic Orchestra.

Pédagogue recherchée, elle donne des masterclasses en Asie, en Amérique latine et centrale, et est invitée à Munich en 2010 à faire partie du jury du concours de l’ARD. Elle est nommée professeur à la Haute École de Musique de Genève en 2014.

Ophélie Gaillard joue un violoncelle de Francesco Goffriller 1737 généreusement prêté par le CIC, et un violoncelle piccolo anonyme flamand.

Votre réaction