John Blow / Vénus et Adonis

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John Blow (1649-1708):  Venus and Adonis ou dans les Métamorphoses d’Ovide.
Livret d'Anne Finch
Créé vers 1683 à la cour du roi Charles II

Les Musiciens du Paradis, chœur et orchestre
Alain Buet, direction artistique

La Maîtrise de Caen,  chœur
Olivier Opdebeeck, direction artistique

Priscillia Valdazo, assistante musicale
Bertrand Cuiller, direction musicale
Louise Moaty, mise en scène, assistée de Florence Beillacou
Françoise Denieau, chorégraphie
Adeline Caron, scénographie
Alain Blanchot, costumes
Christophe Naillet, lumières
Mathilde Benmoussa, maquillages
Eugène Green, conseiller linguistique

Céline Sheen, Vénus (soprano)
Marc Mauillon, Adonis (baryton)
Un enfant de la Maîtrise de Caen, Cupidon, fils de Vénus (soprano)

solistes du chœur des Musiciens du Paradis :
Anne-Marie Beaudette, (soprano), Alain Buet (baryton), Robert Getchell (ténor), David Tricou (ténor)

danseurs : Nathalie Ada

Vénus et Adonis de John Blow est considéré comme le premier opéra anglais.

Composé pour la cour de Charles II (roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande) au début des années 1680, Blow relate
le mythe de Vénus et Adonis, un amour légendaire entre une déesse et un jeune mortel, tel qu’évoqué dans le poème de Shakespeare,

Faisant alterner récitatifs, airs, danses et chœurs, la musique de Blow, intense et fluide, nous conduit,
non sans quelques amusants détours, vers une fin tragique...


John  Blow  est  né  en  1649  dans  le  comté  de  Nottinghamshire  en
Angleterre. Il fait partie du chœur de la Chapelle royale et compose très
jeune  ses  premiers  anthems,  la  musique  vocale  sacrée  des  services
religieux en Angleterre. À  peine  âgé  de  vingt  ans,

John  Blow  devient organiste à l’abbaye de Westminster. Il occupe ce p
oste jusqu’en 1679, date à laquelle il le cède à Henry Purcell, son élève et ami. La mort
prématurée de ce dernier en 1695 conduira John Blow à reprendre ses fonctions.
En parallèle, le compositeur mène une carrière bien remplie. Il est très vite
reconnu comme le musicien le plus éminent de son temps. Consécration
ultime de son talent, John Blow sera le premier à occuper la fonction de compositeur officiel de la Chapelle royale.
Artiste influent à la cour de Charles II, pédagogue reconnu de ses contemporains, John Blow est
l’auteur d’une centaine d’anthems, de dizaines d’odes – dont plusieurs écrites à l’occasion des
célébrations de la sainte Cécile – de musique vocale profane ainsi que de très nombreuses pièces
instrumentales pour clavecin et orgue.

Vénus et Adonis,  son unique opéra, marque la naissance de l’opéra anglais.  
John Blow meurt le 1er octobre 1708 à Londres. Il est enterré à l’abbaye de Westminster.

Le XVIIe siècle en Angleterre est marqué par une grande crise politique.
Charles  1er  (1600-1649),  roi  protestant,  exerce  un  pouvoir  tyrannique
depuis  1625.  Persécutant  les  puritains  avec  l'appui de  l'Église,  il  tente
d'imposer  l'anglicanisme  par  la  force.  Le  climat,  déjà  brûlant,  explose
lorsque le roi décide de taxer davantage son peuple. Le gouvernement se
détourne progressivement du roi et une guerre civile éclate. En 1649, Oliver  Cromwell
réussit  à  renverser  la  monarchie  et  à  prendre  le pouvoir, en proclamant la République. Mais après la
mort de ce dernier en 1658, ses successeurs ne parviennent pas à maintenir le régime en
place et le fils de Charles 1er, Charles II, est finalement ramené sur le
trône en 1660. C’est la Restauration.  

L’argument
Prologue
Cupidon apparaît au milieu de bergers et de bergères. Il chante le pouvoir de l’amour et invite à
profiter des plaisirs de la vie, sans se soucier de fidélité.

Acte I
Tendrement enlacés, Vénus et Adonis échangent des serments d’amour quand ils entendent des
chasseurs  approcher.  Adonis  veut  refuser  une  partie de  chasse  alors  que  Vénus  le  presse
d’accepter, l’absence attisant le désir. Un terrifiant sanglier doit être capturé.

Acte II
Entouré de petits cupidons, Cupidon conseille à sa mère, Vénus, de faire souffrir Adonis afin de
le  rendre  fidèle  pour  toujours.  Cupidon  convoque  les  Grâces  qui  exécutent  une  danse  pour
Vénus.

Acte III
Vénus s’ennuie de son amant. Adonis fait son entrée. Il a été blessé par le sanglier. Vénus et
Adonis échangent quelques paroles avant que le jeune amant ne meure dans les bras de la déesse.
Une marche funèbre célèbre sa mémoire.

Théâtre de Caen

Le théâtre de Caen est le théâtre de la Ville de Caen dirigé depuis 2001 par Patrick Foll. Projet unique en France, il a pour originalité de proposer dans sa saison l’ensemble des genres du spectacle vivant. L'objectif étant de proposer une programmation pluridisciplinaire afin d'inviter le spectateur à la curiosité, à la découverte, lui faire goûter toute la richesse de la création contemporaine et questionner les passerelles possibles entre les différents genres.

Projet unique en France, le théatre de Caen a pour singularité d'être un lieu de production lyrique tout en ouvrant sa programmation à l'ensemble des genres du spectacle vivant. Opéra, concert, théâtre, théâtre musical, danse, nouveau cirque, cultures du monde... chaque spectacle allie exigence artistique et ouverture au plus grand nombre.

"De la musique avant toute chose…"
Une place privilégiée dans la programmation est accordée à la musique, du baroque au contemporain en passant par la musique classique et romantique, le jazz et les musiques du monde.
Le théâtre de Caen propose une saison d'opéras, en coproduction avec de prestigieuses maisons lyriques françaises et européennes (Opéra Comique, Opéra de Lille, Festival International d'Art lyrique d'Aix-en-Provence, Grand Théâtre du Luxembourg, Théâtre national de Prague…).

Des artistes en résidence…
- La Maîtrise de Caen est un chœur de garçons scolarisés dans des classes à horaires aménagés. Elle présente une saison d'auditions gratuites à l'église Notre-Dame de la Gloriette le samedi midi et participe régulièrement aux opéras présentés au cours de la saison.
Côté artistes, au-delà de la Maîtrise de Caen dont il soutient la diffusion artistique, le théâtre de Caen met la jeunesse sur le devant de la scène. En témoigne, la création tous les deux ans au théâtre de Caen du Jardin des Voix, académie de jeunes chanteurs des Arts Florissants.
Côté public, une politique tarifaire très attractive a été mise en place à l'attention des scolaires et des étudiants.

Concerts de jazz, de musique classique, de musique du monde, de chanson française, projections, conférences, Journée européenne de l’opéra… Plus de cinquante rendez-vous gratuits composent la saison du théâtre de Caen.
Le théâtre de Caen propose aussi des rencontres, des ateliers et un accompagnement adapté aux spectateurs dans leur découverte du spectacle vivant.

Le théâtre de Caen se veut le plus ouvert possible aux autres structures culturelles de la Ville en nouant des partenariats : avec le Cinéma Lux pour enrichir sa saison d'un regard cinématographique, avec le Musée des Beaux-Arts pour proposer des regards croisés entre ses spectacles et les collections du musée, avec L'Orchestre régional de Normandie en l'invitant régulièrement pour des concerts ou des opéras, avec l'Université pour proposer des rencontres avec des artistes aux étudiants. Il propose une saison danse en partenariat avec le Centre Chorégraphique National de Caen en Normandie. Il soutient et accueille également des spectacles dans le cadre du Festival Les Boréales.

  • Théâtre de Caen 135, boulevard du Maréchal Leclerc, 14007 CAEN, France
  • web

Louise Moaty

En 2013-2014 Louise Moaty met en scène Der Kaiser von Atlantis, opéra de Viktor Ullmann, au Théâtre de l’Athénée, Maison de la Musique à Nanterre, Opéra de Reims, Scène Nationale de Niort, TAP Poitiers, Opéra de Massy, Théâtre de Saint Quentin (avec l'Arcal et l’ensemble Ars Nova, dir. P. Nahon).

Fascinée par le lien entre musique et théâtre, elle crée également en 2014 This is not a dream, lanterne magique pour Satie/Cage, avec le pianiste russe Alexei Lubimov, un dialogue entre trois pianos (dont un préparé et un toy) et les images qu'elle fabrique et projette en direct avec une lanterne magique réinventée, entre science et poésie (représentations notamment à la Cité de la Musique, Festival Automne en Normandie, Abbayes de Royaumont et de Noirlac, MCA Amiens, Scène Nationale d'Orléans, Théâtre de Caen, Maastricht, Gent, Genève..).

En 2012-2013 elle met en scène Venus and Adonis de John Blow avec les Musiciens du Paradis (dir. B. Cuiller) à Caen, Lille, Luxembourg, Grenoble, Opéra Comique, Angers-Nantes Opéra. Elle signe également la mise en espace du show de la jeune chanteuse brésilienne Dom la Nena (2013).

En 2011, Mille et Une Nuits qu’elle adapte, met en scène et joue aux côtés de l’ensemble la Rêveuse ; en 2010 la Lanterne magique de M. Couperin avec Bertrand Cuiller, toujours en tournée avec Violaine Cochard (décembre 2014 au TNP Villeurbanne).

Son Rinaldo de Haendel, créé en 2009 avec Collegium 1704 (dir. V. Luks) s’est joué à Prague, Caen, Rennes, Luxembourg, Versailles et Lausanne (repris ici avec l’Orchestre de Chambre dirigé par D. Fasolis). Les dernières représentations ont eu lieu au Théâtre National de Prague en juin 2014.

Actrice, elle joue avec Jordi Savall dans ses programmes Jeanne d’Arc et l’Eloge de la Folie, qu’elle a enregistrés pour Alia Vox. Elle a également travaillé pour Perrine Mornay, Clément Postec, Alexandra Rübner ou Benjamin Lazar, auprès de qui elle a souvent collaboré à la mise en scène : Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau au Théâtre de l'Athénée, dans lequel elle joue également le rôle de Thisbé, Le Bourgeois Gentilhomme où elle est Lucile, Cadmus et Hermione avec le Poème Harmonique (V. Dumestre), Cendrillon de Massenet avec les Musiciens du Louvre (M. Minkowski), Il Sant'Alessio avec les Arts Florissants (W. Christie), l'Autre Monde ou les Etats et empires de la Lune avec la Rêveuse (B. Perrot/F.Bolton), Comment Wang-Fô fut sauvé avec le Quatuor Habanera, La la la, Opéra en chansons avec les Cris de Paris (G. Jourdain) dans lequel elle joue la Blonde, Ma Mère Musicienne… Leur fraternité théâtrale la conduira à interpréter Leah dans sa mise en scène du Dybbuk d'An-Ski, en 2015 au Printemps des Comédiens Montpellier.

 

Les Musiciens du Paradis

Créés en 1990 à l’initiative d’Alain Buet, Les Musiciens du Paradis ont d’abord exploré
les œuvres religieuses de la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles (Charpentier,
Du Mont, Brossard, Moulinié, Lorenzani...) en lien avec le Centre de Musique Baroque de
Versailles pour la recherche et l’édition des œuvres.
En invitant régulièrement des personnalités musicales de premier plan à la direction
musicale, l’ensemble va enrichir ses interprétations, agrandir son répertoire au contact
de Sébastien Marq (J.-S. Bach à Weimar), de Massimiliano Toni (musiques vénitiennes
au XVIIe), de Marek Stryncel et Musica Florea (Zelenka), Paul Willenbrock et
Vincent Dumestre (Dowland), Laurent Stewart (Campra et Rameau), Les Cyclopes
(J.-S.Bach), Il gardellino (Buxtehude, Bach...), Dominique Debart (Messes de
Mozart et Haydn avec L’Ensemble de Basse-Normandie), Daniel Cuiller Cantates
de J.-S. Bach avec l’Ensemble de Basse-Normandie, Damien Guillon (Maddalena de
Caldara)...
Depuis plus de dix ans Les Musiciens du Paradis sont les “invités permanents” des
Promenades Musicales du Pays d’Auge et régulièrement invités du Septembre Musical
de l’Orne, de Caen Soirs d’Eté, des Heures Musicales de Lessay, de St. Martin
de Boscherville, Le Mont-Saint Michel, l’abbaye de Juaye Monday, Les Musicales de
Mortagne au Perche, La Scène Nationale d’Alençon, le théâtre de l’Espal au Mans, le
théâtre de la Renaissance à Mondeville, le festival d’Ile de France, le festival Jean de la
Fontaine à Château-thierry...
L’esprit, la ferveur et la qualité des interprétations des Musiciens du Paradis font leur
renommée grandissante. Les Musiciens du Paradis sont soutenus et subventionnés
par le Ministère de la Culture et le Conseil régional de Basse-Normandie

Bertrand Cuiller

Né dans une famille de musiciens, Bertrand Cuiller a débuté le clavecin à 8 ans avec sa mère Jocelyne. A treize ans il a rencontré Pierre Hantaï, qui fut son mentor pendant plusieurs années. Il a également étudié le clavecin au CNSMD de Paris auprès de Christophe Rousset. Passionné par le son du cor, il a appris à jouer les cors baroque et moderne. En 1998, il remportait à 19 ans le troisième prix du concours international de clavecin de Bruges.

Bertrand Cuiller se consacre au répertoire soliste pour clavecin, dont il affectionne particulièrement les compositeurs anglais William Byrd et John Bull, qu'il a enregistré pour Mirare et Alpha (albums "Mr Tomkins his Lessons of Worthe" et "Pescodd Time"). Il a également gravé pour ces labels des concertos de Johann Sebastian Bach avec l'ensemble Stradivaria, ainsi qu'un album Scarlatti-Soler.

Il se produit comme chambriste avec Bruno Cocset et les Basses Réunies, au sein de La Rêveuse, ainsi qu'en duo avec la violoniste Sophie Gent.

Bertrand Cuiller dirigeait à l’hiver 2012-2013 Venus & Adonis de John Blow, avec Céline Scheen, Marc Mauillon, le choeur et l'orchestre des Musicien du Paradis ainsi que la Maîtrise de Caen, dans une mise en scène de Louise Moaty.
A la suite de cette expérience, Bertrand Cuiller créait en 2014 Le Caravansérail, ensemble de musique baroque, dans le but de monter des projets autour de compositeurs qui lui tiennent à coeur et qu'il souhaite explorer en plus grand effectif.

Le dernier disque de Bertrand Cuiller, l'intégrale de l'oeuvre pour clavecin de Jean-Philippe Rameau, a reçu un accueil chaleureux de la critique (Diapason d’Or, Choc de l’année 2015 Classica).

Bertrand Cuiller et le Caravansérail sont en résidence à la Fondation Royaumont de 2014 à 2017.

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